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 painful ☓ APRIL

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lamia
Anastasia Y. KazakovFéminin

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painful ☓ APRIL
   
Sam 25 Juil - 19:36



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Noir, noir. Elle ne peut rien contempler d’autre que du vide et du flou. Elle ne distingue pas les détails. Elle a mal, tellement mal. Ca tape si fort dans son crâne, ça cogne si fort contre ce cœur. Elle ne se souvient de rien Ana, elle ne se souvient même pas comment elle a atterri là. Ou peut-être que si, mais ses pensées sont trop embrouillées, trop perturbées pour émettre un raisonnement logique. Elle ouvre difficilement les yeux, aveuglée alors qu’il fait noir, elle ne peut pas se repérer. Elle ne sait pas ce qui lui arrive. Anastasia, pauvre Anastasia. Elle commence à paniquer. Elle essaye d’utiliser ses autres sens. Elle tâte autour d’elle et ne constate qu’un sol poisseux où la pluie a dû ruisseler il y a quelques heures. Une vague odeur déplaisante embaume son air. Ses doigts se portent contre sa tempe, contre ses cheveux emmêlés, la tête appuyée sur ce qui lui semble être un mur de brique. La matière visqueuse, la puanteur métallique, ça ne pouvait qu’être que son sang qui coulait, lentement. Une goutte par ci, une goutte par là. Elle est faible, si faible Ana qu’elle peine à se relever. Ses jambes ne lui obéissent plus. Non, son corps entier rejette ses ordres. Elle essaye, tente vainement de jeter des ordres à ses membres mais rien n’y fait. Elle semble coincée. Amère et complétement amochée, elle se laisse glisser un peu plus contre le sol trempé, vaincue. C’était une chose dont il fallait se douter. Son métier était illégal, sans aucune once de sécurité. Non, ce n’était que le juste retour de ce qu’elle était. Un monstre qui dépérit seul dans son coin d’ombre, à l’abri des regards. Elle ferme à nouveau les yeux, se laisse emporter par ses faibles pensées, essayant de se concentrer sur les quelques fragments de souvenirs qui lui reviennent.

Il l’avait demandé. Un homme, comme tous les autres. Une pourriture qui voulait tirer son coup avec la pute du coin. Elle avait dû accepter, comme tous les autres, parce que c’était son travail, parce qu’elle avait besoin de ce putain de salaire pour vivre. Son visage lui était inconnu, elle n’arrive pas à le restituer. Elle se souvient juste de cette voix sans émotion, tellement monotone. Simplement, il lui avait glissé quelques billets dans la main pour mieux l’amadouer, lui demandant pour ce petit plus de le rejoindre à Scylla. Elle n’avait pas cherché à réfléchir. Oh si stupide Ana, tu es tellement bête et naïve.
Et elle observe sa main saisir la sienne pour l’emmener dans une ruelle sombre. Ses instincts ont pris le dessus, elle s’est débattue comme elle le pouvait pour finir contre un mur. C’était bien utile d’apprendre à se défendre pour retomber sur plus fort que soit. Elle ne revoit qu’une lame qui brillait sous le soleil couchant. Une écorchure sur son bras, sa tête qui frappe violemment contre le mur derrière elle, quelques coups de plus et elle a perdu connaissance. Le trou noir, la terrible incertitude de ce qu’il s’est réellement passé, influencée par son pouvoir qui ne semblait pas la lâcher.

Le monde autour d’elle est toujours si sombre et si froid. Elle grelotte, elle est terrifiée, elle est affreusement amochée. Sa main s’appuie difficilement contre le mur glacial, souillé du liquide rouge. Elle peine, peine tellement à se relever. Ses jambes tremblent, flanchent à plusieurs reprises. Mais elle doit fuir Ana, elle doit s’en aller. Mais elle ne voit rien, elle a peut-être perdu un peu trop de sang. Violente migraine, envie de vomir. Elle gémit à chaque mouvement. Elle supplie Ana, elle supplie pour qu’une fois dans sa misérable vie, quelqu’un vienne l’aider. Pour ne pas pourrir seule dans un caniveau.






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scylla
AprilFéminin

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Re: painful ☓ APRIL
   
Dim 26 Juil - 0:23


(ΟΔΟ;;)



Tu détestais la nuit. C'était étrange de dire ça, parce que tu l'aimais beaucoup aussi -elle avait ses secrets, la nuit, qu'elle soufflait peut-être aux comètes qui repartaient en silence sans dévoiler le moindre mot ; et c'est ces mystères qui la rendait si désirable. Si apte à réveiller quelques morceaux de conscience enfouis tout au fond depuis longtemps. Et pourtant, tu la haïssais, aussi, parfois ; tu l'abhorrais quand elle masquait les méfaits, quand elle avait ces gants de cuir noir qui ne laissaient ni empreintes ni preuve, tu la détestais dans ses silences si hypnotisant et ses manières de tout cacher. Non ; en réalité, si tu la détestais, c'était à cause de ce que les Hommes en avaient fait.
Tu rentrais chez toi sur tes deux longues jambes squelettiques, un jeans collé à ta peau -tu craignais moins le quartier Scylla que Charybde mais oh, tu n'étais pas rassurée pour autant. Tu pressais le pas, ton sac vissé contre ta poitrine par des bras trop fins pour être en bonne santé, en priant pour ne croiser personne.
Et pourtant, il y a un écho. Des souffles, des gémissements, des pas peut-être, tu ne sais pas, April -t'as peur, tellement peur, peut-être que ce n'est que ton cerveau qui invente toutes ces choses. Tu accélères encore en passant une ruelle bien trop sombre pour ton bien, d'où les plaintes semblaient sortir. Allez, April. T'es bientôt dans le quartier neutre.
Tu t'arrêtes, à quelques bâtiments de la venelle. Qu'est-ce que tu fais, April, qu'est-ce que tu fous -va-t'en, cours cours cours ; c'est qu'un mec désespéré qui s'est bourré la gueule, sûrement. Sûrement. Tu te détestes quand tu te retournes, tu te détestes quand tu hésites devant le mur d'ombres, tu te détestes à écouter la respiration oh elle ressemble à celle d'un chien abattu et tu ne peux t'empêcher de penser qu'il peut mordre fort fort fort. April. Tu sors ton iris pour faire de la lumière, maigre aide à ton courage liquide qui s'échappe à chaque pas, mais tu t'enfonces entre ces deux murs de briques rouges encore entiers. Tu te rapproches, c'est sûr. Tu tiens la lumière du bout de tes doigts, pas très sûre de ce que tu t'attends à voir -et tu distingues une chose, un spectre oh une forme vaguement humaine ; elle glisse elle tombe elle recommence, cette allure encore vivante. Il y a ses cheveux d'argent qui se dévoilent en premier et oh, d'un coup tu cours vers elle, lâchant ton iris pour mieux pouvoir supporter ses épaules. « Hey ! Eh, doucement, doucement. » Tu sais pas quoi dire, April ; t'as jamais vraiment compris ce que te disent les gens quand eux aussi, ils te récupèrent à moitié fantôme -pourquoi est-ce que tu dois autant chercher, April. Mais t'essaies, t'essaies et tu penses que c'est déjà un bon début ; tes genoux sur les pavé sont si froids oh ils glissent c'est étrange, et quand tu tends ta main pour prendre ton iris, tu vois du rouge rouge rouge.
Panique panique dans tes yeux dans ton souffle ; d'un coup tu vois toutes ces traînées étranges que tu aurais du voir et tu ne sais plus quoi faire -alors tu ne réfléchis plus vraiment. Tu te permets de la mettre tant bien que mal assise, dos au mur ; tu te dis que peut-être veut-elle reprendre ses esprits. « Hey, calmes-toi un peu, d'accord ? Reprends ton souffle. Tout va bien maintenant, d'accord ? » T'essaies de cacher ta nervosité dans ta voix, tu sais pas vraiment si ça fonctionne. Tu lui passe ses cheveux derrière les épaules, pour voir un peu l'étendue des dégâts. Des vêtements déchirés, des bleus sûrement, quelques os cassés peut-être ; une coupure sur son bras, éventuellement d'autres autre part, et la tâche sombre sur sa tempe -saisissement. « Je m'appelle April ; ça va aller mieux à partir de maintenant. Tiens. » Tu enlèves ton gilet pour plus ou moins lui mettre dessus ; t'as les mains qui tremblent un peu -de peur ou de rage, tu ne sais pas vraiment. T'avais rien sur toi pour l'aider à part quelques mouchoirs, que tu sortaient pour appuyer inutilement sur sa tête -voir si le sang coulait toujours ou non-, mais il valait mieux attendre qu'elle réagisse et qu'elle comprenne avant de faire quoi que ce soit de plus. Si toi tu es paniquée, April, tu ne dois même pas être au quart de son état.


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Re: painful ☓ APRIL
   
Dim 26 Juil - 17:03



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Elle souffle, respire doucement. Elle se concentre pour ne pas glisser et surtout pour s’orienter correctement. Elle a peur du noir, elle a peur de ne plus jamais rien voir. Elle sent du bout des doigts quelque chose en plastique, peut-être un couvercle de poubelle, elle ne sait pas. Elle est effrayée Anastasia, complétement terrifiée et abandonnée par toutes pensées logiques. Elle se prend les pieds dans quelque chose et trébuche misérablement, écrasant sa pauvre épaule déjà endolorie contre le mur froid. Elle a envie d’abandonner, de se laisser pourrir ici en espérant que quelqu’un puisse un jour trouvé son pauvre cadavre souillé. Mais qu’est-ce qu’on dirait ? Une pute découverte dans une ruelle, morte, peut-être assassinée. Et rien de plus, rien de moins. Une affaire étouffée, seule jusqu’au bout de sa vie. Assaillie par des idées plus noires que jamais, elle ne porte pas l’espoir dans son cœur. Pourtant, au loin, elle distingue des bruits de pas, et une lumière aveuglante qui lui déchire la rétine, aussi vaporeuse puisse-t-elle être. Un court instant, elle se met à reculer, dangereusement. Elle tremble à nouveau, elle est épouvantée de savoir qui se trouve au bout de cette lueur. Il est venu terminer son travail, il est venu l’achever. Elle a envie de crier Ana, mais les sons fanent dans sa gorge. Elle pense à sa mère quelques instants, peut-être qu’elle la rejoindrait, elle n’en savait rien. Elle était bien trop affaiblie pour combattre ses songes.
Elle observe la lumière qui s’approche, plus rapidement. Aveuglée, elle ne peut rester les yeux ouverts. Elle retient sa respiration, priant misérablement pour ne pas finir en enfer. Ses jambes fléchissent à nouveau, elle sent son corps qui s’écroule si lentement que c’en est d’autant plus douloureux. Mais avant que ses genoux puissent toucher le sol, elle perçoit un bras qui la retient avec peine. Elle ouvre difficilement les yeux mais distingue simplement une forme humaine, et du bleu. Beaucoup de bleu, comme un ciel d’été. Prise de panique, elle se débat, misérablement avant qu’elle ne soit forcée à s’asseoir de nouveau. Un gémissement s’échappe de ses lèvres quand la clarté de ce qu’elle voit comme un iris perturbe sa vision. Sa main vient couvrir ses yeux en attendant que ça se passe. Mais une douce voix apaise les battements de son pauvre cœur affolé. Une voix féminine  et fluette, aussi paniquée d’avoir découvert un corps jonché de blessures. Sa respiration s’atténue, elle se calme légèrement. Elle sait que ce n’est pas lui maintenant. Mais elle est méfiante de tout geste brusque, d’une autre approche sordide. Pourtant elle n’avait pas le choix Ana, cette personne semblait être la seule à pouvoir la sortir de là. Sa prière avait pu s’exaucer.
 
Elle sent ses cheveux imbibés de son sang se décoller de son visage et un vêtement qui se pose sur ses épaules. Elle ressert faiblement le tissu sur elle, pour se protéger un peu plus des créatures de la nuit, de son mal-être. Elle ramène ses jambes contre son corps, frissonnante.  Elle craint le contact, se crispe quand sa tempe heurte un mouchoir. Un cri de douleur s’échappe de ses lèvres. Ne pense à rien Anastasia, ne pense plus à rien. Son corps est mutilé, mais son esprit est plus abîmé que jamais. Elle tâte doucement à côté d’elle Ana, jusqu’à trouver la main de celle qui l’avait trouvé. Elle la serra aussi fort qu’elle le pouvait. Reconnaissante envers quelqu’un pour la première fois de sa vie, bien que toujours aussi méfiante. Et une larme coule, minuscule, première d’un long flot qui s’écoule sur ses joues. Une autre première, c’était la première fois qu’elle pleurait depuis longtemps. Faible, écorchée, rageuse, haineuse, reconnaissante, perdue. Tant de sentiments qui se confrontent les uns aux autres. Son autre main libre se pose sur son front, gémissement de douleur immédiat. Elle se racle la gorge mais sa voix est enrouée.

« Anastasia… Tu peux m’appeler Ana. Merci, merci beaucoup April. »

C’est tout ce qu’elle peut dire depuis ses cordes vocales esquintées. Elle tousse violemment, ça lui fait mal de partout, ça la fait souffrir jusqu’au bout. Elle a du mal à respirer au final. Oh Anastasia, tu es tellement écorchée. Rongée par tout ce mal, elle ne désire qu’une chose, se relever et s’enfuir.

« Je veux partir. Je veux m’en aller d’ici. »

Elle s’appuie sur ses mains, dos contre le mur pour s’aider. Battant contre sa fatigue, puisant dans ses dernières forces. Partir, partir, fuir, fuir. Elle n’avait que ces mots à l’esprit.







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scylla
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Re: painful ☓ APRIL
   
Dim 26 Juil - 23:07


(;o_o)/



Il y a un léger vent qui s'infiltre entre les mailles de tes vêtements, entre la matière ce polyester aussi léger qu'une feuille de papier -tu frissonnes, un peu, tu ne sais pas si c'est à cause du froid ou d'autre chose. Il y a un tel chaos dans tes pensées, c'en est affriolant ; tu essaies de ne pas trop t'éparpiller mais elles sont déjà de partout, tout autour tout autour, tout dedans, et elles rongent rongent jusqu'à parvenir à l'os, au non-retour. Pourtant, elles semblaient juste glisser le long de ton crâne oh laisser des sillages envoûtants mais bien trop compliqués pour toi ; tu crois que tu décrochais doucement, April.
Il y avait la simple toile qui te séparait du sol, tes genoux sûrement bleutés de la violence avec laquelle tu t'étais écrasée. Tu arrêtes les contacts à son cri, tu la laisses un peu respirer en tournant la lumière de l'iris vers le ciel -tu n'y avais pas pensé, mais tu as sûrement dû l'aveugler ; tu n'y avais pas pensé, mais son sang a dû aussi bouillir à ton approche. Tu te sens un peu con, April, les bras ballants face à un tel spectacle -peut-être crois-tu juste que c'est un mauvais rêve, peut-être penses-tu te réveiller en haletant dans quelques minutes, mais les sensations semblent tellement réelles que tu doutes tu doutes tu doutes ; tu aimerais tellement que ce soit factice.
Il y a tellement de besoin qui se ressent au creux de sa main ; tu réponds à son contact sans vraiment réfléchir oh tu serres de tes doigts, comme pour lui montrer que tu es vraiment là et que non, tu ne partira pas. T'aimerais lui donner tellement plus, April ; t'aimerais pouvoir effacer oh remettre les choses à l'endroit, enlever les malaises les insécurités les larmes et les cris, t'aimerais tellement que ce monde soit un peu plus juste un peu plus droit un peu plus correct. Tu vois une larme rouler ; elle forme une ligne dans la poisse sur son visage, comme si elle éloignait les mauvais souvenirs les mémoires de la chaire mais tu sais April, qu'il en faudra du temps, avant d'être en paix. Tu ne l'es toujours pas, toi, tu crois. « D'accord, Ana. » Tu souris, un peu. Il est faible, pas très sûr, mais tu veux tellement lui donner quelque chose à quoi s'accrocher à quoi se pendre peut-être, qu'importe. Un repère, quelque part dans le noir. Tu ne dis pas de rien, parce que ça semblerait tellement mauvais -elle ne devrait pas avoir à dire merci, non plus.
Tu entends ses supplications et oh, tu crois que tu ne peux qu'être d'accord -toi aussi, tu veux partir, et pourtant, toi, tu n'as pas grand droit de parler, April. Tu l'aides à la lever, supportant tout le poids que tu pouvais du bout de tes chevilles si cassables ; mais avant de partir, tu l'enlaces un peu tu la serres contre toi. Elle est plus grande, ce n'est pas grave, la taille n'importe pas dans la chaleur que tu veux lui transmettre dans la sécurité l'impression de ne plus être seule que tu veux lui donner. Tu souris, un peu ; t'as ramassé ton iris en te relevant en le glissant dans ta poche, tu le tends devant vous pour éclairer la voie, tandis que ton bras lui servira de béquille temporaire. « On est pas loin de chez moi, si tu veux. J'ai de quoi te soigner, et je crois que ça serait mieux si tu ne restais pas seule, non ? » Tu la guides doucement vers l'artère un peu plus grosse, là-bas il y a des lampadaires oh douce lumière artificielle, sauveuse d'un jour -mais tu as toujours un peu peur, April, parce qu'on ne sait jamais sur quoi vous pouvez encore tomber. A toi seule, tu aurais été à cinq minutes de marche -tu habitais quartier neutre, juste à côté de Scylla-, mais avec elle, tu ne savais pas vraiment combien de temps tu allais mettre.


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Re: painful ☓ APRIL
   
Mar 28 Juil - 14:46



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Elle n’est pas seule Anastasia, il ne faut pas qu’elle l’oublie, il ne faut pas qu’elle crache sur cette aide précieuse. Qui sait ce qui aurait pu arriver si April n’était pas arrivée,  qui sait dans quel état elle se serait trouvée le matin suivant, qui sait si elle aurait réussi à résister à sa douleur.
Un appui supplémentaire l’aide dans son escalade, elle se retrouve un peu plus vite sur ses jambes tremblantes. Tellement fragile, tellement fissurée que le moindre mouvement trop brusque pourrait définitivement la briser. Mais elle avance, lentement, serrant les dents contre ces ondes de douleur qui se déclenchent un peu partout à chaque pas. La vision de la lumière de l’iris lui paraît un peu moins insupportable, et lui rappelle que les monstres de la nuit peuvent être chassés. Et surtout, c’est la douce chaleur d’une légère étreinte qui la rassure, qui la guide un peu plus loin de ce mauvais souvenir. Elle n’essaye de plus penser à rien Ana, sauf de partir le plus loin possible, de quitter cette ruelle si sombre et habitée de cauchemars. Elle essaye de résister à sa souffrance, de forcer, forcer un peu plus pour s’enfuir plus vite. Elle n’est pas seule, non elle n’est plus seule pour ce soir.
Un pas devant l’autre, elle écoute sagement les paroles d’April. Elle n’avait pas le choix, elle ne pouvait rentrer chez elle dans cet état. Elle hoche simplement la tête, sa voix beaucoup trop enrouée pour ne serait-ce prononcer encore un mot. Rassurée mais toutefois méfiante, elle scrute les alentours aussi rapidement qu’elle ne le peut, plissant les yeux pour que sa vue s’affirme un peu plus. Mais rien, toujours que du vague, vague. Des formes abstraites, des couleurs sombres et vives qui lui bousillent la rétine. Elle s’impatiente, panique intérieurement quand elle se retrouve face à l’éclairage de la ville. Elle se stoppe quelques instants, portant ses mains à ses yeux pour les frotter délicatement. Elle attend, quelques secondes, le temps de s’y habituer, le temps de prendre une inspiration calme et lente. Elle tente de se donner un courage inexistant, une fausse volonté d’être heureuse de pouvoir s’échapper et de reprendre sa vie comme si rien ne s’était passé. Douce illusion, brutale vérité. Elle se remet à trottiner, oubliant les tremblements de ses chevilles, ses genoux qui menacent de s’effondrer. Elle regarde droit devant elle, elle fixe un point invisible pour éviter de se concentrer sur les bruits effrayants de la nuit. Mais tout est désert, si vide et silencieux que ça en est plus inquiétant. Seul le bruit de deux respirations distinctes se fait entendre sous le grésillement des pauvres lampadaires usés  de Scylla.  
Effrayée, toujours aussi effrayée, ses sens restants sont aux aguets, elle continue sa marche, plus lente au fur et à mesure qu’elles s’éloignent de cette ruelle. Elle prie pour qu’elle ne lâche pas prise, prie pour qu’elle tienne le coup, juste un peu plus, juste le temps de quitter cet endroit. Elle prie de toutes ses forces Anastasia depuis déjà trop longtemps.
Un bruit, un claquement de poubelle qui tombe l’éloigne d’April, elle sursaute tellement fort que son cœur semble s’être arrachée de sa poitrine. Elle vacille mais ne tombe pas, elle ferme les yeux en se bouchant les oreilles. Comme une gamine, comme une enfant qui a peur de sa punition. Un flot d’émotions commence à la submerger : la folie, la colère, la haine, la reconnaissance, l’épouvante, la douleur. Elle n’arrive pas à faire le tri, elle n’y arrive pas. Penser correctement, penser correctement. C’est bien trop dur. Un délire pur, un délire malsain. Elle a envie de crier, elle a envie de pleurer. Elle le sait, elle le sait ce qui lui arrive. Une émotion trop forte et tout se déclenche. Elle s’éloigne un peu plus, titubant plus qu’elle ne marche. Une main dressée vers April pour la stopper.

« N’approche pas, attends, attends bordel ! »

La panique, trop de panique, son pouvoir envahi ses veines, prend possession de son esprit. Respire, respire Ana, tu n’es pas seule. Psychose et démence, elle ne se contrôle pas. Elle est si effrayée Ana, tellement apeurée de blesser encore et encore. Apeurée de s’écorcher un peu plus. Besoin d’être entourée, besoin d’être encore plus rassurée. Une enfant angoissée. Si près du but.



HRP •• Fallait que je la fasse devenir un peu folle, pardon :hue: ♥️





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scylla
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Re: painful ☓ APRIL
   
Mer 29 Juil - 17:39


(;o_o)/



Et même avec la lumière en auréole sur vos têtes, ton coeur ne s'arrête pas de galoper dans ta poitrine. Il est à ton image ; impatient, serré, qui veut se faire silencieux mais oh qui n'arrive qu'à souffler trop fort trop vite trop profondément. T'essaies, pourtant, tu veux, vraiment ; mais c'est bien ton sang qui bat à tes oreilles qui te rappelle encore que t'es bien vivante et que ça peut s'arrêter en deux secondes. Tu ne sais pas si c'est la présence d'Anastasia qui te rendait nerveuse à ce point, mais t'avais l'impression que chaque ombre cachait un monstre et oh, peut-être bien. C'était ça le pire, tu crois.
Elle s'arrête, tu l'attends. Il y a une coalition silencieuse, des pensées qui se perdent dans l'étreinte de l'autre ; tu essaies tellement de lui dire que tu es là là là, et que rien ne l'emmènera loin de toi -mais si quelqu'un venait, qu'est-ce que tu allais faire, April ? Japper comme un petit chien, mordre son poing avant qu'il ne te brise la nuque contre un mur ? Tu détestais ce sentiment odieux de l'inutilité. Tu crois que c'était un des pires, parce qu'on a toujours espoir que ça fonctionne -l'espoir aussi, c'est un des plus grands maux. On sait pourquoi il était dans la boîte de Pandore.
Et tout semble si calme, comme l'orage avant la tempête ; mais l'ouragan ne vient-il pas plutôt de passer ? Tu ne sais pas vraiment, April, personne n'a jamais vraiment fuit les cris et les pleurs, ici, sinon le quartier serait déserté depuis longtemps -non, on les entends depuis l'intérieur, et on prie pour que ce ne soit pas un des nôtres. C'est tout. C'est tout. Ça te dégoûte et oh, en même temps, tu ne peux que comprendre -et tes colères remontent parfois, April, et tu rêverais d'enfoncer un couteau dans la nuque d'Hunter et de bien d'autres, mais tu gardes ta violence pour d'autres fois.
Et un bruit aussi fort que ton cœur qui dérape ; tu crois que tu t'étouffes un moment dans la peur trop grande pour ton corps et oh elle s'enfuit elle s'en va elle t'échappe entre tes propres doigts et tu ne sais pas, tu crois un instant que tu as mal fait quelque chose oh que les contacts étaient trop longs trop prolongés trop trop trop tout simplement trop -tu ne sais pas April mais bordel est-ce que tu sais quelque chose au moins une fois dans ta vie ; et tes cils se glacent en horreur quand tu restes un pantin désarticulé à la regarder. April April April ; elle crie et tu l'écoutes tu recules tu recules tu t'accules contre ces murs sanglants de pierre rouge -et d'un coup, tu ne sais plus de quoi tu as le plus peur, la nuit ou la fille.
Tu la regardes, parce que c'est tout ce que t'arrives à faire ; et ta foi en l'Humanité s'écorche encore du bout des ongles qui raclent sa tête -tu la vois s'arracher les cheveux se démener comme contre le diable, et tu ne comprends pas, jamais. Alors tu fais la seule chose que tu as toujours su faire, tu donnes de ta douceur autant que possible oh tu puises dans tes stocks déjà bien vidés tu essaies essaies essaies toujours -et tu n'abandonnera pas, April, jamais. Quand tu la quittera, elle ira mieux, c'était une promesse. « D'accord, d'accord, d'accord, regarde, je suis loin, regarde, Anastasia. » Et tu t'assois là où tu te trouves, stupidement contre un macadam déjà trop vieux trop craquelé. « Il n'y a personne, regarde. Juste nous. Nous deux. Ça devait être un chat, ou quelque chose dans le genre, mais il faut pas rester ici, d'accord ? » Il y a dans tes yeux quelques désespoirs, tu crois, et pourtant tu essaies de les cacher bien au fond. « Je. Je peux venir ? » Et tu penses bien que non mais tu demandes quand même oh parce que tu ne te permettrai pas de t'approcher sans son accord. Pourquoi briser la confiance quand il y en a déjà si peu ?


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