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 est-ce que ce monde à le vertige { darko

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lamia
ZairaFéminin

date d'inscription : 27/07/2015
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âge, race : 20 ans, hybride
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est-ce que ce monde à le vertige { darko
   
Dim 23 Aoû - 22:58


est-ce que ce monde a le vertige
A lonely speaker in a conversation Her words were swimming through his ears again There's nothing wrong with just a taste of what you've paid for Say what you mean Tell me I'm right And let the sun rain down on me Give me a sign I want to believe Whoa, Mona Lisa, You're guaranteed to run this town Whoa, Mona Lisa, I'd pay to see you frown



  Zaira n'aimait pas Scylla. Oh, pas les Scylla. Eux elle les traitaient comme le reste, avec une admiration mal assumée teintée d'une curiosité puérile. Plus encore, les Scylla en particulier, la fascinait. Si sombres dans leur amertume, elle aimait leur pureté imparfaite, elle aimait l'humanité d'un autre temps qu'il représentait, elle aimait l'acier dans leur poings, la colère dans leurs yeux, le sang dans leur cris, la révolution dans leur plaie. Elle aimait entendre gronder leur souffle comme un nuage dans un ciel azur, une tâche d'encre sur une feuille vierge. Scylla était la fureur de Synodel. Et Zaira trouvait ça beau.

Mais les rues de Scylla, étaient laides. Les pavés sales ne respiraient pas la révolte. Les clochards recroquevillés dans les ruelles n'inspirait pas la violence. Le gris de Scylla ne semblait être qu'une couleur brisée, pauvre, si laide, si démunie, pâle et sans intérêt. C'était si mort. Si triste. Si loin de son petit monde de couleur dans le quartier neutre. Ça n'évoquait que de l'empathie, qu'une triste réalité dont on préfère détourner les yeux. Elle dénotait presque Zaira, dans sa petite robe noire et ses talons aiguilles, à fouler la terre promise de sa déception.

Elle s'était perdue Zaira. Ou peut-être avait-elle voulu se perdre. Il lui arrivait parfois, de tourner en rond dans Synodel comme un poisson dans son bocal, à se pendre au cou des passants et ruminer sur son vernis qui s'écaille, à crier sur les faux pigeons et s'extasier devant les fleurs artificielles. Elle n'avait rien de mieux à faire. Jamais. Son existence entière pouvait se résumer à tourner en rond et chercher l'attention. C'était une bien triste vie pour une bien triste gamine, d'une fadeur et superficialité sans pareille.

  Alors elle marchait. Par moment ajustait ses cheveux dans un reflet de verre, par moment lançait un clin d’œil aguicheur à un inconnu, elle faisait n'importe quoi, pour combler le vide, pour oublier qu'elle marchait, pour oublier qu'elle n'avait rien de mieux à faire. Et puis l'ennui la gagne, comme toujours, et elle aborde un inconnu, et comme d'habitude elle parle de tout et de rien, et, surprenamment, on l'écoute. Alors, ravie d'avoir trouvé un auditeur attentif elle continue elle lui parle de machin qui est populaire à l'école mais qui est en vrai est trop grave une pute gâtée et de bidule qui a genre trompé son copain deux fois alors qu'il est genre super sympa et super mignon et que genre ça fait grave pas, à tel point qu'elle eût rarement dit autant de fois genre dans une seule phrase. Et puis que oh-mon-dieu il croira juste pas ce qu'elle a lu dans un journal une fois, parce que oui il faut savoir que Zaira lit souvent la marchandise avant de la livrer, employée modèle qu'elle est, vu que grâce à sa vitesse elle à souvent le temps, et que-

▬ Tu sais petite faut pas croire tout ce que disent ces conneries de médias, ça rend idiot.

Elle se figea. Littéralement. Et comme Zaira bouge beaucoup en parlant la voir se figer, comme ça, d'un coup, c'était assez bizarre. Elle déglutit avec la moue d'une anorexique devant un triple cheese burger et se remit à bouger. Zaira choquée. Zaira vexée. Zaira offusquée. Zaira ne va pas laisser passer.

Il fallait savoir que, les médias, c'était un peu sa vie, sa culture, le lien qui lui permettait de faire partie de quelque chose. Si les médias étaient remplis de conneries alors ainsi l'était sa vie, si cela rendait con, alors elle était la plus idiote d'entre tous. Ce qui abritait un peu de vérité au fond. Un peu. Un tout petit peu.

▬ QUOI? Mais non. Mais juste non. Non non non, vous vous rendez pas compte ça c'est pas vrai hein, les médias c'est super important et bien plus objectif qu'on ne croit tant qu'on sait rester critique hein et et et....

Bien qu'énormément fière d'avoir casé le mot "objectif" et "critique" dans sa réponse Zaira sentit que son argumentation était assez vide et puisque admettre défaite face à une telle hérésie était hors de question elle considéra ses options. Soit elle lançait un argument du genre "OUAIS ET PUIS TA COUPE DE CHEVEUX EST MOCHE OK" et elle partait en courant en envoyant des doigt d'honneur à son interlocuteur (thug life) soit elle trouvait du soutien, c'était son petit instinct de primate, les meutes ça intimide toujours plus, ça la fait se sentir puissante. Dans un coup d’œil pressé (notez bien que depuis sont dernier "et" à peine une demi-seconde c'était écoulé, nous vivons ce rp au ralenti c'est extraordinaire), elle repéra les alentours et attrapa du col le premier péquenaud à sa portée et mis son bras autour de son épaule.

▬ Et j'ai raison pas vrai hein, les médias et l'iris ça gère, vas-y dis-lui.

Une minute de silence pour la pauvre victime qui n'a rien demandé, embarqué dans ses folies, ses rages, ses bataille de petites filles aux phalanges fleuries.




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Lun 24 Aoû - 4:28




La marche d'un funambule


Ce quartier il le connaissait bien. L'odeur nauséabonde le rendait presque nostalgique de la bonne vieille époque. Cette période où il vivait dans la rue lui aussi, un pur bonheur. Les yeux vides de toutes expressions, Drako déambulait dans la pénombre de la foule. "Approchez, approchez" ; "Vous êtes sûr ?" ; "Tu dis quoi connard ?" autant de sonorités différentes qui résonnaient dans son crâne. La foule avait de toute façon toujours été un grand mystère pour le jeune homme. Tout ce vacarme tumultueux... comment les gens pouvaient-ils communiquer à l'intérieur ? À mesure qu'il les croisait en savourant son gâteau, seul réconfort dans sa situation, Drako semblait les compter. Il les compter comme si son cerveau avait besoin quelque part de se rattacher à une logique fondamentale : l'exercice mathématique. Aussitôt que les chiffres affluaient dans son hémisphère gauche, ses oreilles ne semblaient plus fonctionner. Le brouhaha général devenait sourd et l'atroce picotement crânien cessait d'obstruer sa vision. Il était là à avancer parmi les gens en suivant une droite très exactement parallèle au mur comme si la moindre déviation serait synonyme de chute. Parfois les gens venaient le bousculer mais il reprenait vite son trajet à la manière d'un funambule gravitant sur une corde, le vide sous ses pieds.

Si lui ne prêtait pas attention aux gens qui l'entouraient mis à part pour ses calculs palliatifs, son allure ne laissait quant à elle personne indifférent. Il fallait bien avouer que son tee-shirt à manches longues blanc, ses cernes d'insomniaque et son gâteau à la main ne faisait pas de lui quelqu'un de foncièrement commode. Pauvres fous avaient au moins la chance de ne pas oser lui adresser la parole. C'est à peine si le jeune homme auraient entendu. Triste jeunesse. Rien ne semblait pouvoir le sortir de sa crise de funambulisme éveillée. Rien de normal du moins. Tandis qu'il s'évertuait à ne pas oublier de prendre en compte dans ses calculs les jumeaux bercés par leur mère sur la terrasse à sa droite, fait assez rare pour être signalé en ces temps, une mystérieuse ombre lui sauta dessus. Tyrannie matinale. L'information arriva trop vite à son cerveau pour que celui-ci l'analyse correctement. On venait clairement de le saisir par le col en une fraction de seconde, de l'entourer d'un bras inconnu et de murmurer un bruit sourd à son oreille. La réaction de Drako ne se fit pas attendre et tandis qu'il manqua de s'étouffer avec la part de gâteau qu'il venait d'engouffrer dans sa gorge, il s'exclama.

-276 !

Un vaste silence s'en suivit. Un moment gênant pour le commun des mortels ne pouvant tout simplement pas comprendre la signification de ce nombre dénué de sens dans la situation présente. Pourtant, dans la tête du jeune homme, tout était parfaitement clair. Aucun oubli, aucune imperfection. Le résultat parfait d'un de ses tocs de maniaco-dépressif. Il lui fallut quelques minutes pour sortir de sa torpeur et comprendre la situation dans laquelle il était. De ce point de vue, Drako avait tout d'un autiste au sens médical du terme. Il était dans son monde, émergeant seulement à quelques moments de la journée pour ensuite replonger dans ses analyses quantico-barbare de la civilisation. Si la réaction de n'importe quel autre humain sur terre, ici, aurait été une gêne à se morfonde pendant une semaine, le jeune homme, lui, resta impassible et ce malgré l'apparence de bimbo de la dite femme l'ayant enlacée spontanément. Après quelques secondes supplémentaires de silence afin de retrouver ses esprits, il décida afin de reprendre la parole.

-Je... Quoi ?

Ses yeux ne cessaient d'alterner entre ses deux interlocuteurs à la recherche d'une réponse. La situation en elle même et sa logique lui échappait et ça, Drako avait du mal à l'accepter. En temps normal il se serait probablement contenté de poursuivre son chemin mais dans le contexte actuel, c'était tout bonnement impensable. L'incompréhension était de l'ordre d'une torture mentale pour lui. Dès lors que l'information submergeait sa tour de contrôle au point d'être intraitable, celle-ci gagnait tout de suite en intérêt et c'est exactement ce qu'il venait de se passer. Il restait donc pour ainsi là, devant elle, à attendre une réponse comme un enfant le ferait devant sa mère.
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Re: est-ce que ce monde à le vertige { darko
   
Lun 24 Aoû - 14:31


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  Elle ne supportait pas le désaccord. Elle supportait à peine l'opposition et la résistance. Elle voulait avoir raison parce qu'elle savait qu'elle avait tord, elle voulait être admirée parce qu'elle savait qu'elle ne valait rien, et plus que tout elle ne voulait pas perdre car elle se savait incapable de gagner. Alors elle se battait, sortait crocs et griffes même pour la triviale des disputes, et, là où tout le monde aurait haussé les épaules et tracé son chemin elle sort ses étendards et part à la guerre.

▬ 276 !

  Elle trépigne. Se mordille l'intérieure de la lèvre, pressée, bouillante, son corps remuant sous un frisson d'impatience. Jette un regard qui se traduirait entre l'incompréhension et l’écœurement, ce même regard quand vous apprenez que mamie à confondue le sel et le sucre dans votre tarte aux pommes et que maintenant vous allez devoir la finir parce qu'elle s'est donné du mal. Elle répète les nombres dans sa tête. Deux cent soixante-seize, deux cent soixante-seize. Non, vraiment ça ne veut rien dire. Ce n'est pas une réponse universelle à la quarante-deux, ce n'est pas le nom d'un film ou le code d'une chaîne pour son iris, c'est juste un nombre sorti au hasard, quelque chose qu'elle ne comprend pas. Encore une.

▬Je... Quoi ?

Quoi. Tu t'attendais à quoi? Qu'il sache automatiquement de quoi vous parliez? Que toute la rue s'était stoppée soudainement et t'écoutais, accrochée à tes paroles comme aux mots d'un saint? Que le monde tournait autour de toi?
Non bien sûr que non, même elle s'en doutait un peu. Et pourtant, ce n'était pas la réponse qu'elle attendait. Il n'y avait pas besoin de savoir, il n'y avait pas besoin, pas besoin de comprendre. Il suffisait de répondre "oui" sans réfléchir, parce qu'elle l'avait demandé, parce qu'elle était mignonne, parce qu'elle le voulait, qu'elle en avait besoin, dans son égoïsme de petite fille gâtée.

Elle s'impatiente, elle n'a pas envie d'expliquer, de reprendre tout depuis le début, et ça même si il lui faudrait trente secondes et demie pour le faire. Elle a envie de brailler de grands « mais tu sais!!!! » « enfin tu vois!!!! » mais tout ce qui sort de sa bouche est un long soupire agacé, elle tape du pied, elle a trop de temps pour en gâcher. Elle pose son regard sur al personne sous son bras et lève les yeux au ciel, le hasard avait encore formidablement fait les choses apparemment. Un garçon de son âge, qui semblait ne pas avoir vu la lumière du jour pendant plusieurs décennies. Probablement un gros nerd looser facile a manipuler. La joueuse ne prend aucune responsabilité sur cette dernière phrase, l'avis de Zaira n'engageant qu'elle et étant sujet à changement. Épargnez mon âme. S'il-vous-plaît. Je suis gentille. Revenons-en à Zaira, qui, dans sa patience légendaire daigna donner quelques éclaircissements.

▬ Ouais en gros ce naze dit que les médias c'est des conneries qui rendent con et moi je dis que bah il a pas raison voilà. Ça rend con que si t'es con à la base. Et j'ai raison hein.

Merci Zaira pour cet effort incroyable et cette argumentation qui mettrait Camus en position latérale de sécurité au bord de la route. On t'aime. Le fougueux adversaire de Zaira qui ne l'était pas tant pris une position défensive.

▬ Non mais moi je disais juste ça comme ça hein je-

Elle lui coupa net le claquet.

▬ Toi t'as tord donc tu te tais et t'écoute mon pote.

Parce qu'apparemment ils étaient potes maintenant. Apparemment.

▬ Parce que mon pote va te dire pourquoi t'as pas raison.

Mine de rien ses idées pour son débat étaient assez vide et limitées, et, bien que la conversation aurait très bien pu se terminer par un "j'ai raison ta gueule" elle n'allait pas rester sur une si modeste victoire. Alors elle comptait sur l'autre. Même si tout ce qu'il disait c'était "elle a raison ta gueule", cela lui ferait une approbation, du deux contre un, une petite récompense qui suffirait à calmer ses nerfs trop fragiles. Alors elle le regarde, lui et ses cinquante nuance de gris sous ses yeux, les sien rempli d'étoiles et d'espoir. Elle y croit.
Bêtement, elle y croit.




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Lun 24 Aoû - 17:03




La réincarnation d'Aristote.


Décidément son agresseuse avait le don pour perdre le jeune homme. Une session d'explications en plus et Drako était de nouveau dans les choux, lui qui pensait un tant soit peu commencer à cerner toute la complexité de la rencontre. En effet, cela semblait clair après quelques secondes de réflexion : Elle voulait qu'il lui donne un morceau de son gâteau. Quoi d'autre ? Qui sauterait sur le premier venu pour une autre raison que le partage d'une sucrerie ? Cela devait forcément être ça et pourtant non. À sa plus grande surprise il était invité à une autre occupation que la dégustation. La jeune fille avait au moins le mérite de ne pas l'avoir fait patienter pour lui donner une réponse et ainsi éviter de le plonger dans une torture mentale atroce. Que faire ? Une fumée blanche semblait déjà sortir de sa boite crânienne à mesure qu'il tentait de choisir une réaction à adopter face à cette situation impromptue. Les médias ? Il s'en foutait un peu bien qu'il s'intéressait à l'actualité du dôme pour remplir ses fonctions envers Scylla et Aloïs. Peut-être valait-il mieux tout simplement continuer sa route et laisser les deux énergumènes régler leur compte ?

-Je ne me sens pas concerné, débrouillez-vous.

À la limite du snob pur et dur, Drako avait annoncé son ultime réponse, non fier de lui, avec une légèreté sans nom. Toute sa naïveté vis-à-vis des rapports humains qu'il ne connaissait pas pouvait clairement se faire sentir. Ce n'était pas un ton que l'on prenait pour une réponse comme celle-ci et encore moins dans une situation à la limite de l'agression. Il n'était de toute façon pas doué pour dialoguer avec le commun des mortels. À force d’analyser toute forme de relation, sa vision pessimiste du monde avait fini par lui conseiller de s'en éloigner. Il ne pouvait en résulter que du mauvais et si l'amitié apportait la joie, la séparation n'en était que plus douloureuse. À croire que les sentiments humains étaient destinés à apporter le malheur à une plus grande échelle que le bonheur. Ceci ne pouvait tout simplement pas être contesté selon lui. Il se basait sur un principe très simple : L'incapacité à savoir quand on est heureux. Dès lors que l'instant de bonheur était passé pour laisser place à la nostalgie et la tristesse, tout semblait apparaitre comme si le cerveau prenait un malin plaisir à accentuer la douleur.

Perdu à nouveau dans ses analyses existentielles, la bimbo ne tarda pas à le contraindre à en ressortir. Tout dans sa personnalité était une bombe dans le cerveau de Drako. Rien ne semblait avoir de sens pour sa logique et si cette dernière en était doté, il souhaitait connaitre le bouquin qui inspirait son monde de vie "full random" en apparence car oui, ils étaient "potes" maintenant. Il ne la connaissait que depuis 5 minutes et voilà qu'elle se considérait déjà intime avec lui. C'en était trop et tandis qu'il laissa un soupire s'échapper de ses lèvres, il entreprit de décrocher son bras pour commencer à partir. Zaira et son comportement avait eu raison de sa logique et la seule issue qui lui restait était la fuite. La fuite avant que son esprit soit corrompu par cette dernière qui semblait possédée par l'esprit d’Aristote en personne. Pourtant il ne lui fallut qu'une dizaine de pas avant de décider de revenir sur sa décision et se représenter devant eux. Non, il ne pouvait juste pas partir en laissant tant de mystères sur la personnalité d'une inconnue. Son cerveau en ébullition l'en empêchait purement et simplement. Il lui fallait la comprendre pour passer à autre chose ou ses dix prochaines nuits ne seraient que tortures.

-Les médias c'est ça ? Vous voulez connaitre mon avis ?

Une longue minute de silence s'en suivit encore et toujours. À croire que la moindre action du jeune homme devait être approuvée par l'ensemble des neurones de ce dernier. Lui d'ordinaire peu bavard avec les inconnus allait cependant changer un poil ses habitudes pour observer les réactions de la jeune femme et tenter de poser un paterne sur son comportement. Pauvre folle, de toute la foule elle avait choisi lui.

-Les médias... hum... ça ne vaut pas les livres... on peut qualifier ça d'inutile du coup.
Ça avait au moins le mérite d'exprimer de façon concise son avis. Il utilisait les journaux seulement par nécessité mais toute forme d'avancée technologique ou de modernité lui déplaisait en réalité. Il jugeait ça inutile en comparaison à la connaissance renfermée dans les livres et ce qu’une bibliothèque pouvait enseigner. Si la réaction de son opposante allait être volcanique, il se contenta de lui tendre sa coupelle surmontée de la part de gâteau. Son regard était désormais à la limite du psychologue. Il épiait la moindre de ses réactions et son visage était pour le moins... bizarre.

-Si tu me dis ce qui te passe par la tête en ce moment même, je t'en donne un morceau.
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Dim 30 Aoû - 16:40


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  Qui étaient-ils pour défier la grande Zaira? Qui étaient-ils pour continuer à vivre après l'avoir froissée, après avoir tenté d'ébranler les convictions de toute une vie. Qui étaient-ils pour l'ignorer et partir? Oh Zaira ne lui en voulait même pas, elle n'était même pas en colère non, elle fulminait certes, mais ce n'était pas dans un ressentiment ciblé, c'était une accumulation de petites choses, une humeur générale. Tout est-il que si la casserole dans sa tête étaient déjà en ébullition depuis quelques minutes l'eau s’apprêtait désormais à déferler. Elle regarda son ultime renfort tourner les talons, retraça quelques douloureuses images de leurs expériences communes et de tout le bon temps qu'il avaient eu ensemble avant cette odieuse trahison, à savoir leur rencontre d'il y a une minute, et elle en versa même une petite larme intérieure. C'est toujours douloureux, la perte d'un ami.
...
Non Zaira mais franchement. Reprend-toi. T'engager dans un débat inutile est une chose, ne pas pouvoir le finir en est une autre. S'abaisser à demander de l'aide peut passer, mais se la voir refuser ainsi, rester seule sur ton champ de bataille sans armes et incapable de faire quoi que ce soit, c'en est presque triste, reprend-toi, rappelle-leur qui est la grande Zaira, maîtresse des mots d'amour en kikoolol, des strings en dentelle et des régimes forcés! Venge-toi de tous ces affronts! Et la revoilà, prête à hurler son opinion et fermer la gueule de tous ceux qui chercheraient à la contredire, elle prend une inspiration et lève le doigt, sourcils froncés, hautaine et forte comme jamais.

▬ Les médias c'est ça ? Vous voulez connaitre mon avis ?

...Ou pas. Elle se tut net. Elle ne s'y attendais pas vraiment. A ce stade la réflexion de fausse rousse de Zaira se divisa en plusieurs phases. D'abord il y avait la phase "gné", celle ou on comprend que non on a pas halluciné mais qu'il état bien parti mais que pour une raison inconnue il est revenu, comme soudainement intéressé par le sujet. Sourcils arqués yeux plissés bouche pendante. Et puis il avait la phase deux. La phase deux c'était un peu la phase émotion, c'est cette phase un peu niaise où elle a soudainement envie de sortir un mouchoir les yeux brillants avec une petite phrase du genre "tu es revenu pour moi Jaaaaack" -oui bon elle ne savait pas comment il s'appelait donc par défaut c'était Jack. C'était très bien comme nom, Jack, c'était passe-partout, ça allait à tout le monde. Petit sourire timide regard plein de tendresse. Et puis venait la phase trois, la phase colère graouh parce que oui bon il l'avait quand même abandonné avant de revenir et elle n'allait pas passer ça comme ça quand même. Sourcils froncés, mine boudeuse. Et comme personne ne savait ce qu'il se passait par la tête on voyait juste l'hybride changer d'expression trois fois en dix secondes. Pas bizarre du tout.

▬ Les médias... hum... ça ne vaut pas les livres... on peut qualifier ça d'inutile du coup.

Trahison. Disgrâce. À nouveau. Pokerface. Non vraiment Jack si c'était pour dire des trucs pareils il fallait rester là-bas. Qu'est-ce qu'elle en avait à foutre des livres Zaira, l'unique raison qu'elle avait d'en lire était de jouer les intello critiques en répétant par cœur l'avis de quelqu'un d'autre qu'elle avait lu quelque part sur son iris. Son premier interlocuteur échappa un rire. Elle se retourna immédiatement vers lui, le fusillant du regard.

▬ TU TROUVES CA DRÔLE

Et finalement elle en avait marre et mis fin au débat. Avec un coup de pied latté entre les jambes, et même avec les maigres os de Zaira, ça calmait n'importe qui. Elle fit demi-tour immédiatement, prête à tracer son chemin, et lâcha un ultime regard vers Jack -on parle de Darko là si vous avez tout bien suivi- avec la tête d'une gamine de six ans à qui on a retiré son jouet. Et puis elle s'arrêta. Celui qui avait d'abord tourné les talons en l'ignorant complètement la fixait désormais intensément de façon presque flippante. Attendez, oubliez le presque. C'était flippant. Elle eu un petit moment de recul et eu le réflexe stupide de regarder à droite à gauche, pour éviter d'avoir à fixer ces deux pupilles noires braquées sur elle.

▬ Si tu me dis ce qui te passe par la tête en ce moment même, je t'en donne un morceau.

Elle était un peu trop perdu pour refuser sa demande alors elle lui dit ce qui en effet lui passait par la tête lorsqu'il lui tendait son gâteau en lui disant ça, et du ton le plus calme et hésitant possible répondit:

▬ ...Mais... J'en veux pas?...

Elle reprit un peu ses esprits et, plus à l'aise, poursuivit:

▬ Non parce que c'est bourré de sucres et de calories ça et je suis au régime alors.

Et pour ne pas trop le froisser ajouta:

▬ Mais merci de proposer hein.

Par contre si c'était une technique de drague c'était vraiment pourri.




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Mer 2 Sep - 12:59




Analyse quantique d'une douleur ancestrale.


En plus d'avoir des expressions de visage aussi changeantes que les aiguilles d'une montre, les réactions de la jeune femme étaient pour le moins... intenses. Drako avait bien mis une dizaine de secondes avant de se décider sur l'adjectif qui pouvait qualifier le coup de pied into balls que le malheureux homme venait de subir. Analysons un peu la douleur ancestrale de la victime. D'abord c'est la réaction. Le cerveau comprend malgré lui qu'il ne pourra pas esquiver la castration et qu'il devra faire avec. Il se résigne donc et envoie des ordres de type "Mondotek Alive" au corps tout entier pour l'avertir d'un brisage imminent. Le coup est donc encaissé chaleureusement par les bijoux de famille de l'homme en question qui tombe net dans une chute lente ou rapide selon le degré Newtonien qu'il se prend. La douleur se répand alors dans tout son bassin et explose viscéralement ses boyaux pendant une bonne dizaine de minutes... voir une vingtaine parfois. C'est l'agonie qui fait comprendre à tout homme, non eunuque, qu'il ne faut pas jouer avec les lois de la nature.

Pendant cette brève analyse, Drako fixait toujours Zaira très sérieusement en attendant une réponse. Selon lui, son comportement n'avait rien d’irrationnel vu que porté par de la curiosité et donc en aucun cas étrange. Bien entendu sa façon de voir le monde n'était pas la même que pour la plupart... la quasi totalité de la population et encore moins celle de son interlocutrice. Après une tentative de départ, son regard pénétrant fit son effet et la jeune femme se sentit obligée de ne pas s'échapper après avoir libéré une moue infantile auquel Drako n'avait même pas fait attention. Il était donc là à toujours la fixer de la même manière lorsque le supplice ultime lui fut assené : Le refus d'une sucrerie. Une telle proposition était extrêmement rare venant du jeune homme et donc ne pouvait se refuser. Même les personnes les plus proches qui se comptait sur les deux doigts d'une main n'en avait que rarement le droit. Offrir une part de gâteau c'était comme offrir son maquillage et même tout ses outils de beauté pour Zaira. Sans doute impensable sauf cas exceptionnel et encore.

-Les douceurs sont préconisés dans tout régime en guise de récompense pour le corps.

Il s'approcha un peu plus jusqu'à limite se coller à elle. Légèrement penché, il contemplait désormais les expressions de son visage à quelques centimètres du sien. Si son côté ingénu en matière de rapports humains ne l'alertait pas d'un comportement bizarre et gênant pour n'importe qui d'autre, cela ne devait pas être la même chose pour la pauvre jeune femme se sentant sans doute épiée. Drako était comme ça après tout. Son intellect était à la hauteur du décalage social dont il était victime. À croire que tous les génies étaient destinés à être bizarres. Après quelques lentes secondes d'observation, il finit par se reculer légèrement pour reprendre une bouchée de son gâteau. Il ne lui proposerait pas deux fois, ça c'était sûr. Décidément, aucune de ses réactions ne semblaient logiques pour le jeune homme. Refuser une part de gâteau, et puis quoi encore...

-Pourquoi es-tu au régime d'ailleurs ? Tu n'es pas grosse.

Drako faisait tout pour que la conversation ne semble pas trop être un interrogatoire. Il pensait savoir que les êtres humains étaient semblables aux animaux. Le moindre faux pas et c'était la fuite assurée. Ce n'était pas foncièrement faux mais à un point aussi poussé, cela pouvait devenir risible. Surtout que la victime de sa curiosité n'aimerait sans doute pas la comparaison... Il devait donc s'y prendre avec des pincettes pour la comprendre tant qu'il le pouvait encore afin de sauver ses nuits.

-Tu veux peut-être aller dans un coin plus tranquille pour discuter ?

Avait-il ajouté le plus naturellement du monde et sans aucune ambiguïté pour sa part. Toujours réfléchi et résonné dans son comportement et ses actions, il s'était dit qu'un cadre plus tranquille serait également plus propice à une analyse profonde et motrice de son cerveau dont les connectiques ne semblaient pas être faites normalement après réflexion. Si cette remarque pouvait semblait être une insulte, c'était tout l'inverse pour le jeune homme. Seul un spécimen aussi rare pouvait obtenir son attention sans raison dans la rue, lui qui était perpétuellement dans son monde.
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