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 shatter me — feat. anastasia

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shatter me — feat. anastasia
   
Jeu 6 Aoû - 2:37


somebody make me feel alive and shatter me
featuring anastasia
hrp ; #e49bb7
Dans un craquement sinistre, tes articulations s'animent, dégageant le sac d'os te composant du lit. La douche est sèche, brûlante, elle réveille chacun de tes sens et permet enfin un semblant de réaction. L'iris sonne, le rendez-vous est donné ; hôpital, pour rencontrer une nouvelle femme. Eprouvée, qu'ils disent.

Soupirant et grognant vers l'appareil électronique, tu te permets un large étirement avant de commencer quoi que ce soit, laissant une nouvelle fois ta composante s'exprimer à l'aide d'une suite de crépitements. Les queues s'agitent nerveusement, l'oeil rougit d'un manque singulier – autant de sommeil que de substances innommables. Tu glisses une vulgaire cigarette entre tes lèvres et l'allume d'un coup de briquet en claquant la porte d'entrée ; si la motivation n'est pas là, la hâte te pousse à accélérer le pas.

Une nouvelle femme. Une nouvelle âme, quelque chose qui sort enfin de cette routine molle dans laquelle tu t'es enfermée. Un nouveau repas, qui tinte dans ton esprit avec l'intensité d'une cloche d'église. Sur le chemin, tu parcoures les informations offertes par ton supérieur, conduisant imprudemment ; Anastasia Yulia Kazakov, hybride de Lamia. Evidemment, qu'elle vient de Lamia. Ils viennent tous de là.

Une fois arrêtée devant le centre médical, tu écrases le mégot et l'enfourne dans le premier cendrier venu, époussetant par réflexe ta veste. Et tu passes la porte habillée d'un tailleur et d'un sourire poli et bien évidemment factice – just keep faking the smile. Saluant vaguement les patients qui te reconnaissent sur le chemin, tu t'arrêtes à l'accueil et récupères le numéro de chambre de la demoiselle ; le tout enrobé d'un professionnalisme à toute épreuve.

Ce n'est qu'une fois aux portes de l'antre que ta détermination se craquelle. Ton instinct hurle et tes doigts semblent hésiter à faire tourner la poignée. Mais en quelques secondes à peine, tu balaies cette partie stupidement sauvage et revêts de nouveau ce rictus agrémenté d'un soupçon de sauvagerie – petite Azylis, une clope n'aura donc pas suffi. Trois coups donnés contre la paroi et le déclic de la porte retentit.

Tu entres.
Et le spectacle qui s'offre à toi te coupe le souffle. Amochée serait un doux euphémisme pour qualifier la créature ; tes crocs viennent immédiatement titiller ta lèvre inférieure, la tension tente de s'emparer de ton corps, sinueux serpent se lovant au creux de tes épaules. Tu refermes lentement la porte derrière toi mais n'avances pas aussitôt, glissant un regard tout à fait neutre vers la demoiselle.

« Anastasia Kazakov ? »

Si l'assurance a disparue de ce ton, la douceur et la neutralité transpirent dans chacune de tes paroles. Une main est passée dans ta chevelure, tu ne fais que trois pas et lui offres un sourire.

« Je m'appelle Azylis Targaryen, on m'a chargée de vous poser quelques questions. »

Et tu lui tends une main délicate, ta voix fluette s'enfuyant d'entre tes lèvres. Une de tes oreilles s'abaisse instinctivement, les queues s'agitent au gré d'un vent imaginaire.

« Ne vous inquiétez pas, ça ne sera pas long... Nouveau mordillement de la lippe inférieure, tu plantes tes pupilles au coeur des siennes – il est bien évidemment hors de question de regarder ailleurs. De quoi vous souvenez-vous ? »
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lamia
Anastasia Y. KazakovFéminin

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Re: shatter me — feat. anastasia
   
Jeu 13 Aoû - 17:32



The kids are grown up but their lives are worn





Des regards jetés, des mots murmurés à son côté, un sentiment de pitié qui tournoie dans l’atmosphère. Le visage crispé, les traits fatigués, le teint aussi pâle que la mort, une bouffée de fumée s’échappe lentement dans l’air pour aller s’écraser un peu plus loin dans le ciel. Elle sait qu’on l’observe, qu’on parle d’elle. Elle s’est vue dans son miroir, le corps couvert d’hématomes et d’entailles plus ou moins profondes. Les blessures sont là, la douleur s’enlise bien plus fort dans son cœur. Depuis ce fameux soir, où sa faiblesse aura eu raison d’elle, elle n’a plus prononcé un mot. Elle reste cloîtrée entre quatre murs, fixant un point durant de longues heures, les yeux vides, l’esprit empli de crainte au moindre bruit qui répercute dans ses oreilles. Terrorisée, elle a l’impression de mourir à petit feu. Elle n’a qu’en tête l’horizon flou et l’odeur métallique de son sang. Elle essaye d’oublier, elle tente d’enfermer ce souvenir, mais la cicatrice n’est pas prête à se refermer. Ana, pauvre Ana, la folie t’emporte.
Une infirmière vient perturber le fil de ses pensées, effleurant son épaule pour l’appeler. Elle se retourne sauvagement, le poing en l’air prêt à fracasser une mâchoire. Elle n’est pas prête à ça, encore moins que d’habitude. Ne la touchez pas, ne la touchez pas. Elle n’est que plus sensible à ça. Elle hoche la tête en voyant le visage apeuré qui lui fait face et baisse sa garde. Fatiguée du regard outré des passants, elle pénètre dans l’hôpital en jetant sa cigarette dans un cendrier. Suivie de près, on lui indique une chambre où elle pourrait se reposer, se sentir en sécurité. Un rire nerveux filtre ses lèvres. Foutaises, rien d’autre. Mais elle y rentre tout de même, ce sera toujours bien mieux que l’asile où on la laisserait pourrir avec un plaisir malsain, sourire carnassier collé aux lippes.    
Installée dans un lit, les bras ballants, le corps totalement endolori à force de ne plus bouger, ses yeux vrillent vers la porte qui s’entrouvre pour dévoiler une paire de queues, bougeant au rythme de la respiration de celle qui les possédait. Elle se redresse tant bien que mal sur son coude pour observer celle qui l’approchait. Elle serre les dents Ana, toujours méfiante. Elle soutient son regard plein d’amertume, accusant le monde entier de son malheur. La main qui arrive lentement devant son nez lui retire un sifflement plein de mépris. Elle tourne la tête pour décliner l’invitation. Ana s’en fichait d’être impolie, Ana s’en fichait de ceux qui l’entouraient. Elle voulait simplement oublier, oublier et qu’on la laisse seule. Aussi seule que possible. Elle préfère sombrer dans ses propres abysses.
Sa voix enrouée peine à sortir, à assembler un son correct. Seuls ses iris lançant des éclairs aussi meurtriers reflètent à merveille ses sentiments.

« Vous êtes quoi ? Flic ? Médecin ? J’ai rien à vous dire. Foutez-moi la paix. »

Et elle se recale simplement au fond de son lit, les bras croisés, dénuée de tout bon sentiment. Ana, douce Ana, tu ne te laisseras pas avoir une nouvelle fois. Pas par ces beaux sourires, pas par ces mains tendues. Non Ana, tu n’es pas stupide. Personne ne peut réellement t’aider, personne ne peut te comprendre.

« Si vous voulez vous rendre utile, allez plutôt choper le connard qui m’a fait ça. Ah c’est vrai, bonne chance je me souviens pas de son visage. »

Et ses dents se serrent dans un craquement désagréable, son visage se fermant au fil des secondes écoulées. Elle veut fuir, fuir aussi loin qu’on puisse lui permettre. Et elle tourne le visage, ses iris azurées imageant sa rage et sa haine mais surtout, une autre larme qui coule le long de sa joue, salé, au goût de la détresse dans laquelle elle est plongée.








_______________
Her halo is broken but there's fight in her eyes

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Re: shatter me — feat. anastasia
   
Sam 15 Aoû - 15:48


somebody make me feel alive and shatter me
featuring anastasia
hrp ; #e49bb7
Ses doigts refusent les tiens – et, quelque part, ça ne te surprend pas. Enchaînée dans ta politesse aveugle, tu n'as même pas pensé à son propre ressenti. Frêle créature brisée, ensevelie sous la pitié et le mépris ; une prostituée, qui s'en occuperait ? Et c'est dans ce même état d'esprit que tu es entrée, accablée de ta compassion et drapée dans ton ignorance.
Oh, comme tu aimerais ne rien savoir.

« Vous êtes quoi ? Flic ? Médecin ? J'ai rien à vous dire. Foutez-moi la paix. »

Au fond de son œil brûle sa haine ; elle t'électrise mais tu ne recules pas, toi-même masquée par la neutralité. Cache-toi, Azylis, cache-toi de ce regard meurtrier. Elle serait capable de t'arracher la tête, si son corps n'avait pas été malmené.
Une douce inquiétude caresse ton esprit, son souffle te hérissant les poils.
Aucune réaction.

« Ah c'est vrai, bonne chance je me souviens pas de son visage. »

L'éclat de peine brille sous sa paupière, larme solitaire coulant sur sa joue ; au fin fond de tes propres iris, c'est la compréhension qui fouette, claquant de sa dure réalité les vestiges de tes doutes. Elle est brisée, c'est indéniable. Et c'est à toi qu'on a confié cette âme en peine, à toi qu'on a offert la possibilité de reconstruire cet esprit sûrement plus fort qu'elle ne le pense.

D'une lenteur mesurée, tu t'avances et t'assois à ses côtés, sans qu'aucun contact ne soit effectué. Par peur de la brusquer, tu calcules chacun de tes gestes et repousses une mèche sombre de devant ton visage – avant de croiser les bras et de t'appuyer contre le dossier du siège, face à la victime. L'ombre volatile d'un sourire semble éclairer ton visage ; un sourire franc, presque amical.
Compréhensif.
Dénué de toute pitié.
Parce que tout est question de pitié et de compréhension.

« Je suis une psychologue, officieusement employée dans cet hôpital. Tes yeux ne la quittent pas, sans que ton regard soit vraiment oppressant – tu supposes, évidemment. Retrouver votre agresseur, c'est pas mon travail. C'est pour vous que je suis là. »

La voix douce, le ton relativement neutre – aucune émotion, juste ces paroles que tu balances en introduction. La mettre en confiance ou simplement l'habituer à ta présence, Dieu seul le sait. Tu te penches à peine, l'observes et, finalement, laisses ton regard transpercer l'une des plantes décoratives au fond de la pièce.

« Ils ont peur que vous soyez sujette à un syndrome post-traumatique, ce qui serait potentiellement normal. Avant cet événement, est-ce que vous aviez peur du contact humain ? »

Tes pupilles parcourent de nouveau son dossier, tu le caresses du bout des doigts et réfléchis. Une jeune femme, prostituée, dotée d'un don psychique.
Agressée en pleine rue.
Tu as besoin de plus que ça.
« Vous souvenez-vous d'un simple indice sur l'identité de l'agresseur ? Tes ongles grattent le papier. Mademoiselle, j'ai besoin de votre entière coopération. Je vais être honnête avec vous ; j'ai besoin d'informations. S'il était lié à vous de quelconque façon, cela influencera les conséquences sur votre santé mentale. »
Et tu relèves les yeux vers elle, l'encourageant silencieusement à te parler.
Priant pour qu'elle le fasse.
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