Partagez | 
 

 the empty hearse ; texas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invitéavatar
the empty hearse ; texas
   
Dim 12 Juil - 17:29


Accroupi sur l'unique table encore en service d'un bar dévasté, Indiana regardait les dégâts qu'il avait causé. Il posa son regard sur la petite vingtaine de personnes hors-service au milieu des décombres qu'il avait causé et soupira, mal à l'aise. Le gérant de l'endroit était terrifié par ce qu'il venait de se passer et on pouvait le comprendre : un inconnu débarquait, ravageait tout avec son pouvoir et repartait comme si de rien était. Se grattant l'arrière du crâne, rajustant son chapeau, Indiana adressa un faible "Désolé" à l'homme, se dirigeant vers la sortie où il croisa quelqu'un. C'était habituel tout ça. On le connaissait en ville pour ses méfaits et Indiana était considéré comme un porteur de malheurs.

Là où il venait, les ennuis suivaient. Et on préférait l'éviter. Ce n'était pas de la peur, surtout de la raison. Indiana était un homme à tout faire, et étant donné ses compétences, les demandes étaient souvent sales. L'homme rentra dans le bar, discuta quelques instants avec le gérant et ressortit avec un large sourire. Cet homme, un riche assez âgé, l'avait payé pour qu'il s'occupe de ce mini-gang qui le gênait dans son business avec un marché souterrain, et c'est lui qui paierait les réparations du bar.

Indiana était efficace. Il était indépendant, donc moins cher que les professionnels, mais pas moins efficace. De plus, il avait un avantage par rapport aux organisations, c'est qu'il n'avait pas d'avis. Les notions de bien ou de mal lui étaient inconnues puisqu'il n'en avait que faire. Le monde aurait pu tomber dans le chaos, dans les flammes ou le désespoir, ça lui importait peu. Il aurait pu continuer son train de vie.

Lui-même, il n'avait pas besoin de plus. Juste lui. C'était sûrement égoïste mais il n'en avait que faire ; il y avait bien assez de bienfaiteurs dans le monde pour qu'il puisse se le permettre. Passant rapidement à son appartement pour y déposer son nouveau pactole, il se dirigea vers les quartiers plus modestes. Il avait les moyens de faire ce qu'il voulait quand il remplissait ce genre de missions dangereuses mais tout ce qu'il désirait c'était un peu de repos. Allongé dans l'herbe, les mains calées derrière sa tête, il ferma les yeux, profitant de son temps libre.
code©arizona


Dernière édition par Indiana Miller le Mar 14 Juil - 22:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Dim 12 Juil - 21:56


the empty hearse




Tu t'étais réveillée avec cette étrange impression ; celle que tu as lorsque la journée s'annonce mal. Les prémices de la journée de merde. Tu quittes tes draps pour avancer à tâtons jusqu'à la cuisine, le temps que tes yeux s'habituent à la lumière du jour. Tu glisses jusqu'au placard où tu attrapes un bol et un grand verre. La fraîcheur du frigo t'accueille un court instant, le temps d'attraper le lait et le jus de fruits. Et c'est lorsque tu tends la main pour attraper le paquet de céréales que ça coince ; il est aux abonnés absents. Rien à déjeuner. Et, le matin, tu ne digères rien d'autres que des céréales. Te voilà mal partie.

Après avoir enfilé une tenue plus décente, tu te décides à aller travailler malgré ton estomac vide. Il réclamerait certainement avant la pause de midi, mais tant pis. Les emplettes attendront ce soir. Surtout si tu dois aussi prendre deux ou trois choses pour Tazio. Ce serait pas la première fois. Tu arrives donc au travail où ton responsable semble d'attendre avec un étrange sourire ; malsain et satisfait. Il est facile de voir que tu es mal à l'aise avec les infectés, que tu les redoutes et, pire, que tu ne te caches pas vraiment lorsqu'il s'agit de les éviter. C'est tellement évident si bien que, aujourd'hui, on t'envoie sur le territoire d'Orion, à la recherche d'un petit perturbateur qui, visiblement s'en donne à coeur joie pour détruire les bâtiments et autres choses. Et naturellement, tu es loin d'être ravie à l'idée de devoir fréquenter un possible infecté. Mais c'est le boulot, c'est comme ça.

Te voilà donc dans les quartiers modestes d'Orion, en proie à un doute certain. Tu aurais volontiers appelé Tazio pour qu'il t'accompagne mais le déranger ne fait pas parti de tes priorités. D'autant que, lui aussi, à son propre travail. Que tu désapprouves par peur qu'il soit blessé mais passons. Tu avances donc, regardant autour de toi en réfléchissant à comment trouver l'individu. Ton responsable doit sûrement penser que tu as un GPS intégré dans ton cerveau. Sauf que t'es plutôt du genre à te perdre dans ton propre appartement.

Et puis c'est comme ça, en étant concentrée sur ses pensées qu'on ne voit le pauvre clampin allongé là comme une loque au milieu du passage -à moins que ce soit toi qui ait quitté le sentier- et qu'on se rétame dedans en beauté. Tu tombes donc de tout ton poids sur l'individu qui a certainement senti passer tes genoux dans son ventre. Mais, à priori, pas de sensation de froid sur les fesses, donc la jupe n'a pas décidé de dévoiler ta culotte pastel. Tu rampes sur le côté pour te dégager, ronchonnant à cause de la douleur sur tes coudes qui ont servi d’amortisseur.

« P-pardon. Rien de cassé ? »

A part une côté ou deux, il semble plutôt entier ; bonne nouvelle. Sauf que ton sixième sens te met en alerte. Il dégage quelque chose qui te fait frissonner. Serait-ce son regard indéchiffrable, ou parce qu'il est... différent de toi ? Est-ce un Humain, ou un Infecté ? Ton sang se glace et tu bredouilles, rassemblant tes petites affaires.

« Je ne regardais pas où je marchais, désolée. Je ne vous dérange pas plus longtemps. »

Respire Texas, les Infectés sont pas des zombies qui veulent bouffer les Humains.

Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Lun 13 Juil - 23:18


Indiana n'était peut-être pas la personne la plus adorable du monde mais il savait être gentil. C'est vrai, ce petit con de narrateur ne le répétait jamais assez, mais Indiana se moquait plus ou moins des notions de bien ou de mal et la seule chose qui l'importait était son sens moral. Il pouvait se permettre de blesser, voire peut-être tuer certaines personnes au nom de son propre gagne-pain, mais il était hors de question de s'en prendre à des enfants ou d'agresser quelqu'un dans la rue sans raison.

Il était comme ça. Peut-être paradoxal, peut-être impossible à comprendre. Ce n’est pas ce qu’il cherchait, l’empathie, la compréhension ou même un entourage à former, loin de là. Indiana ne voulait qu’une vie simple, et tant pis s’il la menait seul. Tant pis s’il n’avait personne auprès de qui la mener. Tant pis si on l’insultait, le voyait mal, si sa réputation était détruite. Tant pis, après tout. Tant pis Indiana. Tant pis pour eux, tant pis pour toi. Tant pis pour tous ceux qui feraient l’erreur de croire qu’il accordait un tant soit peu d’importance à la pensée des autres. Il n’y avait que ses propres désirs, ses propres erreurs, sa propre façon de penser. Et peu importe si ça déplaisait.

C’est peut-être pour ça qu’il traînait par terre au milieu des serres. C’est peut-être pour ça qu’il ne dit rien lorsque la demoiselle lui tomba dessus. Il s’en moquait, Indiana. Pour un peu de douleur, il pouvait bien s’accorder le bonheur de s’en tenir à ses principes, et c’est presque avec une pointe de bonheur qu’il se contenta d’aider la demoiselle à se relever. Et alors qu’elle se fondait en excuses, cherchait à le calmer, il se frottait le nez tout en l’observant pour vérifier qu’il ne l’avait pas blessée. Presque nonchalant quant à ses paroles, qu’il écoutait poliment pourtant, il la gratifia d’une tape dans le dos.

« Nan. Oublie ça. C’est ma faute. Qu’est-ce que je branle couché ici ? Je te le dirai bien mais je sais même plus. »

C’est un haussement d’épaules qui accompagna ses paroles. Il présentait ça sous un plan comique, mais ce cassos se demandait vraiment qu’est-ce qu’il lui avait prit. Ce n’est pas qu’il était au beau milieu d’un endroit public en train de roupiller juste après avoir frappé toute la clientèle d’un bar, mais quand même un peu.

« Indiana. Blaireau avec 2 kilos de trop qui aimerait t’offrir un café pour se faire pardonner. Je drague pas, je suis attiré seulement par les chèvres. Histoire de mettre ça au clair. »

Il ôta son chapeau et inclina légèrement la tête avec un sourire, à mi-chemin entre la politesse et l’amusement. Il savait s’introduire, sans mauvais jeux de mots.
code©arizona
Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Dim 19 Juil - 16:55


the empty hearse




Contre toute attente, il te donne une tape dans le dos, qui te paralyse aussitôt. Un infecté t'a donné une tape dans le dos, c'est la fin du monde, tu vas mourir dans deux secondes parce qu'il a le don de faire exploser les gens à qui il donne une tape et... rien ne se passe ? Ah. Tant mieux. Mais c'est quand même hyper flippant, vous vous rendez pas compte. Plus prête de partir que de rester, il a fallu que cet homme se lance dans des justifications qui, dans le fond, ne t'intéressent pas. Parce qu'il sent l'infecté à plein nez, et que tu ne veux pas rester avec lui un instant de plus. Tu sens déjà ton rythme cardiaque s'emballer tandis qu'il parle.

« Nan. Oublie ça. C’est ma faute. Qu’est-ce que je branle couché ici ? Je te le dirai bien mais je sais même plus. »

Il avoue être coupable pour mieux t'amadouer et te blesser ensuite, c'est ça ? Tu n'as aucune confiance en eux. Enfin... c'est plutôt que tu n'as aucune confiance en leur maîtrise de pouvoir plus qu'en eux-mêmes. C'est pas que tu les détestes, mais c'est en partie à cause d'eux que les problème surviennent, le plus souvent. Tu restes le plus loin possible de lui sans risquer de le contrarier en prenant la fuite sous son nez en hurlant comme une hystérique. Pourquoi Tazio est jamais là quand il faut hein ? Avec toutes les armes qu'il fait, il pourrait pas inventer un truc qui puisse lui signaler que tu es en danger ? Non bin non, y a que les armes qui comptent, pas les gadgets. Cruelle vie.

Et le voilà qui se redresse, retirant son chapeau pour laisser apparaître ses cheveux noirs légèrement ondulés et des tâches de rousseur que tu n'avais encore pas remarqué. Attends voir... un mec avec des cheveux noirs, torse poil et avec des tâches de rousseur... ça te rappelle vaguement quelqu'un, mais qui ? Tu réfléchis un bref instant avant de l'entendre se présenter.

« Indiana. Blaireau avec 2 kilos de trop qui aimerait t’offrir un café pour se faire pardonner. Je drague pas, je suis attiré seulement par les chèvres. Histoire de mettre ça au clair. »

Tu le détailles un instant, te demandant bien où il les voit ses deux kilos en trop. Y a du muscle partout sur ce type, comment il peut dire qu'il a des kilos en trop ? Puis la seconde information parvient enfin à ton cerveau. Attiré par... les chèvres ? Qu'est-ce que... ? La petite rougeur s'étant installée sur tes joues suite à l'observation de son torse clairement musclé est alors remplacée par une moue interloquée et choquée.

« J-je crois que j'aurais préféré ne pas le savoir. »

Tu te redresses, réajustant ta jupe avant de reculer d'un pas. Est-ce une bonne idée d'accepter son invitation ? Il va forcément t'entraîner dans un café rempli d'infectés, et ils vont te dévisager en devinant que tu sens l'humaine et que, ici, c'est la race inférieure, tout ça. Il veut te servir en chair à pâtée à sa troupe d'amis affamés. Tu blêmis à cette simple pensée, bredouillant en détournant le regard.

« J-je ne peux pas accepter votre invitation, désolée... J-je... enfin j'ai du travail et... je pense pas que ce soit une bonne idée. »

Parce que même s'il semble aimable, c'est clair qu'il dégage aussi une sensation étrange. Comme s'il était capable du pire comme du meilleur, et ça ne te rassure pas le moins du monde.

« M-mais merci quand même, c'est... gentil de votre part. »


Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Lun 20 Juil - 1:16


Et c'est ainsi qu'elle refusa. Malgré la gentillesse, malgré les gestes, malgré le sourire, malgré l'expression adoucie. Cette fille n'avait rien de méchant mais sa seule réaction suffisait à l'agacer. Ce n'était pas tant ses réactions mais la peur qu'elle semblait éprouver, pour une obscure raison, à son égard. Mais cette peur, il l'avait déjà déchiffrée. Il l'avait déjà comprise, malgré le fait qu'elle tente si bien de la cacher, malgré cette politesse et ce comportement simple masquant une triste vérité.

La peur. La peur terrible mais logique de son don, la peur de ces êtres dangereux à la vie maudite.

Cette malédiction qui avait détruit un monde.
Cette peur qui continuait de prospérer.

Indiana savait, malgré ce qu'elle essayait tant de masquer, malgré tout ce qu'elle tentait pour fuir son jugement. Indiana avait vécu plus de vingt ans sous les regards et la haine, vingt ans à courir avec ses parents et tenté de déceler le vrai du faux. Vingt ans à tuer, survivre, à défier ces regards hostiles et les envies de malveillance. Vingt ans de ce qui n'était même pas une vie, vingt ans de survie, passés dans l'ignorance d'un monde qui le dépassait.

Un monde faux et bourrés de mensonges.
Une réalité face à laquelle elle l'avait ramené.

« Une mauvaise idée ? Pourquoi ? »

Et il s'accordait le masque de l'innocence, le regard de l'homme qui n'avait rien connu. Et il restait de marbre face aux insultes et aux insinuations silencieuses, comme une façon de les surpasser. Ce n'était peut-être pas honnête et ça ne mènerait à rien, en partie parce que c'était à cause de ce manque de réactions que la situation ne bougerait pas. Mais, Indiana se moquait de ça. Indiana se moquait de la situation, du monde et de ce qu'il adviendrait de cette ville.

Il n'y avait que lui qui l'intéressait et, en ce sens, malgré ce qu'il se passerait, il inviterait cette fille boire un coup.

« J'insiste. » Il s'assit en tailleur, posant ses mains sur ses genoux et inclinant la tête. « Je ne suis pas dangereux, promis. »
code©arizona
Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Dim 26 Juil - 13:01


the empty hearse




Elle voit son expression changer, mais de manière infime ; il ne semble pas être le genre de personne à montrer ce qu'il ressent au plus profond de lui. Toi-même, tu n'es pas certaine d'avoir réellement capté cette lueur dans son regard ; il sait. Il sent que tu as peur, l'a remarqué. Tout le monde le remarque aisément malgré tes efforts pour le cacher. Le langage de ton corps est ce qui te dénonce à chaque fois ; regard fuyant, bégaiement, mains cramponnées soit à la lanière de ton sac, soit au bas de ta jupe et ou de ton haut, distance physique imposée et éloignement progressif avant de prendre la fuite.

Dans le fond, tu n'as pas vraiment peur des Infectés, simplement de leurs pouvoirs et de leurs maîtrises. Dans le fond, tu sais bien qu'il y sont pour rien. Ça pourrait très bien te tomber dessus du jour au lendemain ; personne n'a jamais vraiment su expliquer comment les Infectés étaient devenus ce qu'ils sont aujourd'hui. Personne n'est en mesure de garantir que le dôme est suffisant pour vous protéger d'une éventuelle contamination. Plus rien n'est sûr dans ce monde.

Et pourtant, tu culpabilises presque d'avoir peur de ces gens ; ils n'ont rien demandé, eux. Certains sont satisfaits de leur sort, d'autres non. Est-ce que cet Indiana fait parti de ceux qui auraient aimé une autre situation ? Dans tous les cas, il est évident que ton comportement doit certainement être blessant pour lui. Et peut-être est-ce à cause de personnes comme toi que les Infectés sont aussi dangereux.

« Une mauvaise idée ? Pourquoi ? »
« Eh bien je... j'ai du travail et... »

Tu te mords la lèvre, réfléchissant aux mots que tu vas employer sans risquer de l'énerver. Et en relevant les yeux vers lui, tu remarques une chose ; ce visage serein, trop innocent pour que ce soit crédible. A moins que ce ne soit ta suspicion de journaliste qui interfère avec ton discernement. Ou peut-être que cet homme est naturellement doué pour passer d'un masque à un autre.

« J'insiste. »
« Mais je... je dois interviewer un homme qui a fait du grabuge pas plus tard que ce matin et... si mon supérieur apprend que j'ai perdu du temps autour d'un café... il va certainement... »

Et c'est seulement maintenant que tu remarques qu'il est à genoux devant toi, la tête inclinée comme si tu étais une personne importante. Encore plus mal à l'aise, tu regardes autour de vous en priant pour que personne ne remarque ce geste on ne peut plus gênant.

« Je ne suis pas dangereux, promis. »
« R-relevez-vous, enfin ! »

Tu approches, oubliant un peu le reste pour attraper son bras et le relever rapidement, malgré ta force de haricot. Tu bredouilles, regardant autour de vous, nerveuse. Même si c'était un Humain qui s'était ainsi incliné devant toi, tu aurais réagi pareil. Sauf si c'était Tazio ; tu lui aurais grimpé sur le dos et tu aurais attendu qu'il te transporte dieu sait où, ou tu l'aurais poussé avec ton pied pour qu'il tombe par terre. Tu te racles la gorge, soupirant avant de faire un pas sur le côté, glissant une mèche de tes cheveux derrière ton oreille.

« Juste un café, pas plus, d'accord ? »

Tu as conscience que c'est une mauvaise idée ; Tazio le dirait certainement aussi, mais si Indiana continue à être aussi gênant, t'as pas vraiment le choix. C'est pas dans tes habitudes d'être affichée de la sorte ; toi c'est plutôt les coulisses ton domaine, pas être sous le feu des projecteurs.


Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Sam 8 Aoû - 19:29


Juste un café, pas plus que ça.
Juste un rendez-vous, pas moins que ça.

Et il prenait ça pour une victoire. Le sourire lui venait dans cette situation qu'il jugeait comme l'étant, car oui, c'était une victoire. Elle l'avait accepté malgré ses manières et son étrange façon de faire. Elle l'avait accepté, lui, l'homme à tout faire, lui qui se moquait de ce monde, des poussières, des flammes et même de tout le chaos qui ravageait ces terres au point de les enfermer ici dans ce dôme, elle l'avait accepté et ça lui suffisait.

« Merci. » glissa-t'il avec un sourire en coin. « Ça coule de source mais je règle la note. »

Juste une remarque simple qu'il appuya d'un regard entendu, parce qu'il avait beau ne pas connaître son nom ou qui elle était, ça faisait parti de ses principes. Et il ne se permettrait jamais de la laisser filer comme ça, bousculée, ravagée par une rencontre qui la terrifiait - il prendrait soin de la raccompagner. Car s'il ne le faisait pas, s'il ne rassurait pas ce petit bout de femme qui semblait aussi inoffensive qu'effrayée, il ne pourrait plus se regarder dans un miroir.

« Au fait, je plaisantais. » Un regard en coin, un bref sourire et il enfouit ses mains dans ses poches.

Silence. Juste une seconde, il se permit d'y réfléchir alors qu'il guidait la demoiselle jusqu'au bar de Vitany, l'un des rares établissements qu'il épargnait durant ses... quêtes, en quelques sortes. Il lui tint la porte alors qu'elle entrait, lui offrant une superbe performance du personnage galant qu'il interprétait, il fallait l'avouer, à la perfection. Il faut dire que ce n'était pas entièrement un rôle, sa façon de penser se calquait très bien avec la façon dont il agissait avec Texas, alors il n'avait pas à se forcer.

« Il t'est arrivé quelque chose, au fait, euh... mademoiselle ? » Il se gratta les cheveux avant de se corriger. « Je veux dire, j'ai l'air de te terrifier. C'est le fait que j'aie un pouvoir ? Ou ça n'a rien à voir ? »

Il coula un regard vers le comptoir avant d'ajouter plus bas.

« Tout problème a sa solution. Et je suis prêt à t'aider. »

code©arizona
Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Jeu 20 Aoû - 14:50


the empty hearse




Il te remercie, mais tu ne saurais dire pourquoi ; parce que tu as accepté son invitation ? Ou parce qu'il a vu qu'il te met mal à l'aise mais que tu fais tout de même un effort avec lui ? Affichant une moue perplexe, tu ne réponds cependant pas. Même lorsqu'il précise que c'est lui qui paiera les consommations. Tu n'arrives pas à te faire une opinion fixe sur cet homme. Il semble à la fois gentil et galant, mais ça reste un Infecté. Et vu son profil, ça ne te surprendrait pas tellement de savoir qu'il fait des problèmes ; c'est quelqu'un de visiblement costaud qui, visiblement, a la parole facile.

« Au fait, je plaisantais. »

Tu hausses un sourcil, l'observant du coin de l'oeil. Plaisanter à propos de quoi ? Du fait qu'il allait payer les consommations, ou d'autre chose ? Tu frémis en imaginant qu'il puisse te mettre un couteau sous la gorge pour que tu payes ta consommation. Tu inspires néanmoins, tâchant de limiter tes pensées négatives qui ne font que nourrir ta peur. Il n'y a pas de raison qu'il s'en prenne à toi, pas vrai ? Tu n'as rien fait, à part t'être vautrée sur lui.

Arrivés en face de l'établissement choisi par ses soins, il pousse la porte, s'écartant pour te laisser entrer. Tu sens plus ou moins le rouge te monter aux joues avant de baisser légèrement la tête, pénétrant dans la bâtisse. Tu n'arrives vraiment pas à savoir quel genre de personne il est ; tantôt galant tantôt étrange. Te concentrant de nouveau sur les lieux, tu constates que l'endroit n'est pas bondé, et fort heureusement. A cette heure-ci, les gens sont au travail, pour ceux qui en ont un en tout cas.

« Il t'est arrivé quelque chose, au fait, euh... mademoiselle ? »
« Texas. »
« Je veux dire, j'ai l'air de te terrifier. C'est le fait que j'aie un pouvoir ? Ou ça n'a rien à voir ? »

En plein dans le mille ; il avait donc remarquer ton malaise, et il est suffisamment intelligent pour comprendre que sa position d'Infecté pouvait être la cause de ce dit malaise. Tu glisses ta main dans ta nuque, légèrement nerveuse ; si tu réponds par la négative, il faudrait trouver une autre excuse, et comme tu ne sais pas spécialement mentir, tu ne seras pas crédible. Ceci dit, si tu réponds par l'affirmative, il pourrait être vexé ou blessé et s'en prendre à toi. Non, ça ne semble pas être dans son genre de s'en prendre à une Humaine comme ça, sans réelle raison. Vous êtes des tas d'Humains à les craindre, ça n'est plus un secret pour personne. Alors une de plus ou une de moins... qu'est-ce que ça changerait pour lui ? Bien que tu sois consciente qu'il n'ait pas choisi d'être ce qu'il est aujourd'hui.

« Tout problème a sa solution. Et je suis prêt à t'aider. »

Le fait qu'il ait continué à voix plus basse te fait tiquer, comme s'il essayait de te vendre ses services. Un homme à tout faire ? Un tueur à gages ? Tu frémis, les possibilités sont aussi nombreuses que variées. Prions simplement pour qu'il ne soit pas quelqu'un de dangereux, malgré ses dires. Tu t'écartes de lui, allant prendre place à une petite table non loin du comptoir.

« Ce n'est pas... contre vous en particulier. » Tu attrapes la carte posée au milieu de la table, te dissimulant plus ou moins derrière elle en faisant mine de regarder les consommations proposées. « Et je ne sais pas de quel... problème vous parler. »

Lorsque la serveuse approche, tu demandes un simple cappuccino, histoire d'être en forme pour la journée. Surtout si tu dois crapahuter dans le quartier pour trouver ce fameux fauteur de troubles. Pourquoi c'est toujours toi qui tombe sur ce genre d'interview risquée ? Tu maudis ton supérieur qui, décidément, doit vraiment avoir une dent contre toi.

« Est-ce que j'ai vraiment... l'air de quelqu'un qui aurait un problème ? Ou souhaitez-vous simplement me vendre vos... services ? »


Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Sam 22 Aoû - 14:45


Texas. Il enregistra de suite.
Le problème avec ce genre de situation, c'est que ça ne finissait jamais bien. Les gens avaient du mal à suivre son rythme, l'aise qu'il avait acquise au fur et à mesure de son travail - et, ouvert d'esprit, il ne craignait rien des gens. Il pouvait leur donner des informations sur lui sans problème, après tout, qu'auraient-ils pu lui faire - mais tout le monde ne voyait pas le monde du même oeil. Texas en était la preuve-même.

Soucieuse et apeurée par les possesseurs de don pour une raison obscure, elle avait eu tant de mal à suivre son rythme qu'il avait dû insister pour l'emmener boire quelque chose. Cette barrière entre mutants et humains l'agaçait sérieusement, mais pour autant, il n'aurait pas bougé le petit doigt pour arranger les choses. Il ne se sentait concerné que parce que cette haine avait le don de compliquer ses relations avec le monde, mais Indiana le savait très bien : il n'était pas un héros. Et il n'avait pas l'intention de le devenir. Il pouvait prendre des mois pour essayer de connaître une fille, qu'elle le mérite ou non, et à côté, il n'aurait pas daigné accorder son aide à la ville même s'il pouvait la sauver d'un incommensurable chaos. À moins, bien sûr, d'être payé.

C'était sa logique, et il avait apprit à la suivre à la lettre - et il était bien naïf, celui qui espérait le faire changer d'avis. La flemme d'Indiana n'avait pas d'égale ; c'était l'unique liberté qu'il possédait vraiment et il ne laisserait nul lui prendre. Cette seule pensée l'agaçait et, pensif, il se força à rester détaché et concentré sur la discussion. Après tout, Texas avait beau le craindre, elle semblait valoir le détour. Elle lui évoquait la figure d'une petite soeur craintive à qui il fallait apprendre les bases du monde - relativiser pour ne pas passer à côté des gens qui en valaient la peine. Lui-même n'était pas certain d'en faire parti, mais ça lui était bien égal ; il n'en était pas à son premier mensonge - et il n'y avait qu'une seule façon qu'on l'oppose à elle, c'était un contrat, et sérieusement, qui ferait appel à lui pour attaquer une fille pareille ? Qui voudrait du mal à une fille pareille, déjà ? Elle avait même du mal à lui expliquer correctement ce qu'elle pensait de lui, alors la suite...

« J'ai compris. » abrégea-t-il avec un bref sourire.

Ce n'est pas que ça l'amusait pas de la voir fouiller dans ses propres pensées, mais il voyait bien qu'elle était mal à l'aise et ça n'était pas son attention. Les siennes étaient autrement plus... poussées - et même s'il ne les cachait pas, ça lui convenait très bien de se faire une amie. Les amis étaient toujours utiles ; socialement, ils restaient de terribles handicaps puisque nous forçait, au nom d'une morale stupide, à nous soucier d'eux, mais lorsqu'on a nous-même besoin de soutien quel qu'il soit, les amis tombent à pic. C'était ce que recherchait Indiana chez les gens. Il avait apprit à se méfier suffisamment d'autrui pour savoir qu'il ne fallait pas s'y attacher par pur manque d'affection ; il pouvait s'en passer, il l'avait bien prouvé, occuper quelques unes de ses nuits avec les conquêtes d'un soir était largement suffisant pour combler ces envies-là. Il n'était pas un héros tout simplement parce qu'il n'aimait pas suffisamment les gens pour avoir l'envie de leur sauver les fesses. Alors oui, Indiana deviendrait ami avec elle, il l'aiderait si elle le méritait, parce qu'il était ainsi - un océan de paradoxes. Mais d'ici que ce soit le cas, il ne proposerait rien gratuitement - après tout, il n'était pas un héros.

« Tu as vu juste. C'est à peu près ça. Tu n'as pas l'air de quelqu'un qui a des problèmes, mais tu as l'air d'en avoir pas mal dans la tête. » dit-il en appuyant son index sur sa propre tempe. « Toutefois, mes services sont variés. Ta demande peut être "prouve-moi que les mutants ne sont pas tous aussi effrayants que je le pense" et c'est ce que je ferai. »

Il conclut avec un sourire alors que le serveur venait lui apporter sa propre commande : un café, exactement comme elle. Il ne faisait pas dans l'originalité.

code©arizona
Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Jeu 27 Aoû - 13:07


the empty hearse




« Tu as vu juste. C'est à peu près ça. Tu n'as pas l'air de quelqu'un qui a des problèmes, mais tu as l'air d'en avoir pas mal dans la tête. »

Tu hausses un sourcil, l'observant en silence. Il est étrange ; sa manière de parler, les choses qu'il dit. C'est comme s'il visait au hasard en essayant de te vendre quelque chose. Qu'est-ce qu'il attend de toi au juste ? Que tu l'engages pour faire quelque chose ? Même si tu avais besoin de lui, tu n'aurais même pas les moyens de le payer. Les fins de mois sont déjà justes, alors pas la peine de s’incommoder avec les services du premier Infecté venu.

« On appelle ça des tracas quotidiens. Tout le monde en a. »
« Toutefois, mes services sont variés. Ta demande peut être "prouve-moi que les mutants ne sont pas tous aussi effrayants que je le pense" et c'est ce que je ferai. »

Cette fois, tu fronces les sourcils. Comment peut-il être si persuadé que tu as peur des "mutants" ? Tu n'aimes pas ce mot, ça leur donne une allure d'humains génétiquement modifiés. Quel est donc son don ? Il est capable de lire dans les pensées ? Si tel est le cas, tu es affreusement mal barrée. C'est pour ça que tu as peur des Infectés, et principalement ceux qui ont la capacité de lire pensées et souvenirs.

« Je n'ai pas les moyens de me payer les services de qui que ce soit, Indiana. »

Pourtant l'idée de lui demander de trouver l'homme qui fait du grabuge pour que tu puisses l'interviewer est tentante. Mais, là encore, tu n'as pas les moyens. Et ce n'est certainement pas le journal qui acceptera de payer ce genre de frais, surtout si ça concerne les services d'un Infecté. La serveuse arrive alors avec vos cafés puis repart avec un sourire aimable. Attrapant le chocolat en poudre, tu saupoudres la mousse onctueuse de ton cappuccino, le dévorant déjà du regard. Le petit plaisir que tu te refuses rarement lorsque tu prends cette boisson chaude.

« Et combien vous demandez au juste pour vos services ? » Pourquoi ne pas tenter de lui soutirer des informations, après tout ? « Vous êtes capable de retrouver quelqu'un si je vous en fais en vague description ? »

Pourquoi pas, après tout ?
Il ne semble pas vraiment si dangereux qu'il peut en avoir l'air. Mais dame méfiance reste maîtresse de ton esprit.

« J'ai peu à vous offrir, je suis... une Scylla après tout. Je doute être une cliente idéale pour vos affaires. »


Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Re: the empty hearse ; texas
   
Mer 2 Sep - 5:20


Vous savez ce qui énerve Indiana malgré le fait qu'il en soit un énorme ? Les menteurs. Vous savez ce qu'il a envie de faire lorsque les gens lâchent une réponse bien osée tant elle est ridiculement mal menée en tant que mensonge ? Un gros MOUAIS des familles qui dé-crédibiliserait totalement l'assemblée en face. Le problème, c'est qu'il n'était pas ici pour provoquer quelqu'un ni pour faire des morales à cette fille - elle ne le connaissait même pas, elle pouvait lui raconter ce qu'elle voulait, le maître nonchalant qu'il était aurait dû s'en foutre - mais pour lui vendre ses services. Croiser une jeune fille qui nous bouscule et l'inviter au café pour la sauter ? Petite bite. Croiser une fille, la forcer à prendre un café, la rassurer et tout faire pour la faire payer ? Ça, c'était bien joué.

Vous pourrez bien répéter autant que vous voulez qu'il s'agissait d'un acte d'une cruauté sans nom et que l'être qui en était à la tête devait être pendu sur le champ mais en dépit de tout ce que ses principes lui hurlaient de ne pas faire, Indiana se sentait bien. Il était sur le point de conclure le deal du siècle dans le but de s'acheter cette console de jeu qui lui faisait de l'oeil depuis un bon moment, et qui sait, peut-être enfin pouvoir se payer la suite de ce film pornographique - il n'avait jamais vu une intrigue aussi intéressante entre deux séances de fesses sur lesquelles il s'asticotait. Ah, les visions du futur... il se voyait déjà au Bahamas, propulsé financièrement par le don que lui avait fait cette demoiselle bienveillante, embrassant de belles femmes au bord d'un yacht sans même se soucier de ce virus de merde qui...

« Je n'ai pas les moyens de me payer les services de qui que ce soit, Indiana. »

Merde ! T'as déconne putain ! Une pauvre, sérieusement, à quoi tu pensais ? Plan B Indiana ! Plan B ! Rattrape-toi ! Pas de plan B ? Alors trouve un truc, improvise !

« Tu n'es pas obligée de me payer. » répondit-il avec un sourire.

... Avec. un. sourire ? Tu viens d'offrir tes services gratuits à une Scylla avec un sourire, juste parce qu'elle avait dit ne pas avoir assez ? Où est passé ton sens des affaires ? Ton glorieux esprit stratège ? Ta roublardise ? Ta gueule Indiana, putain ! T'abuses ! On avait dit fifty fifty entre le narrateur et le personnage et voilà que tu te mets à accepter les choses comme une pute de bas étage. Je vous jure, les personnages de Gau', c'est plus ce que c'était... tu  aurais pu rajouter un "pour le moment", mais bien sûr, tu n'y a pas pensé avant. Espèce de boulet.

Et maintenant, ses questions n'ont plus aucun sens alors que tu aurais pu très bien baisser le prix pour le lui rendre abordable. Tu te prends pour quoi, sérieusement ? Les épées du coeur ? Robin des Bois ? Ton but c'est de voler ces connards de Scylla, pas de leur rendre service ! Allô, Indiana ? Quelqu'un à l'appareil ? Oui, ici ton caractère, tu es nonchalant, pas un putain de super héros tsundere !

« Vous êtes capable de retrouver quelqu'un si je vous en fais en vague description ? »

Je retrouve ta mère tous les soirs, tu crois pas que... ok ok, Indiana, vas-y, réponds, mais c'est la dernière fois que tu me fais un coup pareil.

« Sans problème. Je garde aussi le secret professionnel à part quand ça concerne du baby-sitting et que le gosse chie à côté. Tu veux un dessert ? C'est moi qui offre, régale-toi. Si tu refuses je te prends en otage. »

Putain, il veut se le taper, ça y est... Je démissionne.

code©arizona
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Re: the empty hearse ; texas
   


Revenir en haut Aller en bas
 

the empty hearse ; texas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» the empty hearse ; texas
» Une ile d'ordures plus grande que le Texas
» 05. I walk this empty street, on the boulevard of Broken Dreams (Leah & Sarah)
» Linkin Park : Live In Texas
» L'État du Texas quitterait-il l'union des États-Unis ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
S Y N O D E L :: Rps-