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 Le rire est un masque fragile. (Zaira)

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orion
Roman KovacMasculin

date d'inscription : 20/08/2015
pouvoir : ordre absolu, principalement utilisé pour se faire comprendre des entendants, ou pour veiller sur ses arrières.
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Le rire est un masque fragile. (Zaira)
   
Dim 23 Aoû - 12:30


Une cigarette non allumée à la bouche, les mains dans les poches, tu avances dans la rue, tel un loup s'aventurant à proximité d'une bergerie. T'efforçant de ne jamais garder le regard fixé sur le même point, tu forces tes yeux à balayer la zone qui se tient devant toi, sachant pertinemment que, si un danger devait survenir, tu ne pourrais t'appuyer que sur ta vision, de plus en plus défaillante, qui t'oblige à porter des lentilles pour corriger ta vue. Tu n'es jamais totalement à l'aise quand tu marches seul dans la rue. Tu as l'impression que le monde entier est ton ennemi  ; tous ces entendants ne font pas partie de tes camarades, ils n'ont donc aucune raison de te regarder avec sympathie. Quand tu avances, tu devines leurs pensées. Tu n'es pas comme eux, tu ne le seras jamais. Et, si tu peux passer pour un homme fort, quelqu'un qui constitue un péril potentiel pour eux, alors tu te protèges. Voilà pourquoi tu ne souris jamais, même quand tu ne fais que te promener. Conscient de la faiblesse qui t'isole du reste du monde, tu as décidé de bien leur faire comprendre que tu n'irais jamais dans la même direction que tout le monde.
Mais il serait tellement facile de te porter un coup dans le dos.
Et tu hais cette faille, que tu t'efforces de cacher.
Il n'y a pas trop de gens dans la rue, mais c'est déjà assez pour quelqu'un comme toi, qui préfère être seul. Tu te sens ainsi bien plus sûr : la présence de témoins est toujours gênante. D'un autre côté, tu as peur qu'on se rende compte que toi, tu n'entends rien. Dissuader les autres de t'approcher, c'est les empêcher de vouloir nouer la conversation avec toi. Une conversation qui serait impossible pour beaucoup, car leurs lèvres dansent beaucoup trop vite, car le ballet de tes mains ne leur dit absolument rien.

Tu es sur le chemin du retour, après une livraison qui s'est plutôt bien passée. Comme tu ne parles pas, on te fait plus facilement confiance ; c'est peut-être une mauvaise chose pour eux, car tu es capable de t'exprimer, ce que l'on oublie un peu trop souvent. Mais, dans le milieu du travail, ça vaut mieux pour toi. Si on pense que tu es réduit au silence, on te laisse tranquille. Bref, la transaction s'est bien passée. Et, si le client a l'impression d'avoir fait une affaire et de t'avoir roulé, tu sais très bien que c'est loin d'être le cas. C'est toi, le vainqueur.
Ta main te paraît curieusement vide, à présent que tu as laissé ta mallette auprès du client.
En revanche, tes poches sont un peu plus garnies que d'habitude.
Mais tu n'as pas l'intention d'en profiter. Tu ne goûtes pas le plaisir qu'il peut y avoir à s'arrêter flâner en chemin ; les lieux publics te mettent toujours un peu mal à l'aise. Donc ton projet est le suivant : tu rentres, tu files l'argent, et tu retournes chez toi, car le jour va bientôt commencer à décliner. La nuit n'est pas vraiment ton amie, car on y voit moins bien. Et traverser un pâté de maisons à tâtons, tu serais capable de le faire, sans doute mieux que n'importe quel entendant, mais ça ne te branche pas trop.

Tes projets sont pourtant contrariés quand tu aperçois une silhouette familière, non loin de toi, à quelques pas. Ce que tu reconnais surtout, c'est cette chevelure flamboyante, d'un roux bien orangé, que tu associes directement à un prénom portant la même teinte à tes yeux - Zaira. Une jeune femme que tu associes à l'énergie, la vitalité, la joie ; or, ce n'est pas ce que tu vois. La silhouette est prostrée, et respire le malheur. Est-ce elle ? Tu t'approches. Un coup d'œil te suffit à confirmer que c'est bien elle ; tu es observateur, tu es capable de distinguer la forme de ses bras repliés autour d'elle, le mouvement de ses cheveux vifs. Tu la vois secouée de sanglots que tu n'entends pas. Tout ce que tu perçois de sa détresse, c'est cette posture étrange, ce frisson qui traverse ce corps et que tu associes au chagrin.
Avec douceur, tu t'accroupis devant elle et lui pose la main sur le bras, le tapotant légèrement.
Même sans te voir, elle peut deviner qui tu es.
Il n'y a que toi pour t'avancer ainsi, dans le silence, préférant le contact physique plutôt que l'utilisation d'une voix que tu ne peux contrôler correctement, et qui sortira déformée de ton gosier.
Tu attends, donc.
Attends qu'elle arrive enfin à lever les yeux vers toi.
Ses yeux sont rougis par les larmes qui les ont emplies, et cela te sert le cœur. Tu ne peux pas prétendre que tu es quelqu'un de bien, ou que la douleur d'autrui te fait mal : la plupart du temps, tu t'en fiches complètement. Mais tu n'es pas indifférent à la souffrance de ceux que tu apprécies. Et Zaira en fait partie, parce qu'elle ne t'a jamais rejeté, parce qu'elle ne t'en a jamais voulu de ne pas entendre ce qu'elle te disait. Elle t'accepte, même si vous n'êtes pas du même monde, et cela te fait chaud au cœur.
Tu n'en demandes pas d'avantage.
Tu t'es toujours senti très seul, alors avoir quelqu'un face à toi qui ne te reproche pas ta surdité te fait plaisir.
Tu sais qu'elle ne te comprend pas, mais tu esquisses quand même les gestes. Est-ce que ça va ? Dans le contexte, elle devrait pouvoir deviner ta question : la seule que l'on puisse poser quand quelqu'un n'a pas l'air dans son assiette. Et puis, ton visage inquiet devrait lui donner une indication supplémentaire. Même toi, tu es capable de sollicitude. Cela dépend juste des moments, de la personne en face de toi.
Mais tu te sens gauche, tu ne sais pas si tu parviendras à l'aider, à la soulager un peu.
Tu es un homme trop froid, Roman.
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lamia
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Re: Le rire est un masque fragile. (Zaira)
   
Dim 23 Aoû - 18:57


le rire est un masque fragile
I have walked these streets so long there ain't nothing right, nothing wrong but the little wet tears on my baby's shoulder, the little wet tears on your baby's shoulder.But on this stage I've learned to fly, learned to sing and learned to cry Little wet tears on my baby's shoulder



Tout foutait le camp parfois. Il n'y avait pas besoin de grandes raisons, pas besoin d'épopées lyriques, de trahisons, de cœur brisé, de grandes batailles et de tragédies qui vous arrachent le cœur. Zaira il lui suffisait d'une colère, d'un regret, d'une connerie, il suffisait qu'elle se souvienne à quel point elle était faible, et en un fragile battement de paupière tout foutait le camp. Ses grands airs, son assurance, ses grandes allures de demoiselle. Elle donnait toujours cette impression Zaira, d'être une femme forte, incassable, une battante, une femme des grandes causes, le qi en moins. Mais voilà, c'était des apparences tout ça, du vent, un gros mensonge, on vous a menti, Zaira ce n'est que ça, une petite fille brisée qui ne contrôle plus rien, qui crie, qui enrage, et qui se brise en mille morceaux.

  Elle titube, le longs des allées, comme si elle avait oublié comme marcher, la tête basse, le menton dans le cou. Silhouette filiforme fondue dans les ombres de la nuit, un voile de clarté faisant luire ses larmes de crocodile. Et puis par moments, dans un hoquet, elle brise le silence, shoote une poubelle, insulte un passant, et frappe le mur du poing en jurant. Et finalement elle s'adosse au mur. Elle n'a envie d'aller nulle part. Elle ne veut voir personne. Elle ne veut même pas courir jusqu'à chez elle et noyer sa morve dans son oreiller en se consolant sur des romcoms à la con, elle ne veut même pas chercher le refuge des bras de Kenzo. Elle veut juste rester là, dans son petit coin de rue, isolée, ignorée, tristement humaine.

  Eh bien quoi Zaira? Tu n'as pas pu t'acheter les nouvelles sandales Louis Vuitton? On s'est moqué de toi? On a refusé ton aide? On t'as balancé tes vérités à la figure? Tu as encore mis ton nez là où il ne fallait pas? Il va falloir cesser de fuir et jouer les victimes Zaira. Un jour il faudra arrêter les caprices, il faudra grandir, cesser de pleurer pour tout sauf les bonnes raisons. Un jour Zaira, il faudrait être un peu moins toi-même.

Zaira tu appartenais à ces rues. Ces rues mixtes, ces rues changeantes, animées et désertes, rayonnantes et sombres. Zaira tu étais comme cette solitude parmi la foule. Tu étais comme ce calme qui couvre la déchéance, ces rires qui cachent la haine, ce bruit qui cache le silence. Accroupie sur ton mur, la tête dans les genoux, tu te fond sous l'éclairage public, alors que les passants tracent leur route, vivent et s'amusent, et ton corps veut se jeter dans les bras de ces inconnus alors que ton âme crie vouloir être seule.
Et tu trembles.
Et tu pleures.
Et tu pries pour que personne ne vienne.
Mais au fond tu veux qu'ils viennent quand même.
Et tu pleures de plus belle.

Quelque chose se pose sur ton bras, quelque chose de chaud, de familier, d'amical. Un tapotement, une main. Tu la connais cette main Zaira, cette main que tu as si souvent voulu tenir, alors que tu traînais son propriétaire par le bras, faisant des grands gestes comme si ton langage corporel d'italienne avait le moindre sens pour les sourds. Pendant une seconde tu as envie de prendre cette main, de la poser sur ta joue, d'essuyer tes larmes avec, tu as besoin d'un peu de sympathie. Mais tu te ravises. Tu veux pas qu'on te voie comme ça, si fragile, si faible, si pathétique, tu ne veux pas qu'on sache, tu ne veux pas qu'on te poses des questions auxquelles tu saurais même pas répondre. Tu gigotes légèrement le bras dans une espèce de tentative de coup d'épaule ratée. Et puis tu attends, tu attends qu'il parte, ou plutôt tu espères qu'il parte, et tu espères qu'une fois qu'il l'aura fait tes jambes ne courront pas d'elles-même pour le rattraper. Mais tu sais bien qu'il ne partira pas.
C'en est ridicule Zaira, regarde, les autres t'aiment plus que toi.

Timidement elle lève la tête. Les yeux gonflés et les joues rouges, les cheveux humides sur son visage. Il lui fait quelques signes, qu'elle comprend malgré elle. Elle se mord la lèvre inférieure, elle n'a pas envie de répondre et pourtant elle se sent émue. Roman s'inquiète pour elle. Pour elle. Ce n'est pas elle qui se jette sur lui en faisant des gigotant dans tous les sens et en criant son nom, tandis qu'il la laisse docilement s'emballer toute seule avec tout cette amour qu'elle porte à la race humaine. C'était lui qui, de lui-même venait pour elle. Pour quelqu'un comme elle. Alors elle ouvre la bouche et essaie d'aligner deux mots aussi clairement que possible.

▬ Roman je...

Et le reste se perd dans un hoquet incompréhensible même pour la plus fine des ouïe. Alors elle lui fait complètement face et ré-essaie, en articulant le mieux possible.

▬ Je sais pas.

Je sais vraiment pas. J'ai le cœur qui fait mal et la tête qui tourne. J'ai envie de m’énerver et de rire. J'ai envie qu'on me console et qu'on me laisse tomber. J'ai l'impression de détester tout le monde mais surtout moi-même. La réalité ça fait mal tu sais. La seule chose dont je suis à peu près sûre c'est que je vais pas bien.

▬ Aide-moi s'il-de-blaiiiit.

C'était un appel au secours hoqueté, étouffé recouvert par la reprise ds larmes sur ses joues. Et elle baisse les yeux car elle a honte, elle abhorre cette eau qui sort de ses iris. Et d'une main tremblante elle s'accroche à sa manche.

Dites-moi comment je dois me sentir parce que j'en ai aucune idée.


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Dernière édition par Zaira le Lun 24 Aoû - 14:34, édité 1 fois
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Re: Le rire est un masque fragile. (Zaira)
   
Lun 24 Aoû - 12:02


Elle te regarde enfin, elle pose ses yeux humides de larmes sur ton visage, Zaira, et elle semble presque étonnée de ta présence, de la douceur qui se lit sur ton visage habituellement dur. Les émotions la rendent différente de d'habitude, comme si cela déformait un peu ses traits ; et pourtant, toi, tu la reconnais. Tu comprends que c'est bien elle, alors que la tristesse ne semble pas faire partie de son répertoire, et tu as l'impression d'en connaître un peu plus sur elle. Au fond, ta connaissance d'elle est assez superficielle. Tu sais qu'elle a besoin d'attention, car elle ne cesse de parler, parler, sans pour autant chercher à ce que tu la comprennes : tu en as donc déduit que le plus important, pour elle, n'est pas ce qu'elle dit, mais le fait qu'elle dise quelque chose. Tu sais aussi qu'elle n'est pas cruelle, qu'elle a plutôt bon fond, car elle est capable d'accepter quelqu'un comme toi, alors que tu ne lui as jamais accordé l'attention qu'elle réclamait à grands cris, étant tout simplement incapable de la lui fournir. Mais au fond, sais-tu vraiment ce dont elle parle ? Pas du tout. Tu ne connais pas ses passions, tu ne sais pas ce qu'elle apprécie chez toi, en bref, tu ne sais rien. Mais appréhender ainsi sa douleur, c'est découvrir une nouvelle facette d'elle. Une partie sensible, quelque chose qu'elle n'oserait pas montrer en public, et qui justifie qu'elle se cache dans un coin pour pleurer. Peut-être la raison en est-elle ridicule ; peut-être ne peux-tu pas faire grand-chose pour elle. Mais, si tu peux au moins l'apaiser par ta présence, tu n'hésiteras pas.
Tu vois ses lèvres former très distinctement de mots. Ton propre prénom - tu t'es toujours demandé comment il sonnait, mais tu trouves la façon de prononcer le mot très belle -, suivie d'un pronom. Puis la jeune femme éclate à nouveau en sanglots, incapable d'en dire plus, et tu restes figé tel un idiot, ne sachant que faire. Le fait qu'elle t'ait appelé te donne-t-il le droit de lui venir en aide, de lui demander de se confier à toi ? Tu n'en as aucune idée, aussi attends-tu qu'elle se calme pour expliquer la situation.
Elle ne sait pas.
Sa réponse te laisse perplexe, car tu ne sais pas si elle te ment ou si elle est sincère. Si elle te ment, cela signifie qu'elle n'a pas totalement confiance en toi, qu'elle ne veut pas te dire ce qui la tracasse véritablement ; auquel cas, tout ce que tu peux faire, c'est aller dans son sens. Et si elle est sincère... tu ne sais pas ce que tu es censé faire. Tu la vois totalement perdue, et tu as l'impression qu'elle te dit la vérité.
Elle ne sait pas.
Et parce qu'elle ne sait pas, parce qu'il n'y a rien que tu puisses faire pour elle, tu choisis la seule option qui te reste, à toi qui ne peux la consoler par la voix. Tu entoures ton bras libre autour d'elle, tu la sers contre toi tendrement, et la main posée sur son épaule la caresse légèrement, comme pour lui faire signe que tu es là, qu'elle peut se laisser aller. Tu n'as que ta présence à lui offrir. Même pas une oreille attentive, ou une voix charmeuse. C'est dans des moments comme cela que tu te sens amer, que tu prends conscience du fait qu'il te manque peut-être quelque chose. Peut-être, à travers ses larmes, sent-elle ton corps légèrement trembler contre le sien. Tu n'es pas triste, mais tu souffres d'être aussi inutile.
Tu voudrais lui dire qu'elle égaie ton existence, avec son énergie, son sourire, ses expressions amusées.
Même si tu ne comprends à ce qu'elle te dit.
Tu aimes la voir pétillante, joyeuse.
Et tu crains d'autant plus de la voir s'enfoncer dans le chagrin, sous tes yeux, sans être capable de faire quoique ce soit. Lentement, tu te mets à la bercer un peu, imprimant à vos deux corps un rythme doux, comme une mère le ferait pour calmer son enfant. Sauf que tu n'as rien d'une mère, tu es un type brutal qui semble avoir oublié ce qu'est la gentillesse. C'est Zaira qui te fait prendre conscience de ce manque en toi. Du fait que tu es devenu un bloc de glace qui ne se soucie plus assez des autres. Une amitié décidément trop précieuse pour être gâchée par tes manques.

Quand tu as l'impression qu'elle va un peu mieux, tu la relâches, sans la forcer à partir. Si elle veut rester contre toi, cela te va. Tu libères cela dit tes deux bras pour former un nouveau message en langage des signes.
Que s'est-il passé pour que tu sois dans cet état ?
Tu te doutes bien qu'elle ne comprendra sans doute pas le sens de ton message, surtout dans son état. Ce n'est qu'une simple façon de lui dire qu'elle peut parler, si elle en a envie, que tu t'efforceras de l'écouter. Et, si vraiment tu n'y arrives pas, tu sortiras ton Iris et tu essayeras de communiquer à l'écrit par le biais de ton écran. Ce qui est toujours plus simple que de t'efforcer en vain de signer.
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Re: Le rire est un masque fragile. (Zaira)
   
Lun 24 Aoû - 15:50


le rire est un masque fragile
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  Zaira était Zaira. Une petite fille sans problème dont le plus gros problèmes jusqu'à ses seize ans était que sa petite sœur avait vomi sur son sac à main tout neuf et que ses frères jumeaux se moquait de sa teinture en rousse. Zaira était Zaira. Une jeune étudiante tout juste sortie de son cocon qui découvrait un monde différent que celui de son petit cocon familial, qui savourait son indépendance fraichement acquise et qui, du haut de ses vingt ans se sentait prête à conquérir le monde. Zaira était Zaira. Une adolescente en crise identitaire qui ne savait même plus qui elle était à force d'être trop de chose. Elle n'était ni la battante ni la star ni la queen B qu'elle se vantait d'être. Parce que Zaira sous le flot de ses paroles, sous l'éclat de ses sourires, sous la rousseur de ses cheveux, c'était juste ça, une nullarde qui pleure dans le noir avec de la morve qui dégouline. Zaira n'appartenait pas Synodel, elle n'y faisait qu'au mieux y vivre.

  Souvent Zaira voulait être quelque chose d'autre que Zaira. Elle aimerait être plus forte, arrêter de pleurer, de s'énerver pour un rien, de grincer les dents et serrer les poings. Alors des fois elle rentrait en furie chez elle après une dispute et elle regardait son reflet en se criant « Je pleurerai pas. Plus jamais. Plus jamais. Je serais forte. Parce que si je suis pas assez forte je finirai toute seule. Si je suis pas assez forte Kenzo partira encore. » Et puis elle souriait, elle faisait se sourire un peu maladroit qui veut suggérer que tout va bien mais qui signifie tout son contraire. Et elle fondait en larmes. Parce que la Zaira qu'elle était était la Zaira faible et dépendante, la fille qu'elle détestait être.

  Et elle se retrouvait là, encore, accroupie près de Roman, les yeux humides en essayant d'arrêter le flot de ses larmes de toute son âme, chaque tentative plus vaine que la précédente. C'était vraiment ça l'image qu'elle voulait renvoyer à Roman? Celle d'une minable qui pleure sans raison? À t'agripper à lui à demi-doigt, comme un ultime aveu d'impuissance? À appeler à l'aide, les yeux embués?

  Une réponse, une douce étreinte, un geste tendre. Elle se loge un peu plus dans ses bras. Elle est désolée Roman, tu sais. Elle voulait pas t'imposer ça. Elle voulait pas mouiller tes fringues comme ça, t'obliger à rester pour elle. Tu peux partir tu sais, elle t'en voudra pas. Elle reviendra te voir, demain, ou peut-être dans une semaine, le sourire large, la mine rayonnante. Elle fera comme si de rien n'était. Elle sera juste comme d'habitude. Et pourtant elle veut que tu restes. Rester là encore un moment, avec elle. Et elle déteste ce désir, elle déteste sa dépendance. Et elle répète en boucle, dans un murmure que tu ne saurais entendre.

▬ Merde. Bordel de merde.

  Elle avait toujours trouvé ça triste, la surdité. Pas dans un sens un peu empathique pas un « Oh! C'est triste » un peu hypocrite, plutôt comme un regret, une déception. On plaignait toujours les aveugles avec une sincère empathie, on s'empresser de les aider à traverser. Quand on plaignait les sourds c'était toujours teinté d'agacement, car il fallait se faire comprendre, répéter tout lentement, apprendre d'autres langues. Zaira n'avait jamais plaint Roman. Elle trouvait juste ça triste de ne pas pouvoir lui faire écouter sa pop musique préféré, et que tous ses ragots passent à la trappe. C'était pourtant une bonne chose. Le superflu elle n'insistait jamais dessus, ce n'était jamais que du blabla sans autre intérêt que de combler le silence. Elle n'insistait que sur ce qui importait vraiment, que sur l'essentiel, tous ces beaux sentiments qui étaient toujours noyés sous ces montagnes de mots vides. Il fallait au moins être sourd pour écouter Zaira.

  Elle se calma un moment, les violents hoquets qui la secouaient se transformant en tremblements timides. Roman relâcha étreinte, elle ne broncha pas. Rester là, un moment, une seconde de plus, dans le confort d'une autre présence. Il fit des signes pour quelque chose. Peut-être qu'un jour elle apprendrait la signification de ces signes. Peut-être pas. Elle baissa la tête et pris sur elle se frotta le visage du bras et se redressa, lui faisant face avec le sourire le plus honnête qu'elle pouvait produire en cet instant, ce sourire-là, maladroit, un peu niais, qui disait tout ce qu'il ne voulait pas.

▬ Je... Ça va. Je pleurais pas hein.

Roman, si mon âme criait, est-ce que tu pourrais l'entendre?

▬ Il a juste... plu.

Et elle continue de tenir ce sourire un peu penaud, un peu bancal, alors qu'elle passe sa main dans ses cheveux, en riant.

▬ Quoi tu t’inquiétais pour moi? Tu m'aimes bien en fait c'est ça?

J'ai jamais vraiment su, si les gens tenais à moi. Alors ça me fait plaisir.

▬ ...Merci. Mais je vais bien maintenant.

Elle répète, pour elle-même.

▬ Je vais bien.

Ça a pas marché, je vais toujours pas bien.



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Re: Le rire est un masque fragile. (Zaira)
   
Jeu 27 Aoû - 12:06


Il y a des choses qui t'échappent complètement, des détails, des émotions qui se transmettent par la voix, et qui ne parviennent jusqu'à ton cœur. Il y a des sons qui forment des sourires sur les visages des gens, qui les rendent heureux, qui leur donnent le courage d'avancer. Un simple bruit de pas familier, derrière soi, peut provoquer un immense soulagement, une joie intense, la certitude de ne plus être seul.
La solitude se love dans le silence.
Dans ce monde où tu es isolé du reste des autres, tu sais ce que c'est, d'être seul. Et à quel point on peut en souffrir. Le chagrin ne t'est pas étranger, car tu l'as rencontré à de nombreuses reprises, tel un vieil ami venu te narguer en observant amoureusement tes peines. Tu sais ce que c'est, d'être là, à avoir mal, et à savoir que les autres ne viendront par vers toi. Que ta souffrance les laisse indifférents. Que leur regard glisse sur toi, sans jamais s'y arrêter vraiment, sans jamais se demander s'ils peuvent quelque chose pour toi. Voilà pourquoi tu es devenu cet homme-là. Celui qui n'en a rien à faire de la souffrance des autres. Si les autres ne sont pas là pour toi quand tu en as besoin, tu ne peux pas leur retourner la pareille. Tu t'es toujours dit que tu ferais mieux de vivre seul, de n'attendre rien de personne. Et cette blessure initiale est devenue ta force. Ce qui constituait une faiblesse, tu as réussi à la surmonter, sans l'aide de personne.
Pourtant, même si tu es mauvais, tu as encore un cœur. Tu n'es pas au-delà de tout sauvetage, tu peux encore t'accrocher. Après tout, tu es juste sourd, ce n'est pas la fin du monde. Tu peux encore aider ceux qui ne t'ont jamais tourner le dos. Même si tu ne parles pas. Même si tu ne peux pas véhiculer ces détails, ces émotions qui se transmettent par la voix.
Ta chaleur est réelle, et ton corps sait comment dire ta tristesse.

Tu admires la dignité de Zaira, sa façon de nier l'évidence. Même avec les yeux rougis, les joues humides, elle a une forme de classe que tu trouves fascinante. Et tu acquiesces quand elle te dit, sur un ton un peu léger, qu'il semblerait que tu l'aimes bien. Mais tu as l'impression que ce n'est pas assez, que tu ne parviendras pas à lui faire comprendre assez juste avec le contexte. Alors, bien que tu n'apprécies pas trop de recourir à cette méthode, tu décides d'utiliser ton Iris, et commence à taper un message un peu long, que tu finis par lui montrer.
Je ne suis pas sûr que tu ailles bien, mais si tu le dis, je te fais confiance. Je ne te demanderai pas de me raconter si tu ne le désires pas.
Surtout que tu es conscient du fait que cela peut être dur d'admettre la source de sa souffrance, en particulier lorsqu'on n'est pas fier de celle-ci. Tu n'es pas aveugle, tu devines bien la fierté malmenée à travers le rideau de larmes, et comprends le besoin qu'elle ressent à avoir l'air forte. C'est dans sa nature, à Zaira. Une Zaira qui ne sourit pas, ce n'est pas elle. Tu décides donc de lui tendre la main, la lui proposant sans rien lui imposer, et signe rapidement en désignant une direction un peu plus bas.
Tu veux faire un tour ?
Après tout, vous êtes dans un quartier plutôt propice au divertissement, et tu n'as rien d'autre à faire que de rentrer, de toute façon. A part déposer l'argent que tu as récolté de ton dernier deal. Tu sais que c'est dangereux de se balader avec autant de sous, que si un voleur passe, tu peux perdre gros. Mais tu seras prudent, te jures-tu. Personne ne saura que tu transportes de telles sommes sur toi. Et puis, il y a Zaira. Elle sera tes oreilles, de façon totalement involontaire, puisqu'elle sera la seule à se retourner si quelqu'un de suspect vous suit. Tu dois lui faire confiance, mais tu ne sais pas si tu peux lui dire clairement. Tu n'aimes guère admettre que tu n'es pas si fort que cela, surtout devant quelqu'un qui semble attirée par l'aura de force que tu dégages. Tu ne peux pas non plus lui dire que tu as des choses à cacher, cela fait partie des secrets que tu es censé conserver, et que tu arrives à garder pour toi, vu que tu ne parles jamais sans réfléchir.
Et si tu veux, je te paye quelque chose en route.
Tu le précises, mais tu sais qu'elle ne comprendra pas cette dernière précision. Mais tant pis, ça lui fera toujours une petite surprise.
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Re: Le rire est un masque fragile. (Zaira)
   
Mer 2 Sep - 14:49


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I have walked these streets so long there ain't nothing right, nothing wrong but the little wet tears on my baby's shoulder, the little wet tears on your baby's shoulder.But on this stage I've learned to fly, learned to sing and learned to cry Little wet tears on my baby's shoulder



  Il fallait prendre un pinceau, repeindre toutes les étoiles dans le ciel des yeux de Zaira. Il fallait rallumer les lumières éteintes, dessiner un sourire. Il fallait reconstruire ce petit morceau de femme fragile, lui redonner ses apparences. Parce que des apparences, c'était tout ce qu'elle avait. C'était sa marque de fabrique, son bien le précieux, ses allures de leader, ses illusions de bonheur et d'assurance. Alors il fallait tenir, il fallait retenir, une fois encore, ses larmes, rebâtir le barrage de son âme, briller comme à son habitude, la joie dans la peine. Il fallait au moins essayer.

Roman était là, encore. Même après ses mensonges évidents où elle prétendait aller bien, il restait. Sans poser de questions, sans la forcer à se confier, il acceptait ses boniments, tout simplement. Elle ne savait pas, jusqu'à maintenant, qu'il était capable de ces choses-là. Elle savait qu'il arrivait à la supporter et que, puisqu'il ne l'avait rejetée jusqu'à maintenant, qu'il devait l'apprécier d'une certaine manière. C'était à peu près tout ce qu'elle savait de Roman. Zaira ne savait rien des gens, elle ne cherchait jamais à savoir. Elle se contentait de jeter son dévolu sur quelqu'un et de le coller jusqu'à ce que mort s'ensuive, pour agrandir son cercle de connaissances, pour s'occuper et chasser ce spectre collant qu'était l'ennui, pour avoir l'impression d'être un peu moins seule. Et pourtant au final elle se rendait compte, là, assise par terre dans un coin sale qu'elle ne savait rien. Ni de ses sentiments ni de sa personnalité ni même qu'il tenait à elle au point d'accepter son égoïsme et sa faiblesse et de vouloir rester avec elle, pour la rassurer, pour lui dire qu'il était là. Elle se sentait émue, honteuse, stupide, aveugle. Et heureuse. Elle n'était pas qu'une cause perdue après tout.

  Il pointa une direction du doigt. Elle pouvait refuser, elle pouvait fuir, rester dans son triste tableau sombre et se morfondre seule dans son recoin, ou elle pouvait se lever, rejoindre la foule et la lumière auxquelles elle s'était toujours vantée d'appartenir, elle pouvait accepter l'inhabituelle gentillesse dont il faisait preuve à son égard, prendre un pinceau et repeindre elle-même ses couleurs chatoyantes. Elle lâcha un petit soupir, posa ses mains sur ses genoux et se leva. Elle avait les jambes presque engourdies d'avoir été serrés, crispées contre sa poitrine tout ce temps. Elle dépoussiéra ses vêtements du mieux qu'elle pouvait, tenta même de se recoiffer avec ses doigts et se donna des petites tapes d'encouragement sur ses deux joues avant de poser ses mains sur ses hanches.

▬ D'accord.

  D'accord on y va, on laisse tout ça derrière, on avance, on oublie, on redevient un peu soi-même, la gamine accrochée à ton bras comme un bébé koala qui braille des torrents que tu n'entendra pas, si ça te convient ça me va aussi, de n'être jamais que ça, mais d'être déjà quelque chose.

  Elle prit Roman par la main, avança à grand pas maladroits, sautillant presque, pointant du doigt les bars de part et d'autres de la rue, avec ce même sourire naïf qu'elle arborait dans ses meilleurs jours. Elle tenta de lui faire face le plus possible en parlant, malgré un débit de parole trop rapide pour être clair.

▬ Oh j'adore ce bar ils servent des Aperol Spritz, tu sais c'est un apéritif italien alors mon père nous en faisait souvent à la maison, c'est fait avec de l'orange, du soda et... Oh les éclairages de cette boutique sont vraiment trop jolis j'adore! Et...

  Elle s'interrompit. Est-ce qu'elle avait vraiment besoin de ça. Besoin de jouer la comédie et de s'extasier comme un gosse dans une fête foraine, faire semblant que tout ce qui c'était passé avant, son ombre ravalant ses larmes sur le sol d'une rue, n'était qu'un mensonge? Est-ce qu'elle avait besoin de faire semblant d'aller bien, de faire comme d'habitude? Elle se ravisa, fit face à Roman.

▬ Merci.

  Elle n'avait pas de bonnes raisons de pleurer. Elle n'allait pas beaucoup mieux non plus. Mais au moins elle était debout, à essayer de se consoler. C'était un début, et elle aurait été incapable de le faire d'elle-même. Alors elle était reconnaissante, honnêtement. Elle se replaça calmement aux côté de Roman, cala son rythme de marche sur le sien, repris la conversation plus calmement.

▬ J'espère que je gêne pas tu avais peut-être prévu de faire autre chose. Désolée si je suis un boulet. Tu veux aller où?




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Roman KovacMasculin

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Re: Le rire est un masque fragile. (Zaira)
   
Jeu 3 Sep - 12:32


Tu as toujours aimé passer du temps à te promener en ville, même si cela te rendait aussi très triste. Au fond, ton existence ressemble à un film dont on aurait coupé la bande-son : on peut l'apprécier, voire même beaucoup l'aimer, et du moment qu'il y a des sous-titres, on peut le comprendre. Mais il manque quelque chose. Cette ambiance que le son seul parvient à créer, cette atmosphère qui vous enveloppe, et à laquelle vous ne pouvez échapper, parce qu'il est tout simplement impossible de fermer les oreilles comme on ferme les yeux. On est toujours pris dans le son, de sorte que, même dans le noir, lorsqu'il est impossible à voir, on entend encore. Alors que toi, tu te retrouves simplement pris dans les ténèbres. Et c'est ainsi que tu t'es progressivement isolé, refusant d'affronter la dure réalité quand tu n'y étais pas obligé. Tu ne peux pas vivre la même chose que tout le monde, et tu n'as pas envie de t'en souvenir à tout bout de champ. Mais avec Zaira, ce serait différent. Avec elle, tu ne seras jamais seul ; elle est le pont entre le monde réel, et la dimension étriquée, isolée, dans laquelle tu t'es enfermé pour ne plus avoir à souffrir. Tu te sens heureux quand elle accepte d'aller flâner avec toi, qu'elle te prend la main, qu'elle t'entraîne dans son sillage.
Tu ne comprends pas ce qu'elle te dit, mais ce n'est pas grave. Pour le coup, tu t'en fiches bien : elle a le sourire aux lèvres, c'est tout ce qui compte. Tu la préfères comme ça, Zaira, parce que c'est son état normal. Celui dans lequel elle se trouve quand elle n'est pas assaillie par la tristesse. Alors tu te contentes de te réjouir de la voir comme cela. Et puis, si elle t'amène dans un de ses endroits préférés, ça ne te dérange pas du tout. Tu ne connais pas beaucoup de bonnes adresses toi-même : juste celles où tu te poses pour des raisons professionnelles, et ce n'est pas vraiment le genre d'établissement où tu emmènerais quelqu'un pour le consoler. Donc, si c'est à toi de la suivre, pourquoi pas.

Elle semble prendre conscience du fait qu'elle a pris l'initiative, et qu'elle t'entraîne sans tenir compte de ton avis - même si tu n'as pas vraiment d'avis pour le coup, et que cela ne te dérange absolument pas. Ton visage se radoucit pendant que tes mains bougent pour former le message :
De rien, Zaira.
A nouveau, tu te doutes qu'elle comprendra avec le contexte : qu'est-ce qu'on peut répondre d'autre à un merci, de toute façon ? Surtout que tu n'es pas quelqu'un de très imaginatif, on peut difficilement trouver quelqu'un de plus classique et de banal que toi - si on exclut le fait que tu travailles dans un domaine parfaitement illégal, mais ça, les gens ne sont pas censés le savoir. La suite, tu l'écris sur ton Iris, vu que tu veux qu'elle te comprenne.
Ne t'inquiète pas, je n'ai rien de prévu de toute façon.
Juste de l'argent à déposer avant de rentrer chez toi. Mais l'avantage d'écrire un mensonge, c'est que ça passe plus facilement inaperçu qu'oralement. On n'entend pas les hésitations dans la voix, elle n'est pas déformée par le trouble et la crainte. Qui plus est, l'attention de Zaira est concentrée sur ton Iris, et non sur ton visage. C'est plutôt pratique, comme tu as pu t'en rendre compte à de nombreuses reprises. Bien sûr, tu ne veux pas mentir à Zaira ; cela irait contre tes principes. Tu désires simplement ne pas l'inquiéter, c'est pour cela que tu préfères taire le fait que tu avais quelque chose de prévu malgré tout. En dehors de cela, tu te jures de ne jamais mentir à Zaira si tu peux l'éviter. Tu ne parles déjà pas beaucoup, si en plus la moitié de ce que tu dis est faux...
Si tu connais une bonne adresse pour manger pas trop cher, je veux bien, je n'ai pas encore dîné mais j'ai un peu faim.
C'est tout à fait vrai, la nuit approche et tu sais qu'il ne te reste pas grand-chose pour cuisiner ce soir. Comme tu vis seul, tu as vite appris à te faire à manger toi-même. Tu n'es pas un fin cordon bleu, cela dit, et tu te contentes toujours de choses assez simples ; tu ne pourrais pas passer une matinée à cuisiner pour concocter un bon plat que tu seras, au final, le seul à manger. Cela ne change donc rien. Mais de temps en temps, tu aimes sortir un peu de ton ordinaire. Aller manger dehors serait donc tout aussi bénéfique pour toi : il y a longtemps que tu ne t'es pas accordé ce genre de plaisir.
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Le rire est un masque fragile. (Zaira)

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