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 You're my flash light | ft. bb Azy ♥

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lamia
PanFéminin

date d'inscription : 13/07/2015
autre(s) compte(s) : Arielley & Cliché.
pouvoir : Contrôle sur la vision d'autrui ▬ permet de créer des illusions. Néanmoins, sans l'appui de sa jumelle, cela se limite à des peluches, des pièces d'échecs, parfois quelques autres jeux. C'est complètement inoffensif, humiliant. Il vaut mieux ne pas l'utiliser.
fiches : www ♛ présentation
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âge, race : 20 ans, sang pur.
orientation sexuelle : Bisexuelle.
profession : Barman/Serveur dans un bar. ♛ Futur directeur de l'asile.
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Jeu 29 Oct - 13:51





YOU'RE MY FLASH LIGHT


Ft.
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jtm
#FF5B2B
Il fallait s'en douter. Tu le savais peut-être au fond de toi. Qu'un jour où l'autre tout exploserait. Volerait en éclat. Tu n'as jamais considéré le Dôme comme une protection, encore moins un havre de paix. Jamais. Mais c'était toujours mieux que rien, mieux que l'extérieur. Tu le sais, tu l'as connu. Ce monde sauvage et ravagé. Pourtant à l'heure actuelle, tu regrettes amèrement de ne pas y être ; toute la violence de la révolte te soulève le cœur. Te dit de rester chez toi. Tu ne peux pas, dans ta situation, te permettre de participer. Pas lorsqu'il s'agit de Charybde. Contre Lamia. Deux catégories, une qui te tient à cœur, l'autre qui t'inspire une certaine adrénaline. Tu restes dons ton abri et tu écoutes le silence brisé, les pouvoirs s’intensifier, le lâche que tu es ne bougeras pas de son loft, attendant que la tempête passe, si celle-ci passe. C'est ce que tu as toujours fais ; observer le massacre des autres, aujourd'hui il s'agit de celui de deux dirigeants qui espèrent un peu trop. Puisque que malgré la guerre qu'ils ont déclenché, ils n'ont rien arrangé. Gagné.

Tu t'étais rendu là-bas plus tôt, mais tu étais vite rentré après un certain temps à les regarder hurler des rêves. De toute façon, même si tu avais participé, ce qui est peu probable vu à quel point tu es lâche, tu n'aurais pas soutenu les Lamias. Encore moins les Scyllas. Au fond, tu es tenté par les brutes que sont les Charybdes. Depuis quelques semaines en tout cas et cette révolte pourrait bien confirmer tes doutes. Devant ta vitre, tu soupires, regardant la fumée. C'est beau la fumée. Ça s'évade la fumée. T'aimerais bien t'enfuir comme elle parfois. Loin d'un monde que tu hais plus que tout. Ne prendre qu'avec toi ta jumelle et déserter.
Oui, toi et Echo.
D'ailleurs, tu tiltes, tu regardes ton iris, elle n'est pas là et tu n'as pas de nouvelles. Tu ignores avec qui elle est, ce qu'elle fait. Ton cœur saigne rien qu'à l'idée de la savoir loin de toi, sans une explication. Et des souvenirs remontent, des images que tu ne reconnais pas, mais qui te font suffoquer. La main agrippée à ton tee-shirt, à ta poitrine, essaye de desserre la pression de ton organe vital. Sans effet, alors tu appelles. Et tu ne reçois pas de réponse. Tu envois des messages.

Toujours rien. Tu paniques. Tu as toujours su où elle était, ce qu'elle faisait et avec qui. Elle ne te laisse jamais sans nouvelles. Jamais. Elle sait que ça te tuerait, si elle disparaissait ne serait-ce qu'une minute. Et tu réalises, si ta moitié s'est retrouvée enrôler dans la révolte, peut-être que le fait qu'elle ne te réponde pas signifie qu'il lui ai arrivé quelque chose. La légère panique qui te secouait se transforme soudain en un désespoir. Brutal. Sec. Qui violente tes tripes. L'idée de la perdre te met à terre et te cloue sur place, tu restes planté là, comme un idiot, légèrement tremblant. Ton iris glisse de tes mains et s'écrase au sol, un bruit qui te fait sursauter et te ramène à la réalité. Il fait sombre, froid, le silence hurle, ça brûle et Echo ne te rassure pas. Ce qui est impossible.

Tu réagis sans comprendre, tu t'échappes de ce loft vide, qui t'inspire une crainte terrifiante. Tu cours, fonces dans les rues sombres. T'approchant du danger, ton signal d'alerte ne s'allume plus, comme court-circuité par la terreur de ne pas la retrouver. Ses yeux te manque, sa peau douce s'embrase dans une image qui te pousse à hurler son prénom, à courir. Dans les rues du Dôme tu la cherches, une lame dans le ventre. Ta course est troublée par tes chutes, tu ne serais décrire ce que tu ressens tant tu es perdu. Tu regardes à droite, à gauche, les yeux brillants et éteints. Tu tombes, tu percutes, tu n'insultes même plus, ni n'entends celles qu'on te lance. Tu cherches, encore, encore, encore, mais ne trouves pas. Alors tes poings se serrent, ta vitesse s’accélère.

Ce n'est pas à toi d'avoir peur normalement. Tu hais ta sœur, alors que l'affolement cède place à l'épouvante. Bon dieu, où est-elle ! Et tandis que tu es perdu dans tes craintes, tu tournes au coin de la ruelle et tu la percutes. Le choc est si brutal que tu te retrouves sur les fesses. Une situation qui déclenche ton hystérie, ce n'est plus l'angoisse, mais l'effroi. Si bien que tu ne remarques même son odeur, que sa silhouette t'échappe, tu te perds dans inquiétude agressive, alors tu te relèves, tu chancelles et tu t'appuies contre le mur, tu glisses, ramènes tes genoux à toi et ta tête entre tes bras se balance, effrayée. Putain, où es-tu Echo...

Tu ressembles à un enfant qui vient de perdre sa maman.
Mais c'est bien pire que ça.
Tu veux Echo.

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Re: You're my flash light | ft. bb Azy ♥
   
Sam 31 Oct - 11:39





He says «oh baby girl don't get cut on my edges i'm the king of everything you know my tongue is a weapon there's a light in the crack that separating your thighs and if you wanna go to heaven you should fuck me tonight»
Le goût du sang sur tes canines, tes papilles gustatives ; il explose en même temps que tes crocs plongent dans la chair innocente de ce qui est plus une victime qu'un ennemi. Incapable de riposter, pris par surprise par une petite renarde à neuf queues – tu aimes cette sensation de surprendre, de stupéfier les infectés qui ont le malheur de croiser ton chemin déjà tâché d'hémoglobine. Et pourtant au fond, y a toujours cette part de lucidité qui tente de reprendre le dessus sur le démon, qui hurle qu'ils finiront par te planter une lame de fer ou de feu dans la poitrine, que t'auras beau te débattre de toutes tes forces tu vas crever sur ce champs de bataille en carton.
Et quand ça arrivera, t'auras plus personne pour te tendre la main.

Et tu te faufiles dans l'ombre avec l'air paniqué d'un chaton au milieu d'une mêlée de loups, la panique au fond des yeux et l'adrénaline qui t'empêche tout juste de tomber dans les pommes – le rythme cardiaque part en couilles, la respiration saccadée et la haine qui la prend à la gorge comme des senteurs d'ammoniac. Sale faible, qui s'planque en entendant ses jolis frères et sœurs hurler leur douleur et leur rage.

Les explosions fusent et t'aveuglent, violentent chacun de tes sens et tu te mets à courir dans les rues comme une conne, ignorant les cris et esquivant les cadavres, les blessés qui cherchent à t'attraper les chevilles pour te faire tomber – c'est bien beau d'être prête à se battre, mais s'enfuir au milieu de la bataille n'est peut-être pas la meilleure alternative. Et y a deux noms, deux noms qui s'glissent dans ton esprit et qui résonnent comme une mauvaise symphonie.


Elle pourrait les hurler, si elle était pas hors d'haleine.
Anastasia et…

« Pan ! »

Il la percute avec la violence d'un semi-remorque, leur rapidité respective envoyant la petite renarde quelques pas en arrière, le tout sur le cul. Elle grogne de douleur mais se relève immédiatement, griffes et crocs sortis – elle a beau le reconnaître à des kilomètres, lui peut l'avoir prise pour une ennemie.
Mais il l'ignore totalement ;
son coeur loupe un battement.

Le voir comme ça, recroquevillé sur lui-même, l'air si terrifié que même toute la haine du monde ne saurait pousser Azylis à se venger de cette profonde dépression dans laquelle il l'a plongée. Elle serre les crocs et frotte les marques de moustaches sur ses joues, regarde autour d'elle – personne de foncièrement vivant aux alentours, ça la rassure assez pour qu'elle plante ses serres dans le t-shirt du brun et le soulève à moitié, juste assez haut pour le pourfendre d'un regard assassin.

« C'est pas le moment de paniquer, sombre abruti. Le ton glacial, comme si elle-même n'avait pas perdu le contrôle quelques minutes plus tôt. La voix se tait. Lève-toi, faut qu'on bouge ou ils vont nous défoncer. »

Elle lui demande pas son avis, le force à se lever en poussant sur son bras et l'entraîne dans son sillage, le goût de l'hémoglobine encore présent dans sa bouche. Pas un regard en arrière, les doigts fermement accrochés à son vis à vis – elle parvient à se faufiler dans un building assez endommagé pour être délaissé et encore dans un état qui leur permettront de se planquer pour récupérer.
Enfin, récupérer… Plus pour qu'elle ne panique pas et lui remette les idées en place.

Alors elle le lâche au milieu de ce qui devait être un accueil, elle essuie ses mains trop rouges sur sa tenue et renifle, dédaigneuse. Oh Pan, si tu savais comme elle crève d'envie de t'insulter, de se jeter à ta gorge et de te faire payer ton inutilité, après tout ce que tu lui avais fait subir. Mais t'as l'air si fragile, si perdu – comme une petite fille. Et Dieu sait qu'elle n'aime pas les filles si douces qu'elles se cassent si on serre un peu trop fort, tout simplement parce qu'elle-même en fait partie. C'est si facilement brisée, une fille. Et t'as beau serrer plus fort, elle explose entre tes bras et te laisse là, comme un con.

La lèvre supérieure retroussée sur ses crocs, elle daigne enfin te lancer un regard, elle s'accroupit devant toi et passe une main dans tes cheveux, comme pour être sûre que tu la remarques. Blessée d'avoir été ainsi ignorée, haineuse d'avoir été aussi abîmée – y a pas grand-chose qui la retient de profiter de ta faiblesse actuelle, en réalité. Juste un p'tit pincement au fond de la poitrine, le palpitant qui décide de plonger à l'intérieur.
Juste un truc, qu'elle veut pas admettre.

Elle s'assoit devant toi et serre les dents, agacée. Et elle glisse enfin, chuchote qu'elle aimerait bien savoir pourquoi t'es dans un tel état. Pas un mot sur l'absence du petit flocon de neige toujours avec toi, pas un mot sur ta solitude. Peut-être qu'elle sait déjà, au final – et que ne pas en être la raison lui donne envie d'ouvrir cette gorge presque offerte.
*heavy breathing* *preparing the feels* // #e49bb7

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Re: You're my flash light | ft. bb Azy ♥
   
Mar 3 Nov - 15:40





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C'est brusque. Trop. C'est douloureux. Et ça va trop vite pour toi. Pour ton état. Tu regardes, sans réellement voir. tu cours, sans vraiment savoir pourquoi. Tu sais simplement que ça fait mal. Que ça brûle. Que tout s'effondre ; autour et à l'intérieur de toi. Deux syllabes, un nom, une existence. C'est toute ta vie, du moins, ce dont tu te souviens, qui s'envole. C'est la porte d'une cage qui s'ouvre et tu es là, comme un imbécile, incapable de la fermer. Parce qu'elle est déjà loin. Quelque part, entre deux cadavres ou sous un toit qui menace de tomber. Et toi tu es là, tu t'éloignes. Ce n'est pas ce que tu veux, mais y a cette main fine et délicate, forte et violente qui t'emmène là où elle n'est pas. Et tu l'as connais cette main, tu l'aimes au fond de toi, sauf que tu es bien trop perdu pour la remercier. Elle te sauve, mais pour toi, elle te tue à chaque avancée. Alors tu fermes les yeux, tremblant, tu suis, tu te fais guider, tu n'as pas le choix. Tu es incapable de te raisonner. Tu as envie de lui crier de s'arrêter, de te lâcher, mais comme ses mots, les tiens passent rapidement dans ta boite crânienne avant de se perdre à jamais. C'est bête, c'est idiot, mais tu n'es qu'un crétin Pan. Un pantin, qui ne trouve pas ses fils. Ceux qui le raccrochent à la vie.

Alors enfin, quand vous vous arrêtez, quand elle retire sa main, tu relèves un peu les yeux. Et tu te figes. La renarde, c'est comme ta jumelle, des points cruciaux de ta vie, alors couverte de sang, c'est comme si Echo se tenait dans tes bras, mourante. Et là, tout de suite, en plus d'Echo, tu as peur de la perdre. Elle, cet être mythologique que tu as tant aimé, avec laquelle tu as tant joué. Y a ce voile devant tes yeux, qui te fait douter de ton appartenance à la réalité. Y a ton cœur qui se détraque, qui s'enflamme. Y a ton sang qui bout. Et tout ça, ça te fait mal. Tu es faible, tu voudrais fuir. Mais tu peux pas, tu peux pas parce qu'elle est là. Alors tu replonges la tête, tu trembles encore plus, tu serres les poings, les dents et tu suffoques, tu as la sensation que l'air ne passe plus, qu'il ne passera plus jamais.

Puis y a ses doigts dans tes cheveux, qui se faufilent, qui t'arrachent un soupire. Qui te soulagent, alors qu'ils ne devraient pas. Tout de suite, tu as juste envie de t'arracher le cœur, pour tout ce qu'il te fait ressentir ; la peur, la panique, l'horreur, la crainte ... puis quelque part, perdu derrière l'angoisse et la haine, l'amour.

C'est rapide, violent, tu t'éloignes, frappant son bras. Tu ne veux pas qu'elle te touche, tu ne veux pas la voir. Surtout pas. Pourquoi tu craques ? Pas devant elle. Elle n'a pas le droit, de te voir ainsi, de comprendre encore une fois tes faiblesses. Tu peux pas te permettre de lui montrer une nouvelle fois. Parce que tu te souviens à quel point ça a été douloureux et tu as beau avoir jouer, tu as beau le nier, c'est une vérité. Si elle a été abîmé, tu l'as été tout autant et ça te révulses. Toute cette frustration, elle s'échappe de tes yeux, de ton venin.

« Je ne t'ai rien demandé ! te la regarde droit dans les yeux, d'un regard aussi noir qu'elle, pourquoi m'as-tu emmener ici ! Elle n'est pas là ! Ce n'est pas toi que je cherche ! »

Elle n'est nulle part. C'est ce qui s'implante dans ta mémoire. Tu as beau avoir arpenter les rues, le blanc violacé de ses longs cheveux ne t'est pas apparu. Alors tu attrapes les bras de la renarde pour qu'elle se relève. Tu veux retourner là où vous étiez, reprendre tes recherches, mais au fond, tu es terrorisé, alors tes pas s'arrêtent. Tu es incapable d'avancer. Tes épaules s’affaissent, tu la relâches. « Elle est là-bas... je dois y aller... » tu murmures, parce que c'est plus une espérance qu'une certitude. Lorsque tu tournes la tête, tes yeux se plantent dans ceux d'Azylis. Ils t'ont tellement manqué. C'est plus fort que toi. « Je ne la trouve pas... je ne sais pas quoi faire... » tes yeux glissent ensuite sur son corps. Sur ces tâches rouges et des images floues s'imposent à toi. Tu ne te souviens d'aucune d'entre-elle, pourtant tu sais que c'est pour toi, que c'est ton histoire. Une migraine terrible te transperce de part et d'autre. La douleur est si importante que tu dois te maintenir la tête des deux mains. « I-Il y a toutes ces images, t-tout ce sang... partout ! » le tien, ou celui de ta sœur peut-être. Tu ne le sais pas, seulement que ça te tue de l'intérieur. Que ça ravive l'épouvante d'une époque oubliée.

« A-Azylis... » Tu ne cesses de trembler, puis tu t'obliges à te calmer, à la regarder à nouveau et d'instinct, tu t'approches, tu l'attires, tu l’enlaces. Tu t'accroches à elle comme à une bouée, c'est idiot, mais l'avoir contre toi te rassure. « Tu n'es pas blessée ? » si elle l'était, elle aussi, ça t'anéantirait. Une Echo introuvable, une Azylis blessée, c'est trop. Tu dois t'assurer qu'elle va bien, qu'elle au moins, elle soit en sécurité. Quand tu auras cette certitude, tu pourrais partir, rechercher ta moitié.

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Re: You're my flash light | ft. bb Azy ♥
   
Jeu 5 Nov - 23:42





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Je ne t'ai rien demandé ! Pourquoi m'as-tu emmené ici ! Elle n'est pas là ! Ce n'est pas toi que je cherche !

Les crocs serrés, les griffes grattant la surface de ses paumes, elle encaisse sans broncher, sans même baisser les yeux face à cette haine qu'il lui vomit en pleine face. C'est vrai, il ne la cherche plus, ne la veut plus – et elle s'est douloureusement fait à cette idée, après avoir sombré un certain temps. Et elle aimerait pouvoir lui susurrer au creux de l'oreille à quel point elle le hait, le briser comme il l'a fait.
Elle est là-bas… je dois y aller...

Son attitude lui arrache un frisson ; nul besoin de lui faire de mal, cette pauvre créature tremblotante a sûrement déjà vécu suffisamment d'horreur pour qu'elle en rajoute une couche vicieuse. Alors elle se contente de se refermer, d'oublier chaque vague d'émotion qui déferlait dans son esprit une poignée de secondes auparavant. L'excitation et l'adrénaline retombent si vite qu'elle en tomberait dans les pommes tant la fatigue lui semble dévorante.

Et c'est sans pitié qu'elle l'observe dérailler, la bouche scellée qu'elle le regarde s'écrouler et hurler sa peur de l'abandon, sa recherche phonétique d'attention. Les yeux vides et l'air presque ennuyé par tout ce désespoir – alors qu'au fond, derrière cette armure en acier trempé d'insensibilité, il y a le besoin viscéral de le prendre dans ses bras et de le serrer en lui caressant les cheveux, quitte à affronter son rejet et à pouvoir retourner se battre pour une bataille qu'elle sait déjà perdue d'avance.

A-Azylis... L'étreinte qui la prend par surprise, qui l'attaque avec l'intensité d'une morsure de requin. Tu n'es pas blessée ? Cette délicate question, brûlant toutes ses précédentes pensées, faisant voler en éclat cette fausse certitude qu'elle venait à peine de mettre en place. Et c'est un rire doucereux qui chatouille ses lèvres et la nuque dans laquelle elle a fourré instinctivement son nez, s'imprégnant une nouvelle fois de cette odeur un peu trop attirante, oubliant l'espace d'un instant qu'elle était réfugiée au creux de bras qui l'avaient fait tant souffrir qu'elle en gardait encore les marques sur ses propres poignets.

Elle le repousse en un geste sec, reprenant contenance – ne faiblis pas princesse, il serait capable de jouer une douce comédie pour mieux te piéger. Les lippes pincées et la distance de sécurité établie, ses doigts viennent offrir malgré tout une légère caresse dans la chevelure sombre du faiblard, comme on l'aurait fait juste avant d'annoncer une mauvaise nouvelle. Parce que si, elle l'est. Elle sent les coupures qui lui abîment le dos, les brûlures qui salissent ses côtes et probablement une belle balafre sur son épaule gauche.
Le ton aussi doux que du velours,
aussi tranchant qu'un poignard.

« Je le suis, Pan. On l'est tous, tu sais, ceux qui ont décidé de se battre, ne serait-ce que pour survivre. Dégageant ses longues mèches d'ébène, elle lui offre un aperçu des cloques qui courent sur sa taille, un sourire sans joie effleurant son visage. Calme-toi, sombre crétin. C'est loin d'être le moment de dérailler. »

Elle qui dit ça, alors qu'une vingtaine de minutes plus tôt, l'excitation lui prenait les tripes, la poussait dans un joli incendie provoqué par ses ennemis, juste pour avoir le plaisir d'égorger le pyromane – et le mieux dans cette triste histoire, c'est qu'elle n'a pu que déchirer les tendons de son bras, l'handicapant juste assez pour s'en sortir avec ces marques ardentes.

Un rictus qui laisse transparaître ses crocs nettoyés de l'hémoglobine qui les tâchait plusieurs minutes auparavant, elle se laisse tomber sur le sol en poussant un soupir las, écoutant la symphonie brutale des hurlements, coups de feu et explosions autour d'eux. Ce n'est qu'une question de temps, avant qu'un imprudent ou un lâche vienne les rejoindre et, selon son statut, se pisse dessus ou les attaque avec le désespoir d'un condamné à mort. Ne restant assise que le temps de panser ses plaies à l'aide de lambeaux de t-shirt, elle adresse à Pan le même regard noir que celui qu'il lui a lancé plus tôt, le dévisageant de ses prunelles animales.

« Elle doit être quelque part dans la ville, à se chier dessus et probablement dans le même état que toi. Evitant de lui murmurer qu'elle était peut-être morte, elle se campe sur ses talons sans le lâcher des yeux. On a qu'à bouger, elle ne nous trouvera pas toute seule. »

Azylis aimerait tant pouvoir prononcer ces deux syllabes qui l'insupportent, moins appuyer sur ce « elle » qui lui déchire la gorge dès qu'il roule dans son palais – et elle se retourne en attendant qu'il se redresse, dans l'intention de l'emmener dans un endroit sûr, pour retrouver sa petite jumelle un peu trop imprudente.
Ah, elle aimerait retrouver un cadavre aux cheveux bleutés.
Et, quelque part au fond de son esprit perdu, le doux nom d'Anastasia retentit, une ultime fois. Où est-il, son joli poison ?
*heavy breathing* *preparing the feels* // #e49bb7

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