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 more than you — tennessee

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more than you — tennessee
   
Mer 12 Aoû - 0:17


more than you
Le visage soigné, un corps présenté dans l'ampleur d'une perfection qu'elle affiche et se reconnait, elle a ce petit sourire arrogant dressé, tenu dans une rigueur implacable, car chaque détail compte. Une main dans ses cheveux pour les jeter en arrière, elle rajuste ses vêtements, adresse un regard hautain à la glace - comme si même son propre reflet ne saurait être à la hauteur de ce qu'elle est. Fin prête, elle enfile ses chaussures qu'elle claque contre le parquet comme pour le punir de sa proximité dont elle s'échappe immédiatement - le don s'enclenche, l'élève dans les airs ; la hisse au-delà de tout. C'est là qu'est ta place, Atlanta, au-dessus de ce monde et de chaque entité.

Tes yeux ne sont pas noirs de cruauté, juste vidés de désirs car nul ne mérite que tu les leur présentes - toute chose est tienne, et personne ne mérite d'y être associé. Tu ne t'accordes même pas pour glisser un poil de dégoût dans ton regard, car même ce sentiment est au-dessus du mérite de toute personne ; tout est tien - et les gens peuvent bien penser le contraire, tu te berces simplement dans une mansuétude profonde pour leur pardonner ces pensées ridicules. Nul ne peut comprendre car nul ne dispose des armes ; et quand bien même ils essaieraient, tu t'attèlerais à les remettre à leur place, perchée au-delà de la portée de leur ridicule, toisant sans égard chaque être, chaque insecte qui constituait ce monde. Arrivée dans le salon, la porte s'ouvre vers le monde extérieur - le rôle du domestique, respectueux de ta parfaite impatience, t'épargnant l'ignoble obligation de devoir toucher la consistance de la porte qui s'opposait à ton chemin. Parapluie serré entre tes doigts gantés, te protégeant des rayons ingrats de l'insolent astre solaire, et, sans un regard derrière, dans une étonnante confiance en l'avarice humaine, tu t'adressais à ton garde du corps - ne doutant pas de sa présence. Pour autant qu'il n'ait qu'un rôle, il savait le remplir ; et bien qu'il ait fait montre d'une force surprenante et d'une efficacité hors norme, tu trouvais toujours un moyen de le rabaisser à la place que tu estimais lui être due.

« Je vais au centre commercial. » informe-t-elle sèchement.

Même exempte d'un coup d'oeil vers lui, et pas même une pensée pour son propre intérêt, car non, elle s'en moque ; elle l'informe pour mieux qu'il travaille, pour sa propre sécurité. C'est tout ce qu'il devrait avoir à faire, c'est là qu'est sa place, c'est ainsi que se dresse la cruauté structure de cette société pour elle égale. Il connaît ses habitudes mieux que personne tant il y baigne, présent au quotidien, aussi discret qu'il sait imposer sa présence - et la voilà forcée de reconnaître son efficacité, tant elle profite de son corps à l'abri de toute blessure. Tennessee est peut-être dénué de toute finesse et de la plupart des choses qui font un homme de raison, mais il sait user de son talent à bon profit. C'est pour ça qu'il a été engagé, puisqu'il avait beau ne pas adhérer aux croyances qu'Atlanta affichait, il se tenait bien de s'y opposer - il travaillait, et il le faisait bien.

Parfaitement à vrai dire, elle devait le reconnaître.

Leur relation était aussi professionnelle qu'elle était silencieuse et, malgré les quelques précisions qu'elle lui adressait, la demoiselle se tenait bien de lui parler. Pour autant, elle se devait de récompenser son comportement et de tout son travail lorsqu'elle avait terminé ses achats, les fourrant dans son sac à l'infinie distance - elle le pria de s'asseoir en face de lui à la table d'un établissement de renommée. Son apparence brutale contrastait avec l'image qu'elle affichait mais elle s'en moquait ; on pouvait bien lui faire remarquer ce fait, Tennessee se chargeait généralement de les faire taire à l'aide de ses compétences si particulièrement.

Elle n'était pas cruelle au point de ne pas le laisser défendre son honneur, et puis, c'était dans son intérêt également. Cette pensée la dressa d'un rictus amusé, d'autant qu'elle songeait au fait que, comme lui, il portait la dénomination d'un des anciens États-Unis - si ses cours d'histoire étaient corrects, ce qui était souvent le cas. Elle était presque curieuse ; et c'est d'une lueur nouvelle que ses yeux se teintèrent - un sentiment pour lequel elle le jugeait enfin digne.

« Parle-moi de toi. » ordonna-t-elle. Bien sûr, ce n'était pas dans son contrat, et rien ne l'obligeait à lui répondre, mais les règles ordinaires, Atlanta avait tendance à s'en moquer. « Pourquoi garde du corps ? Ce n'est pas comme si tu pouvais vivre une vie normale, tu passes la tienne auprès de moi. »

Elle s'interrogeait.
Et, sa boisson reposée avec une grimace de dégoût - en plus de la promesse silencieuse de ne jamais retourner ici -, elle le fixa. Ses coudes se flanquèrent sur la table sans délicatesse, la tête soutenue dans les paumes de ses mains si bien entretenues ; elle ne lui accordait pas l'ombre d'une compassion, juste la curiosité de la gamine horripilante qu'elle était restée.

Une Reine au coeur de pierre.
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Re: more than you — tennessee
   
Lun 24 Aoû - 1:43



 

      

 

Ombre. Une simple ombre verte à la suite d'une gamine rose. Mais, bien intrépide et stupide, celui qui penserait qu'il ne faisait que suivre fidèlement les pas de l'héritière des Grace. Il était un combattant et seul son contrat le mettait dans cette position de garde du corps. S'il avait consenti à protéger la petite Charybde, c'était qu'elle était utile pour un projet plus grand. Dans une autre vie, il l'aurait fait descendre vite fait de son estrade d'espace déformé et de prétention affichée. Le tout avec la force et la précision que l'on connaissait de lui, forgée de haine concentrée. Dans une autre vie cependant.

Il passa derrière elle sans un mot quand elle lui indiqua leur destination de son ton sec habituel. Il avait croisé beaucoup de membres Charybdes mais il ne pouvait s'empêcher de remarquer à quel point il avait eut la malchance de tomber sur une des plus insupportables gamines question supériorité. Son visage fermé n'en laissait rien paraître malgré tout, le contrôle de ses émotions étant chez lui une seconde nature et une nécessité dans sa profession. Ils atteignirent le centre commercial sans problème, la carrure et le regard glacial de Tennessee ayant pour effet de faire fuir les badauds. La jeune Grace devait s'en réjouir, vu son dégoût de la race humaine dans son intégralité. Finalement, les talons arrêtèrent de martyriser le sol quand elle mit fin à ses achats futiles pour se poser dans une enseigne aux allures côtées.

Le garde du corps se concentra sur le restaurant où ils pénétraient et sur les risques que la fille de son employeur pouvait courir, lui permettant ainsi d'oublier son exécrable personnalité et ses nuances de roses a vous faire mal aux yeux. Atlanta s'assit à une place libre et il fit de même : il n'aimait pas s'asseoir quand il voulait être en position de défense mais un homme debout, surtout un homme aux cheveux verts dans un kimono, cela détonnait inutilement dans un décor mondain. Il ne consomma pas pour autant, laissant son regard noir courir autour d'eux avec vigilance. A aucun moment, il relâchait sa mission de protection.

Ils avaient toujours ressenti de l'antipathie à l'égard des Hunters mais Kira avait pris assez d'années à lui prouver que la jeune génération étaient des victimes d'une mauvaise vision pour qu'il réussisse (plus ou moins) à pardonner le comportement de la jeune femme en face de lui. C'était d'ailleurs la seule raison qui le différenciait des potentiels agresseurs : s'en prendre à une Charybde en pensant s'attaquer à leur classe était vain. L'échec de son enfance n'en était que la preuve.

Il sortit subitement de ses pensées et de sa surveillance pour se retourner vers la jeune femme qui s'était installée et servit avec sa non-délicatesse habituelle... Elle venait de s'adresser à lui. C'était déjà arrivé, rien qu'à leur sortie, mais ils échangeaient le minimum syndical. Et cela semblait convenir tant à la grande Atlanta qu'au sérieux Tennessee. Il était donc surpris d'une telle question mais rappela immédiatement à lui-même qu'il n'y avait aucune close de son contrat qui le forçait à révéler quoi que se soit de sa vie.

Pourtant, elle avait pris son ton péremptoire pour s'adresser à lui, attendant une réponse pour la simple (mais non bonne) raison qu'elle en avait envie à cet instant. Car ainsi était l'héritière des Grace : une volonté et une supériorité qui ne laissaient aucune place à un avis divergent. Malgré tout, Tennessee hésitait. Il avait sa propre volonté, qui devait être aussi élevée chez lui que chez elle ; mais surtout, il ne voulait pas répondre à un simple caprice. Caprice qui pourrait être demain de l'ignorer royalement ou de vouloir le semer. Avec elle, on ne savait jamais.

La méfiance et le secret étaient les maîtres mots de son métier. Ce n'était pas parce que les questions émanaient des signataires du contrat, que les réponses apportées ne seraient pas en possession de futurs cibles. Le jeune homme se contenait ainsi, s'interdisant de quitter le silence sécurisant. Il détourna donc de nouveau le regard sur la salle, comme pour balayer le dialogue. Mais la question se posa malgré tout en son esprit. Il est vrai que ce contrat lui prenait beaucoup de temps : il devait s'investir dans une tâche aux apparences ingrates, auprès d'une Charybde aussi prétentieuse qu'annoncée, ne pouvant apprécier pleinement des combats qui étaient plus rares et trop vite finis, surtout par rapport à d'autres missions effectuées par le passé.

Pour autant, sa question avait une réponse simple : tout ça n'était qu'un masque de plus pour s'approcher encore plus près de ses ennemis au risque de s'éloigner de ses amis. Il ne pouvait pas répondre de la sorte mais il se demanda comment réagirait la jeune femme. Peut être un rire méprisant devant une telle quête aux allures folles. Il la regarda de nouveau alors qu'une minute de silence s'était installée. L'œil presque noir emprisonnant mille secrets face aux yeux d'une même teinte brillant d'intérêt. Il se permit finalement de lui répondre, sachant qu'elle ne lâcherait pas l'affaire... et qu'un silence pouvait suggérer plus qu'une simple parole. "Parce que la situation se présentait." Son ton était grave mais bas, bref mais clair, une simple phrase qui sonnait et ne supposait pas de commentaire. "Parce que vous protéger peut être une étape intéressante de ma vie. Au risque que cela me prenne du temps pour la vivre."

Il ne vivait que pour sa quête, sa vengeance, son combat final. Ainsi, ce temps passé à protéger une étudiante orgueilleuse ne lui semblait pas perdu mais utilisé intelligemment : il fallait juste voir plus grand, plus loin. Peu après la réponse donnée, ses lèvres s'étirèrent de manière à peine perceptible. Un semblant de sourire qui s'affirma peu à peu. Il ne se voulait nullement moqueur, plus téméraire et aussi curieux qu'elle. Il aurait pu laisser le silence retomber, brouillant les mots avoués, revenant à leur relation professionnelle dont la distance était appréciée. Mais elle avait posé une question, le délaissant de sa place d'ombre. Il pouvait donc quitter ce statut et s'adresser à elle. Ou du moins, il s'autorisa à le faire. Qu'importe ce qu'elle dirait ou penserait, il ne s'en voudrait aucunement. La gamine pensait garder le contrôle mais le seul contrat que devait respecter le Lamia était celui de Mister Grace. Celui-ci respecté, il n'y aurait pas de problèmes, pensa-t-il.

Elle avait les coudes posées sur la table et était penchée vers son garde du corps, mais c'était différent pour ce dernier, qui gardait sa place : restant à distance de la table pour pouvoir se mouvoir, le dos droit collé au dossier de la chaise, ses mains sur ses genoux prêtes à tout moment à saisir ses lames. Il reprit alors que son regard glissait de nouveau derrière son interlocutrice : "Mais en quoi peut importer ma vie pour la grande Atlanta Grace ? Rien que jeter les yeux sur son garde du corps... n'est-ce pas déjà une considération suffisante pour elle ?" Cela pouvait apparaître comme une question mais on sentait qu'elle était déjà lourde de sens comme une affirmation. Tennessee pensait qu'en pointant sa propre vision supérieure, la jeune femme saisirait qu'elle n'aurait aucun intérêt à s'intéresser à lui. Il l'espérait du moins. Il la protégeait depuis peu mais avait rapidement saisi qu'avec elle, rien ne pouvait se prévoir mais tout semblait aller dans son sens. Qu'importe si aujourd'hui c'était de simplement satisfaire une curiosité subite.




PV Atlanta - Centre commercial - darkseagreen
HRP : Désolée du retard >< J'espère que ça ira !
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Re: more than you — tennessee
   
Sam 29 Aoû - 13:49


more than you
La courte attente interminable, son regard qui vrillait sur les alentours, sérieux comme toujours, mais ne manquait pas d'agacer la jeune fille. Le professionnalisme poussé dans de tels retranchements qu'il la rassurait autant qu'il la décevait. Il n'avait pas fallu beaucoup de temps à Tennessee pour comprendre ses propres obligations, et c'est bien dommage, puisque l'anglaise comptait profiter d'une présumée lenteur d'esprit afin de lui soutirer des informations - manqué, pour une première fois, et en un sens, c'était rassurant. Son arrogance la fit tomber de haut, lui ôtant ses envies de satisfaire sa curiosité enfantine, en proie à une déception soudaine. Son visage coloré perdit de sa suffisance et c'est dans un mélange de froideur et d'agacement qu'elle finit par accueillir une réponse simple, la voix grave de son employé si inhabituelle qu'elle cligna plusieurs fois des yeux avec surprise Ah oui. Il pouvait parler. Il parlait ainsi - et le temps d'une seconde, Atlanta réalise l'étendue de l'emprise que cet homme peut bien avoir. Il n'était juste le baby sitter qu'elle voyait en lui, il avait son propre but, une force avec laquelle il était en mesure de faire tomber bon nombre de gens. Il était à prendre au sérieux, et comme toujours, aveuglée par sa propre personne, elle ne le réalisait que bien trop tard. Alors qu'elle jouait avec ses fines mains, entrechoquant ses doigts aux rasoirs arc-en-ciel, elle songea que, en dépit de tout ce qu'elle lui reprochait, il valait mieux qu'il soit de leur côté, parce que son travail, il le faisait sacrément bien.

Elle n'aurait sans doute pas prolongé leur relation au-delà de l'argent et du temps passé ensemble mais, stratégiquement, il lui semblait que ce n'était peut-être pas la meilleure approche. Ne pas s'impliquer, c'était une chose, mais si c'était pour terminer en rondelles sous le joug d'une triple lame, elle préférait encore passer du temps à exploiter ce virus indémodable que les gens appelaient socialisation. Parce que la situation se présentait. C'était sur cette même idée qu'elle avait envie de faire les choses, comme une vengeance, une permission - l'évidente surprise de savoir qu'elle n'était pas au centre de l'attention et qu'elle n'avait pas à lui donner de la sienne.

Le comble du malaise qu'elle espérait causer, en tourments à ses propres manipulations, elle ne supportait pas cette distance qu'elle prenait soin d'installer - bouffée de l'intérieur par une solitude et le manque d'intérêt qu'elle représentait vis-à-vis des autres. La reine qui espérait s'offrir le luxe d'une brillance sans nom mais se retrouvait éprise par la glaciale solitude d'un manque relationnelle que sa fierté l'empêchait de combler. Stupide cercle vicieux dans lequel elle s'enfermait, confrontation avec sa propre personne souffrante - combat contre son esprit déchiré. Elle ne pouvait pas voir sa vie comme des étapes pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait pas passé la première, et, prudente, il lui semblait raisonnable de vouloir terminer celle-ci avant d'en programmer la suite. Sa confiance n'était peut-être pas si absolue. Les défauts enfouis sous ce masque de fille parfaite semblaient évidents et Ten les avait sûrement compris, il donnait juste l'impression, à raison, de ne pas s'en soucier. Aucune implication émotionnelle, une simple protection froide et sans couleurs - et alors qu'elle ruminait cette façon de faire dans son esprit, elle comprit qu'il ne faisait pas moins que ce qu'elle avait toujours attendu. Un sérieux exemplaire, un silence satisfaisant puisque, en définitive, il ne daignait pas la déranger dans sa propre vie malgré le fait qu'il y consacre la sienne. Peut-être était-ce un mépris enfoui, mais en l'instant, il lui semblait que son garde du corps n'était pas si mauvais que ça, peut-être même parfait.

Elle affubla son visage d'un sourire amusé pour toute réponse à sa remarque pleine de sous-entendus, réfléchissant à la réponse alors qu'elle caressait ses propres ongles. Investissement à long terme. C'est ce que lui évoquait le temps qu'elle usait actuellement en tentant de gagner la sympathie de l'épéiste ; du temps usé dans une cause qui pourrait lui servir - ces incompréhensibles logiques que l'on appelait amitié.

« J'aime regarder ce qui se laisse regarder. Surtout quand les choses en valent la peine. » confia-t-elle avec un léger sourire.

Malgré toute l'arrogance dont elle disposait, elle n'était pas avare de compliments. N'importe quel être doté d'une vision un tant soit peu normale savait que la beauté de la jeune femme était sans égale, et, si parfaite qu'elle en devenait exempte de concurrence, Atlanta n'avait aucune difficulté à complimenter les autres. Il devenait autrement plus facile de partager quand on avait déjà tout, elle en était consciente - et, par-delà l'hypocrisie qu'évoquait son comportement, elle demeurait franche et n'aurait eu aucun mal à avouer les raisons de son altruisme. Elle était au-dessus de chacun. Au-dessus de tous, baignant dans la perfection du corps qu'elle entretenait si bien, d'une vie dont elle prenait si soin, d'un héritage auquel elle faisait honneur via sa fierté intacte et son absence de faiblesse éprouvée.

« Cela étant, je suis curieuse. Et tout comme elles risque de satisfaire ma curiosité, cette discussion pourrait ta vision extrémiste des Charybde - bien que tu la portes à raison, pour la plupart. » Elle planta son regard dans le sien. « Peu importe. Je suis intéressée par ce fameux objectif que tu sembles poursuivre. »
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