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 ultraviolence — corvus

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ultraviolence — corvus
   
Jeu 20 Aoû - 15:15


ultraviolence
L'apparence aussi parfaite que soignée, le regard dur témoignant de cette arrogance qui la caractérise tant, Atlanta est fin prête. Convoquée par Hunter, elle n'en a pas pour autant changé sa préparation, elle reste elle-même, car la supériorité qu'elle est certaine de sentir dans ses veines s'applique aussi à son chef. Peste à la logique unique, incapable de s'attarder sur les visions autres pour en tirer une vertu ; et c'est avec fierté qu'elle juge et rabaisse comme y suffisent généralement ses regards hautains. Reine de ce monde chaotique. Elle a apprit à y faire, et c'est cette confiance qui la pousse à commander à son garde du corps de la laisser seule aujourd'hui ; Atlanta a beau se moquer de ce qui peut bien se dire d'elle, elle ne se laissera pas savoir qu'elle serait incapable accomplir une mission de ses propres moyens - et, quand bien même, elle n'était pas certaine que mettre Tennessee en compagnie du chef de Charybde était une bonne idée. Elle se préoccupait plus d'elle que de quoi que ce soit d'autre, mais elle était assez lucide pour ne pas agir avec stupidité - et, lorsqu'elle se dirigea, flottante, vers les extérieurs de ce monde qu'elle estime contrôler, elle n'est même pas sur ses gardes.

Atlanta est confiante. Atlanta confie son futur à la faiblesse de la race humaine qu'elle méprise. Une dure loi naturelle qu'elle rappelle, hiérarchie qu'elle impose, car c'est là qu'est son rôle ; la Reine se doit, guidée par la fierté d'un groupe qu'elle représente, de retracer la voie d'une force d'esprit qui commence à se perdre. Alors au diable la tolérance, au diable les beaux principes, pourquoi accorder du respect à ceux qui ne le mériteront jamais - comme si elle allait se rabaisser, Atlanta, au niveau de faiblesse des primates qui n'ont qu'un respect idiot pour arriver à perdurer parmi les forts. C'est ainsi qu'elle voit les lois qu'elle piétine, sans égard, écrasante, n'ayant pas plus de respect pour les choses superficielles qui n'avaient pas plus de valeur que toutes ces personnes qu'elle détestait. C'est cette mentalité qui l'avait conduite là, qui avait conduit Hunter à la choisir et qui imposait du respect - car Atlanta n'était pas juste la belle racine d'une pensée personnelle, mais quelqu'un qui savait la mener à bout.

Prédatrice.

Elle n'hésitait pas à faire montre de tout ce dont elle était capable, et ça pouvait aller loin - mais visiblement pas assez puisqu'on avait daigné lui coller un partenaire. La situation lui déplaisait fortement, mais elle se força de cacher ses sentiments - autant en terminer le plus vite possible que perdre son temps en débats inutiles. Elle connaissait Corvus pour peu qu'elle l'ait déjà croisé quelques fois et, ironiquement, leurs façons de pensées identiques les faisait se mépriser - tous deux coincés dans leur certitude absurde d'une supériorité qu'ils s'ôtaient l'un à l'autre. La Reine, pétillante de ses couleurs qui cachaient la réalité cruelle, le Monarque - fondu dans l'écarlate du sang qu'il faisait couler sans compter. Atlanta avait beau ne pas l'apprécier, elle comptait bien profiter de ces heures instructives en la compagnie de cet immortel.

Doigts serrés sur le parapluie qui la protégeait de l'astre solaire, la tête pleine des instructions données, elle marchait en compagnie de Corvus vers l'asile abandonnée. Depuis quelques temps, un gang semblait squatter l'endroit et le réduire à l'état de punching-ball géant - ce qui déplaisait fort à leur leader. Elle pouvait comprendre ; Atlanta avait beau se moquer éperdument des ruines que ce tas de pierres empoussiérées composaient, elle n'avait pas l'intention de laisser quiconque agir de la sorte et menacer le système dont elle était à la tête. Son nom la rendait intouchable et la demoiselle trouverait fort déplaisant de voir cette situation se terminer - ses privilèges ne la comblait pas, mais elle y était habituée et les appréciait. Avec un bref coup d'oeil à Corvus, elle désactiva son don pour se laisser tomber sur le sol et marcha à ses côtés, le jaugeant du coin de l'oeil.

« J'espère que tu es aussi efficace que beau parleur. » lâcha-t-elle.

Voix d'une froideur exempte d'émotions, et c'était un défi qu'elle lui lançait - un désir de voir s'il était à la hauteur de la réputation qu'on lui avait attribué. Un vampire vivant seul dans sa demeure, avec une expérience inégalée de cet univers qu'il régissait de toute sa force. Elle n'était pas admirative, puisqu'il aurait été stupide d'attribuer à Atlanta un sentiment positif, mais elle savait reconnaître les qualités du géant blond. Bien sûr, il n'était pas à sa hauteur - qui l'était ? - mais elle se doutait, bien que sa fierté et son arrogance l'empêche d'y croire vraiment, qu'il serait plus qu'utile dans cette mission. Elle l'espérait, tout du moins, car maintenant qu'elle arrivait devant l'horreur qu'étaient les restes de ce bâtiment, elle se voyait très mal s'y salir les mains, peu importe de qui venait l'ordre.
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charybde
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pouvoir : Shapeshifting, connu sous le calomnieux nom de changement d'apparence, total ou partiel. Il ne suffit que d'un regard pour pouvoir vous usurper votre identité, et autant vous dire qu'il vous a déjà tous observés.
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Re: ultraviolence — corvus
   
Ven 21 Aoû - 15:22



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La pire chose qu'Hunter puisse faire fut sans doute de l'envoyer en mission de jour et d'accompagner Grace pour l'éradication d'un gang ayant prit l'asile isolé situé à Scylla comme squat.

Il connaissait peu cette touffe colorée mais avait eu vent de son arrogance sans égal - ayant lui-même fait l'expérience du tempérament infernal de la jeune Charybde. Et..il ne l'aimait pas, pour la simple et bonne raison que tout deux étaient pareils. Convaincus de leur supériorité face à ce monde consumé par la faiblesse humaine - ils étaient les prédateurs, traquant sans relâche leurs proies. Mais au fond, il savait que cette pimbêche n'avait que de la gueule et que lui, Corvus était supérieur, bien évidemment.

Ce fut donc avec dépit et par la force des choses qu'il sortit sous forme humaine de sa bâtisse - l'Astre de jour rayonnant de manière trop naturelle sur sa peau translucide, observant le sol sans jamais lever les yeux en direction de ce ciel trop dégagé - n'en ayant par ailleurs pas la force tant les sorties de jour étaient rares et occasionnelles.

Puis, il l'aperçut. Atlanta armée de sa fidèle ombrelle - un look pour le moins original mais qu'il avait cependant du mal à encadrer - et lévitant au dessus du sol ; tous les moyens sont bons pour attirer le regard d'autrui, dirons-nous.

J'espère que tu es aussi efficace que beau parleur.
Rictus, il posa ses iris ambrées sur ses onyx. Et j'espère que tu es aussi débrouillarde avec que sans ton chien. Il faisait bien entendu référence à cette tête d'algue qui la suivait en permanence.

Un ricanement moqueur s'échappa de sa gorge alors qu'il passa une main dans ses cheveux.
Hunter a fait appel à moi car tu n'étais pas à la hauteur. Pas trop déçue?

Reposant ses yeux sur le bâtiment lugubre qui se rapprochait à vue d'œil, il accéléra par ailleurs un peu le pas - la sensation de sentir les rayons du soleil contre son dos le gênant au plus profond de son être. Il ne semblait pas y avoir de mecs à l'extérieur - l'humain était bien stupide et naïf.

C'est une fois devant le bâtiment et passant devant par simple principe qu'il passa le premier l'encadrement de la porte - celle-ci ayant sans doute été brisée depuis bien longtemps. Le sol était jonché de mégots, préservatifs usagés et toute sortes de détritus entassés ici par l'Homme. L'intérieur était sombre et dénué de toute source de lumière (si ce n'est quelques rayons de soleil ci et là à cause de certaines vitres brisée) ou de chaleur et c'est sans attendre qu'il reprit sa forme vampirique - indispensable afin d'être sûr de mener à bien cette mission. Il fit craquer sa nuque puis ses épaules, avant de rester silencieux un moment pour tenter de situer la position des individus, si individus il y avait.

Une odeur désagréable s'insinua progressivement dans les conduits nasaux trop sensibles du Charybde - sans aucun doute la senteur de douces substances illégales mélangées à l'urine - il grimaça, accordant un regard à sa partenaire.

Ils sont tout en haut, au dernier étage. Je peux les localiser mais pas savoir de quel groupe ils font partit, qui possède un don ou combien ils sont. Pas avec cette odeur, en tout cas... Peut-être 5 ou 10. Pas plus. Sourire. Allons-y.

Dansons, Atlanta.

   
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Re: ultraviolence — corvus
   
Ven 21 Aoû - 21:53


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« Constate. » dit-elle simplement, glaciale.

Elle n'est pas en colère, n'éprouve pas même l'ébauche d'un agacement devant la débauche qu'il affirme, regard porté droit devant - ne se permettant pas de le salir à sa vision. C'est parce qu'elle est si certaine de dominer qu'elle n'éprouve que brièvement le besoin de rappeler leur place aux autres, et que seule demeure cette froideur sans égale qu'elle étale ainsi. Assise sur le confortable trône d'une supériorité qu'elle estime ne plus avoir à prouver, elle se dresse ; alors observe, vampire, délecte-toi du spectacle de la perfection qu'elle arbore. Observe, apprends. Laisse tes yeux suffisants se remplir de l'admiration que chacun devrait éprouver devant elle. Il n'y a pas que son look qui est atypique, mais tout en elle, et Atlanta n'a pas besoin de se mettre en avant pour laisser la compréhension de sa logique s'emparer de l'esprit d'autrui, la conclusion de son statut autrement plus haut que les autres humains. C'est ainsi qu'est la vie, elle en avant, c'est ainsi qu'est la hiérarchie de ce monde qu'elle dirige. Un simple regard pour exprimer ce que personne ne saurait décrire en d'innombrables mots, les sentiments enfouis et étouffés dans cette fierté d'être si sublime qu'elle en aveugle toute la logique dont elle devrait user. Elle flotte au-dessus de chaque norme, esquive les lois, imperméable à toute culpabilité - et c'est cette insensibilité totale qui lui permet de passer outre les commentaires de son partenaire.

Fondue d'un simple sourire suffisant, se jugeant loin du regard de celui qu'elle ne pensait pas meilleur qu'un simple insecte - si bien que son avis lui était totalement égal. Elle n'avait pas d'autre choix si elle voulait se hisser au sommet, y demeurer, se tenir sans un regard vers le bas - et c'est cette certitude d'être dans son droit qui l'aidait à avancer ; et, dans cette folie montante, elle y trouvait son compte. Alors, peu lui importait qu'il meurt dans d'horribles souffrances. Peu lui importait qu'elle ait à piétiner ses boyaux en miettes ou à soutenir le regard de l'oeil qu'un tierce ennemi lui aurait ressorti. Peu lui importaient ces horreurs ; elle aurait pu en rire - ignoble gamine à la cruauté sans bornes que ce monde avait modelé. Atlanta se moquait de l'issue de ce jour. Elle n'avait comme limite que le raffinement qu'elle s'était attribué, ce refus total de s'impliquer trop physiquement dans une quelconque activité - comme s'il lui fallait résoudre tout conflit avec grace. C'était plus un caprice qu'une réelle obligation mais elle ne se serait jamais permise d'aller outre, ne serait-ce que dans le respect de sa simple personne, le désir logique de conserver sa fierté. Ainsi, les pieds battant avec fermeté la terre poussiéreuse, guidée par les indications de son partenaire, elle avait pénétré dans le bâtiment. Bottes rouges claquant sur le sol de l'asile, comme le châtiment de sa propre existence ; elle avançait, insouciante, sourde au son crescendo du danger imminent.

Lorsqu'elle entra dans la pièce du dernier étage sans prendre gare à la présence d'ennemis, seul le bruit de ses talons se faisait entendre ; et, parfaitement consciente de la situation, la demoiselle échappa un petit rire.
Les balles partirent vers elle d'un coup. Mais elles n'arrivèrent jamais.
En augmentant brutalement la distance qui la séparait des ennemis, contrôlant l'espace de la pièce où tous étaient et forçant les balles à couvrir une trop longue distance pour que leur vitesse y survive, elle les vit rouler mollement à ses pieds, un fait si surprenant que tous en restèrent figés. Elle resta silencieuse, immobile, attendant la réponse, peut-être la suite - tournant son regard vers Corvus qui venait d'entrer, dans l'attente des preuves à la hauteur de son arrogance.
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charybde
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Re: ultraviolence — corvus
   
Sam 22 Aoû - 17:30



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Même en connaissant la position exacte de leurs potentiels adversaire, il se sépara un instant de sa collaboratrice pour aller fouiller un peu l’asile et peut-être rapporter quelques bibelots ou autres babioles chez lui - peut-être était-il un peu matérialiste, au fond.

Par ailleurs, il n’avait pas très envie de voir la sale tronche de la Charybde, sa présence même l'horripilait et lui donnait presque la nausée - trop d’arrogance et de surestimation émanait d’elle, trop pour son âge -  elle qui vient certes de l’extérieur mais qui est trop jeune pour savoir ce que la vie était réellement, elle a sans doute été aimée, choyée et pourrie gâtée par ses parents, ce qui a crée un complexe de supériorité. Sale gosse.

C’est en entendant un ricanement trop - beaucoup trop aigu pour que ce soit masculin qu’il sortit de sa torpeur et il ne lui fallut que quelques seconde pour aller rejoindre Atlanta au dernier étage. Il arrive pile au moment où la jeune demoiselle fait une démonstration de son don aux individus qui avaient fait feu sur elle - le tintement des morceaux de métal contre le sol marqua l’entrée de Corvus dans la pièce devenue immense et reprenant peu à peu sa forme initiale. Ses yeux se posèrent sur Atlanta, alors qu’il applaudit faiblement. Bravo, bravo, Grace. Quelle puissance. ...Pathétique.

Son regard navigua jusqu’aux hommes - aucun ne semblait être hybride ou infecté, tous des humains sans exception. Pourquoi Hunter aurait-il fait appel à eux pour cette mission s’il n’y avait même pas la trace d’un détenteur de don…? Les considérait-il comme des éboueurs qui devaient débarrasser les rues des ordures ? Sa fierté en prend un coup.

Je suppose que je vais devoir me taper le sale bou-
Il n’eut cependant pas le temps de finir sa phrase qu’un seul et unique tir fit encore surface dans un bruit sourd, la balle perforant à moitié son crâne. Yeux écarquillés, légèrement prit au dépourvu, il porta une main curieuse à son front ensanglanté, sans dire un mot. La cavité que la balle avait formé se referma au fur et à mesure des secondes, alors qu’il esquissa une grimace. Corvus supportait difficilement les métaux en temps que vampire et même s’il ne ressentait pas de douleur à proprement parler étant donné la taille de l'objet, un sentiment d’inconfort se fit cependant ressentir. Il devra sans doute extraire la balle de son encéphale une fois cette mission terminée.

Redressant sa tête en direction de son assassin en supportant par ailleurs celui s’esclaffer, c'est quoi ces monstres ?!, Corvus glissa une main derrière lui, fouillant un instant ses vêtements pour en extirper un couteau qu'il Agrippa par la lame pour plus de précision - ignorant par ailleurs la douleur ressentie au niveau de ses doigts qui commençait à brûler sa chair. Un mouvement sec, il ne fallut pas plus d'une seconde pour viser l'épaule d'un des Scylla, sa mort sera sans doute plus cruelle et dure s'il le laissait souffrir avant de mettre un terme à sa pauvre vie ; c’est en profitant du moment d'inattention, ses collègues aussi stupides qu'eux préférant l'aider à extirper la lame plantée dans son être plutôt que de garder un oeil sur le vampire, ce dernier s'élança de ce fait en direction du blessé jusqu'à atteindre son crâne qu’il agrippe et de le perforer de ses griffes acérées, chopant par la même occasion celui de son acolyte qui l’avait aidé et prit l'un pour taper sur l'autre avant de les écarter l'un de l'autre - mettant à découvert son torse et ses jambes -  alors vulnérable à la moindre attaque, il ne ce soucia pas de cette erreur de placement et se servit des corps des deux humains aux crânes émiettés et probablement décédés pour essuyer la deuxième rafale de balle, en jetant ensuite un sur le côté pour balancer l'autre sur l'homme qui avait pointé une arme sur lui et qui avait sali inconsciemment l'honneur et la dignité de ses alliés en tirant dessus.

L'odeur du sang lui montait au cerveau - trop désagréable pour s'y attarder, le sang d'un mort avait sans doute la plus horrible des saveurs et celle des hommes n'était pas non plus sa tasse de thé.

Les autres racailles s'enfuirent par les fenêtres - ils avaient bien raison, mieux valait se blesser -ou mourir- en sautant d'une fenêtre pour sauver sa peau qu'observer ses alliés se faire assassiner avant d'y passer à son tour. Le seul homme encore en vit et entre les murs de la pièce était celui qui s'était fait à moitié écraser par le poids d'un des macchabée contre lui, vu la force du jet, il avait sans doute une ou deux côtés brisés et ça suffisait amplement à l'empêcher de s'enfuir. S'approchant de lui en ignorant ses supplications, Corvus écarta le corps du mort du sien et choppa ce dernier par le crâne pour le jeter aux pieds d'Atlanta, esquissant un sourire lorsque les collants de cette dernière furent taché d'un liquide carmin.

Rend-toi utile et fais-le parler - il a sans doute un chef au courant de notre venue et qui a donc quitté l’asile... Ou tue-le, à toi de voir. C'est tâché de sang qu'il souffla ces mots, glacial, sans même lui accorder un regard, écrasant le crâne de ses victimes pourtant bien inerte du talon, pour s'assurer qu'ils étaient bel et bien morts, ou par simple sadisme.

   
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Re: ultraviolence — corvus
   
Sam 22 Aoû - 20:26


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Esprit bloqué sur les infimes perceptions perçues par son caractère si étroit, un monde vu d'une façon tant absolue que la diversité s'en extirpe. Et elle ne voit en eux que des insectes comme elle ne voit en Corvus qu'un partenaire idiot à l'instar de ceux qu'elle s'est toujours vue attribuer - piètre choix stratégie de la part d'un chef qui semblait ne rien savoir de la différence dont elle bénéficiait vis-à-vis d'autrui. Bien trop supérieure pour qu'elle n'en soit comprise, bien trop intelligente pour qu'un être simple se hisse à son degré de réflexion. Ainsi, bercée par l'illusion de cette hiérarchie qui rendait si légitime chaque acte effectué, elle restait de marbre face aux malheurs, aux jugements et aux horreurs - car si le pouvoir ne pouvait justifier ça, la société aurait bien du mal à prendre les décisions difficiles en cas de besoin. Ce n'était que la miniaturisation d'un processus qui avait toujours existé, le silence des faibles face à un pouvoir qui ne se justifiait qu'en cachant ses méfaits pour paraître juste à la majorité. Elle punissait, dominante, faisant regretter jusqu'à leur propre existence à ceux qu'elle ne jugeait pas dignes de respirer.

Sentence à ses yeux justes, la frappe déchirante d'une reine mécontente, et, nonchalante, elle se contentait d'un bref haussement de sourcils pour répondre à la remarque de son partenaire.

Ridicule. Insensé.

Elle avait usé d'un procédé qui, en plus d'embrasser la perfection, s'étalait dans toute sa beauté. Quoi qu'en dise le vampire, il n'aurait su mieux faire - si ce n'était cette façon rustre et infiniment laide de régénérer sa peau après une blessure. Elle n'avait pas daigné toucher les balles, et quelle que soit la façon dont on regardait les choses, sa façon de faire était autrement plus adaptée. Elle ne lui en toucha pas mot, jugeant inadapté de gaspiller sa salive pour un débat stérile dont elle était certaine, à raison, d'avoir la réponse, et promena simplement ses yeux sur la scène sanglante qui se poursuivait. D'une certaine façon, Corvus lui rappelait Tennessee dans ses agissements brutaux, nets, cruels - cruellement efficaces. Pas le moindre écart pour les victimes, pas un regret, simplement ses gestes d'une froideur qui n'avait d'égale que leur vitesse. Sans un geste, s'apprêtant à ressortir son parapluie, elle déforma son sublime visage en une grimace pour accueillir la misérable intention d'un partenaire qui était visiblement loin de comprendre sa façon de faire.

Corvus venait de jeter un homme à ses pieds. Baissant ses yeux vers ses jambes dont les collants étaient tachés de sang, elle retint une remarque cinglante et se promit qu'une fois rentrée, elle jetterait ses habits que toutes ces vermines avaient souillé. Elle planta ses yeux sombres dans ceux du vampire durant de longues secondes, lui faisant clairement comprendre sans un mot que sa décision était spontanée et que, fidèle à ses convictions, elle n'obéirait jamais à un ordre qu'on lui donnerait - cela excluant hélas Hunter.

« Parle. » dit-elle d'une voix sombre à l'intention de l'homme.

Le ton était différent, la menace clairement explicite - et, couplé au regard qu'elle tournait vers lui, elle lui laissait comprendre qu'elle était sérieuse. Il faut dire qu'elle n'était pas du genre à faire des blagues, encore moins avec des Scylla - et elle n'aimait pas se répéter. Elle attendait une réponse immédiate et elle lui flanqua un coup de pied en pleines côtes alors qu'il tentait d'articuler une réponse malgré ses blessures - son temps était plus précieux que la santé de cette ordure. L'homme se fendit en un ricanement et lui cracha dessus, une nouvelle tâche s'ajoutant à sa précieuse tenue en même temps que le dégoût d'un contact avec un pareil insect. Tant pis. Dans ce cas, son haut y passerait aussi. En fait, tout y passerait d'ici quelques secondes. D'une main blanche et colorée, elle commanda à l'espace de se réduire autour de l'homme, la distance infiniment petite lui compressant les os doucement. Perdue dans un silence cruel, le visage de marbre, elle ne s'autorisa qu'un soupir méprisant qu'une fois qu'elle entendit le craquement de la matière osseuse, comme dans une vaine tentative de couvrir le terrible son de la mort imminente. Atlanta détestait se répéter.

« Serait-ce déjà terminé ? Quelle déception. » ironisa-t-elle en regardant les restes étendus sur le sol.
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Re: ultraviolence — corvus
   
Dim 23 Aoû - 17:01



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Il fixait Atlanta par dessus son épaule - dans toute sa splendeur, elle dominait, droite, élégante, observant l’homme à demi mort d’une expression nonchalante pour ne pas dire glaciale, un léger sourire déforma ses lèvres translucides alors qu’il se mordit l’inférieure pour voiler cette expression si satisfaite.

Il détourna alors un instant les yeux et se baissa sur les cadavres pour les fouiller, à la recherche du moindre indice qui pourrait leur être utile et ses yeux plissèrent en entendant un craquement sinistre et osseux, il ne se retourna même pas, le dénouement était trop évident - Atlanta, dominatrice aussi hautaine qu’impatiente, il n’aurait jamais dû lui accorder l’honneur d’écraser de sa supériorité sur l’homme dans le seul but de le faire parler et de l’achever après, il était évident qu’avec des os brisés le souffle lui était une ressource bien rare, sans compter le fait que les chances qu’il protège son potentiel supérieur étaient elles aussi bien élevées.

Il se leva finalement après avoir achevé sa recherche infructueuse, croisant les bras sur son torse tout en tournant finalement la tête en direction de la jeune femme. T'exagère. S’il en reste un en vie, cet imbécile de Hunter va nous considérer comme des moins que rien - pas que je me soucie de son avis, mais je préfère qu'on chante mes louanges plutôt qu'on salisse mon honneur. Il était évident que Corvus haïssait autant qu’il respectait Hunter de tout son être. Même chanson que pour Arizona, il n’avait pas l'étoffe d’un meneur, rien de plus.

C’est en sentant une légère décharge au niveau de son crâne qu’il se souvint de la balle logée en lui - ils n’avaient plus rien à faire ici, mais Corvus devait reprendre sa forme humaine, et avec le crâne à moitié brisé, il était évident que c’était impossible.

Se tournant dos à Grace pour lui épargner ce spectacle peu agréable, il commença lentement à gratter la surface de son épiderme avec la griffe de son index, creusant à l’endroit où la balle s’était logée, cette dernière n’ayant d’ailleurs pas été plus loin que son os frontal et encore heureux, son organisme avait sans doute tenté d’extraire l’objet de métal mais étant donné que sa plaie avait guéri, ça fut un effort hélas vain.

C’est avec l’intérieur de l’ongle qu’il attrape la balle pour l’extraire hors de son être et la laisser tomber au sol, un léger bruit de métal tintant contre le carrelage tâché de son liquide corporel, à lui et aux autres. La plaie qu’il avait lui-même creusé se referma au bout d’une trentaine de secondes et les os de son crâne se remettront sagement en place comme si rien n’était arrivé au bout de 5 ou 10 minutes au maximum.

Essuyant le sang de son visage du revers de la manche, il se tourna finalement face à Atlanta, ôtant par la même occasion sa veste dorée tâchée par l’effort, s’essuyant les mains dessus avant de la laisser tomber au sol, s’avançant lentement pour sortir en premier de la pièce, jetant par ailleurs un dernier regard aux corps inertes - quelle triste fin.

Allons-nous en.


   
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Re: ultraviolence — corvus
   
Mar 25 Aoû - 17:31


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Ce fut sans doute la première fois de sa vie qu'elle fut contente de recevoir un ordre. Plus exactement, qu'entendre des mots en parfait accord avec sa pensée actuelle - malgré le fait que la personne à l'origine était dangereusement semblable à elle et donc dangereuse tout court - lui faisait plaisir. La reine estimait s'être suffisamment salie, et ça se valait dans les différents sens de l'expression, car la compagnie des différentes hommes était aussi salissante que leur hémoglobine sur ses collants. Dotée de bien assez d'aplomb pour s'estimer au-dessus de ce genre de missions ignobles, son envie de partir régissait la vitesse de ses exécutions - et dans le même temps, elle espérait que son chef comprendrait l'inutilité de la mettre sur des affaires d'une si petite ampleur. D'une pierre deux coups, se disait-elle, c'est du génie. Malgré tout, l'affreuse pensée qu'elle ne fut qu'un pantin éprise de ses propres désirs que son chef exploitait la faisait tant rager qu'elle ne répondit à la remarque de son partenaire qu'au travers d'un regard glacial. Ça ne changeait pas de d'habitude, mais si l'habituelle lueur laissait clairement ressortir son agressivité et ses croyances supérieures, le regard qu'elle lui jeta était autrement plus hostile. Elle était à cran, ruminant tant et si bien ses pensées qu'elle en finissait par perdre de vue l'essentiel, et, la tête craquelant sous le surplus d'émotions, elle prit la direction de la sortie. Éclaboussée par le sang de l'homme qui avait giclé dans tous les sens, submergée par le dégoût à son paroxysme, les limites avaient été franchies - et, dans la logique des choses, elle décidait de ne plus en tenir compte. Piétinant les cadavres sans honte, abandonnant l'esthétisme de son être au profit d'une cruauté sans limite, elle suivit Corvus qui sortait du bâtiment. D'un geste rapide, elle sortit son parapluie qu'elle étendit sèchement au dessus de sa tête, expression plutôt ironique dans le mesure où il constituait une parade à l'humidité.

« Je dois reconnaître que tu n'étais pas si inutile. »

La phrase aurait presque paru d'une blague tant le manque d'émotions s'y ressentait, raison pour laquelle elle ne pouvait pas non plus être prise en tant que telle. C'était simplement déroutant la façon qu'elle avait de parler à chacun - aucune implication émotionnelle, distribuant les compliments comme des os à de vulgaires chiens. Passée maîtresse dans la manipulation des sentiments exprimés, gardant ses distances pour veiller à ne pas souffrir. Elle était bien assez préoccupée par sa propre existence pour devoir en plus se sentir impliquée par celle des autres - elle n'était pas dénuée d'altruisme, encore que le sien ne s'appliquait qu'à des gens avec un critère précis, mais il s'associait généralement à un intérêt personnel. Or, il lui arrivait d'éprouver un certain intérêt - pure curiosité - à l'égard des autres. En l'occurence, elle s'adressait à Corvus, ce qui tombait sous le sens étant donné qu'il était le seul présent.

« L'immortalité n'est pas trop ennuyante ? »

Elle n'avait pas besoin d'en dire davantage si tant est qu'il était normal - voir tous ses proches mourir était un contrecoup suffisamment douloureux pour vous dégoûter d'une vie sans fin. Atlanta regardait devant elle alors qu'ils rentraient ensemble pour faire leur rapport à Hunter. Devant un peu plus longtemps supporter sa compagnie, et plutôt que se renfermer dans son habituel cocon de froideur et puisque de toute façon, Corvus était loin de pouvoir et même vouloir le briser, elle décidait d'entamer la discussion. Échanger quelques mots ne pourrait pas leur faire de mal, alors autant mettre cette possibilité à profit.
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charybde
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Re: ultraviolence — corvus
   
Jeu 27 Aoû - 22:52



ultraviolence
ft. atlanta


   
   
   
Il ne leur fallut que quelques minutes pour rejoindre la terre ferme et que l’astre se couchant embrasse leur peaux, il resta silencieux, jusqu’à ce qu’Atlanta ne brise ce silence pourtant si agréable de sa voix, laissant s’échapper un semblant de compliment - un aveu sans doute qui arracha un sourire au vampire, alors que ses yeux se posèrent sur la tête guimauvesque qui ne lui accordait même pas l’once d’un regard. Il ne répondit pas - à quoi bon ? - mais retint bien ce qu’elle venait de lui dire tant ça semblait rare, voire même inespéré venant de cette princesse de glace.

Une marche silencieuse agrémentée d’une douce symphonie qu’était le claquement des talons de la Charybde contre le pavé. Il sentait la brise glisser contre son cou, serpentine, douce - peut-être était-ce agréable, peut-être ne s’en souciait-il simplement pas tant il avait oublié le sentiment et la sensation que ce genre de choses -même futiles- apportaient.

L'immortalité n'est pas trop ennuyante ?

Il ne compte plus le nombre de fois qu’on lui a posé cette question. Et pourtant, il y réfléchit toujours. Un silence se forme alors qu’un soupire s’échappe de ses lippes. Cette curiosité venant de Grace était une surprise plutôt agréable, même si elle était également presque effrayante.

Elle l’est. Chaque jour qui passe est d’un ennui presque assommant, et je connais tellement l’être humain et sa vie qu’il ne m’intéresse même plus, les évènements qui mettent du piment dans ma glorieuse existence sont bien rares et souvent de courte durée… Je suppose qu’on fait avec. Son regard pivote sur elle. Mais je sais que des gens sont là pour me haïr, alors je ne leur ferait pas plaisir en mettant un terme à ma vie, j’ai été conçu pour dominer et reigner, souffle-t-il d’un ton à la fois las et glacial.

Ce serait bien trop facile.
Aucune femme ne l’attire vraiment, la seule chose dont il ne se lasse pas serait la saveur du sang, voir la nuit, le jour, humer l’air, voir, sentir, entendre, toucher ; ce sont des choses dont il a perdu goût depuis bien longtemps.

Reposant son regard devant lui, il sourit, animé d’une curiosité absolument pas cachée.

Et toi ? Tu es jeune, et je pense que tu as toujours eu ce que tu désirais. Toute cette froideur et cette nonchalance, est-ce vraiment du mépris ou peut-être une lassitude prématurée pour cette vie…? Tu es bien spéciale, j’aimerai en savoir plus.


   
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Re: ultraviolence — corvus
   
Sam 29 Aoû - 21:00


ultraviolence
Elle accueillit la question avec son habituel visage fermé, si ce n'est froid, mais à l'intérieur, elle ruminait beaucoup. Elle se disait beaucoup de choses, se questionnait sur leurs différences, se demandait si au fond, il n'était pas l'unique être en droit d'agir de la sorte. Expérimentant seul l'immortalité, prisonnier d'un mode de vie qui le coupait à tout lien affectif, il ne lui restait que son honneur et le désir d'une vie qui tienne encore la route. Aussi violent qu'insensible, totalement dévoré par les mêmes désirs qui habitant Atlanta et que, sans honte, elle affichait à ses yeux comme à ceux du monde - derrière cette image de fille si parfaite et soignée. Elle n'en avait que faire puisqu'elle avait le pouvoir et elle en était consciente, tout comme Corvus savait qu'il ne craignait rien - face à elle comme à tous ceux qui pourraient implorer la pitié de celui dont il ne restait que le mal. Atlanta n'était pas assez bête pour se rabaisser à ça et elle n'en estimait pas le besoin, elle ne se traitait pas comme inférieure à lui, ni même comme son égale à vrai dire. C'était l'exception de l'instant, le partage d'une mission accomplie, mais elle savait qu'elle ne regrettait pas de s'être ainsi ouverte. Conçu pour dominer et régner.

Elle n'était pas d'accord bien que sa vision des choses soit des plus intéressantes, ainsi, elle prit un temps pour y réfléchir. Analyse rapide de sa réponse, elle haussa les épaules avec cet air suffisant qu'on lui connaissait si bien. Dominante. Le refus de se plier à une quelconque norme. Quelques conseils lui venaient en tête mais elle préféra se concentrer sur sa propre personne afin de s'introduire de la meilleure façon possible, mais, dans cet ultime face-à-face avec la réponse ultime, elle se dérobait. Rien ne venait sinon l'évidence cruelle qu'elle n'avait pas besoin d'exprimer et dans cette situation embarrassante, elle cessa de réfléchir.

« C'est du réel mépris. » dit-elle simplement. « Il n'y a pas de raison particulière. Je n'ai pas été façonnée de cette façon, je suis juste comme ça. Et j'invite tous ceux qui doutent de ma vision des choses à constater l'écrasante différence qui me sépare d'eux. »

Elle avait toujours eu ce qu'elle désirait, c'est vrai. Elle avait vécu dans un environnement riche, dans une ambiance où tous se pensaient supérieurs au restant de l'humanité pour qui la comparaison la plus valorisant serait celle des insectes. Malgré tout, ça n'était pas ça. Sa mère était généreuse et ouverte, s'opposant à la vision de son mari pour embrasser une parfaite harmonie - et Atlanta, d'elle-même, prenant peu à peu conscience du monde, s'était ainsi créée. Supérieure. Parce que sa vision était la plus à même de représenter la réalité. Sa réalité. Au fond, les faits ne l'intéressaient pas, mais leur signification - et elle seule pouvait en décider.

« Ta compagnie n'était pas désagréable. Je tâcherai de m'en souvenir dans le futur. » conclut-elle alors que l'arrivée se faisait imminente.
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