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 i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona

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scylla
AprilFéminin

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Mar 21 Juil - 20:34


((゚□゚;))


Tu détestais tellement venir ici. Il y avait cette propreté écœurante, ces grands buildings qui vous toisaient depuis les nuages, ces gens si impatients si impolis si dégoûtants. T'avais la haine au bout des lèvres, salive d'un bouledogue attaché à des chaînes qui partaient en lambeaux -un jour tu mordra, April, tu mordra tellement fort que les os craqueront sous tes canines, et seulement alors tu pourra regarder le ciel avec panache.
Ouais. En attendant, tu venais ici parce qu'encore une fois, t'avais été à découvert pendant tout le mois. Tu ne sais toujours pas comment tu fais pour t'en sortir à chaque fois -tu crois que ton banquier craque un peu pour les gosses, c'est sale. Tout est sale ici ; c'est tellement oxymorique, cette blancheur qui t'éclate les pupilles, les poubelles à moitié remplies de bouffe et ces putains de costards qui valaient plus que tout ce que t'avais jamais gagné dans ta vie. T'avais la haine, April. La haine dure et brute ; alors quand on te regardait en haussant le sourcil, t'avais juste envie de leur refaire la façade.
Mais tu pouvais pas. T'avais cet espèce d'harnais autour de tes idées sulfureuses ; cette cage d'aiguilles tout autour de ta tête. T'avais l'air tellement humaine, April ; eux ils avaient tous la même tête la même coupe les mêmes cheveux et les mêmes yeux, c'était morne morne morne, ils étaient tellement pareils que t'avais envie de leur crier leur inutilité -qu'est-ce que c'était, les chiffres, dans un tel monde. Tu crois que t'aurais encore préféré la bestialité ; vous seriez tous morts et ils auraient été dans la merde. April, tu te rends compte des conneries que tu penses ?
Tu marches. Vite. Tu pourrais presque courir si seulement ça n'avait pas attiré l'attention -t'as déjà ces cheveux bleus qui semblent bien trop osés pour un lieu pareil. Enfin, qui sait, peut-être que t'aurais pu te faire passer pour un Charybde qui maîtrise l'eau, ou une autre connerie du genre -et tu secoues la tête en y pensant, parce que qui allait te croire, April ?
Tu te cognes. Il y a quelque chose devant toi. T'oses pas ouvrir les yeux, putain April, déconnes pas. C'est juste un lampadaire, si ça se trouve, un lampadaire super gros parce qu'ici ils ont que ça à faire, jeter de l'argent par les fenêtres. Tu ouvres les yeux. Des pieds. Merde merde merde merde. Tu relèves la tête, doucement ; il fait une dizaine de centimètres de plus que toi, sûrement un bon mètre quatre-vingt cinq. « Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Tu pues la Scylla à deux kilomètres. » Tu regardes ta veste usée par l'âge, ta robe déteinte à force de lavage. Putain April. « Je rentre chez moi. Là où il y a plein de boue, tu sais, et des mites dans toutes les armoires. » T'es con April t'es con t'es con ; et t'oses le regarder dans les yeux -t'es tentée de sortir le coup de la lèpre qui se développe dans ton quartier, si ça se trouve il est assez débile pour te croire. « Mmh. J'sais pas si tu vas rentrer, en fait. » Il te passe un doigt sous la mâchoire, peut-être peut-il sentir à quel point tu la serres fort. T'as peur, April. C'est pas pour autant que tu vas t'effondrer. T'essaies de contrer son bras ; il te choppe les deux poignets. Tu te débats tu cries aussi, mais tu sais pertinemment que personne ne va venir. Personne ne vient jamais, ici, c'est chacun pour son cul -alors tu rugis, en espérant que l'ombre fasse peur aux lions.


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Re: i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona
   
Mar 21 Juil - 22:26


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Arizona ne se sent pas particulièrement à l'aise dans les quartiers juridiques et financiers de Charybde. Si le centre commercial l'émoustille, les hauts gratte-ciel l'emmerdent, à tel point qu'elle voudrait les faire péter d'un coup de bombe nucléaire.
Mais ça sera probablement pas bénéfique à son quartier.

En ce jour maudit, elle doit renouveler sa délicieuse carte bancaire – et dans tous les cas, passer pour aller voir son chef adoré, le très glorieux Hunter. Parce qu'en tant que bras droit à l'instinct maternel sur développé, Arizona harcèle le grand brun une fois par semaine pour s'assurer qu'il se porte bien.
Au final, c'est plus une sœur attentionnée qu'un bras. Un bras c'est pas assez sexy pour la satisfaire.
Sauf le bras de Johnny Depp.

Et dans les rues un peu trop éclairées, aux yeux de tous, elle aperçoit une tignasse bleue qui attire aussitôt son regard, dévastant chaque pensée et chaque objectif qu'elle avait. Bleu. C'est bleu et ça brille. Virevoltant comme un papillon autour d'une flamme, elle finit par comprendre que la miss a des ennuis.
« ...si tu vas rentrer, en fait. »

Sourcil arqué, Arizona fait une pause et jette un regard autour. Rien, que dalle, personne ne réagit. La petite crie et c'est là qu'enfin, l'infectée intervient. Dans un élan de courage suicidaire, elle pose une main ferme sur l'épaule du type – dieu merci, ses talons la mettent presque à son niveau – et lui lance un regard profondément agacé, quoi qu'un peu pacifique.

« Tu m'excuseras coco, mais j'préférerais largement que tu vires tes sales pattes de cette fille. Il semble resserrer son emprise sur les poignets délicats de la petite, et les ongles manucurés d'Arizona se plantent aussitôt dans sa chair. Et pourquoi, grognasse ? C'est qu'une humaine. Rire moqueur, dédaigneux et dénué de tout humour. Oh parce que t'es un scanner, peut-être ? Lâche-la, ou j'appelle les flics. Et si c'est une Charybde, tu vas morfler. Connard. »

Elle se glisse entre les bras dodus de l'homme d'affaire et passe ses propres membres autour de l'inconnue, enfonçant au passage son coude dans l'estomac de l'agresseur. Les porcs de son genre insupportent Arizona. Il pousse un grognement de douleur et lâche enfin sa proie, permettant à notre secouriste de la pousser un peu plus loin.
Retour au bonhomme.

« Maintenant tu vas m'écouter attentivement, sale porc. J'fais moi-même partie de la police de Synodel, et j'laisse couler pour cette fois, parce que j'ai pas les pouvoirs de te faire enfermer. Mais si j'te revois agresser une nana dans son genre ou même dans un autre, j'te troue à des endroits qu'on ne cite pas quand on est bien élevés. Casse-toi, Jabba. »

Sans même attendre qu'il réponde ou qu'il fasse preuve de violence – même si ça lui donnerait un alibi pour le foutre en garde-à-vue – elle attrape la gosse par la main, doucement, et l'entraîne avec elle dans des rues un peu plus calmes.
Une fois arrivée, ses doigts libres glissent dans la tignasse bleue. Fallait qu'elle y touche. Un soupir s'échappe d'entre ses lèvres, elle observe sa tenue et le constat est immédiat.

« Qu'est-ce que ce joli petit chaton bleu foutait au milieu d'une meute de loups ? »

Elle aime bien les métaphores, Arizona. Ca fait classe, et aujourd'hui elle a besoin d'être un minimum badass.
En plus, c'est décidé, elle appellera cette gamine « Chaton ». C'est mignon, et en la voyant se débattre, elle a cru voir un petit kitty essayer de s'enfuir d'entre les pattes d'un chien.
« Alors Chaton, c'quoi le souci ? »
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scylla
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Re: i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona
   
Mar 21 Juil - 23:22


Spoiler:
 

((( ̄へ ̄井)


T'as mal aux poignets ; il te couperait presque la circulation, tu crois. Tu sais même plus vraiment ce que tu cries, mais tu te vides les poumons comme t'aimerais arracher son cœur et te débarrasser de tes asthénies de tes faiblesses de tes cafards. C'est tellement injuste ; t'as un peu de sang dans la bouche, tu crois, à moins que ce ne soit juste la sensation métallique de ne pas l'avoir fermée depuis trop longtemps. Il y a une voix, tu crois, tu t'en fous. Tu continues de crier, d'hurler comme les loups blessés à la lune, comme des fantômes ignorés, comme des messagers muets -inutilement. Tu veux pas l'entendre parler, tu veux pas sentir ses mots comme des poignards dans les côtes, tu veux pas tu veux pas qu'il te tabasse te crève les poumons, tu veux pas tu veux pas tu veux pas le laisser croire que t'es faible. Putain April.
Tu rouvres les yeux. Tu voulais trouver les siens, lui montrer qu'il était qu'un con qu'un mec lambda bien trop stupide -mais c'est peut-être ça qui te tue, April. D'être à la merci de gens qui ressemblent à ça. Et pourtant, quand t'arrives de nouveau à voir en-dessous de tes paupières, il y a une fille. Une femme. Tu sais pas. Tu t'en fous. Tu te dis déjà qu'ils sont à deux, qu'ils vont peut-être se battre pour te maraver la gueule et que ça serait le bon moment pour fuir -tu te dégouttes, April. Mais tu l'entends, et tu te demandes même si l'homme n'a pas carrément privé ton cerveau de sang et que t'hallucines sérieusement. Ouais, non, ça serait gros, quand même.
Elle t'aide. Elle t'aide. Elle s'est arrêtée. Elle t'aide. Tu te disais, au fond de tes iris si froides, qu'il devait bien y avoir quelques gens avec un peu de respect au fond des poches, mais ça semblait tellement plus relever du mythe que de la réalité que tu ne savais pas comment réagir, là, maintenant. Alors tu ne faisais rien. Logique. Tu la laisses te séparer de lui, et ça fonctionne par tu ne sais quel artifice -non, en fait, tu l'entends. La police de Synodel. Merde. C'était peut-être même pire ; dans tous les cas, ce n'était pas forcément mieux. Ok, April. Calme-toi. Tout va bien. Tout va bien.
Elle te prend par la main, t'entraîne dans sa tornade mais t'es tellement secouée que tu suis à peine -tu comprends plus rien. Tu la regardes de dos ; elle a ces jolis cheveux ondulés, on dirait presque de l'écorce sculptée, et parfois tu aurais aimé voir des vrais arbres de tes propres yeux - April ? Il y a quelqu'un ? Elle te parle, tu sais ?
Bon. On te prend de nouveau pour un chaton sans défense, au bout d'un moment ça commence sérieusement à t'énerver -mais t'as le souffle trop court pour gueuler encore, alors tu te tais. Tu sais même pas si tu vas répondre ou pas ; elle a l'air louche, cette fille, quand même. Les talons dix centimètres la rendaient suspecte, ouais. Personne arrive à marcher avec ces trucs-là sans être des méchantes super sexys de film de comics.
Ok tu disjonctes April.
« Y a pas de soucis. » T'aurais pu être un peu plus convaincante, quand même, April. « J'sais pas pourquoi vous avez fait ça mais. mais. » Tu sais plus ce que tu voulais dire ; les mots t'échappent toujours aux pires moment. Pourtant, dans ta tête, il y a plein d'émotions oh tu pourrais les lui décrire ; lui dire que tu ne comprends pas pourquoi elle a dit que tu pourrais être une Charybde alors que c'est totalement exclu physiquement, tu ne comprends pas pourquoi elle est venue à ton secours alors qu'il y avait toujours ce bruit de la ville derrière tes cris, tu ne comprends pas pourquoi elle reste avec toi pourquoi elle s'inquiètes pour toi pourquoi elle s'est sali les mains pour toi -petite Scylla dégueulasse.
Et puis une idée, dans ton cerveau.
C'était fait exprès. Bien sûr que c'était fait exprès ; et quand tu vois son sourire t'as soudainement envie de lui éclater les dents. Un enlèvement. Comme les Scyllas ont fait, en sens inverse. April. April. Trouve un moyen de t'enfuir. « Mais, euh. Merci ? » ... ok, l'attendrir ça allait marcher, pour sûr. T'avais du rouge aux joues de l'adrénaline qui se déversait dans tes veines ; ça allait pouvoir passer pour de la timidité. En attendant, tu baissais la tête en jouant avec le bout de tes doigts. La frapper, c'était peut-être pas la bonne tactique à adopter -t'étais pas dans la merde au point de tenter des trucs désespérés comme ça.


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Re: i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona
   
Mer 22 Juil - 12:02


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Si elle ne s'attend pas à ce que la gosse lui saute au cou pou la remercier chaleureusement, Arizona est déçue.
Profondément, même. Elle croise les bras et toise l'individu d'un air neutre – hors de question de la terrifier encore plus, après tout elle vient un peu de se faire agresser par un parfait inconnu. Gras et moche. Et riche. Le type de personnes qui trempent leur nouille qu'en payant ou en y allant de force. Et pour être tout à fait honnête, Arizona ne pense pas qu'il aurait payé une humaine.

« Y a pas de soucis. J'sais pas pourquoi vous avez fait ça mais. Mais. »

Faut croire qu'une partie de sa phrase s'est désintégrée dans le continuum espace-temps. Sourcil arqué – et parfaitement épilé, c'est très important ok – l'infectée attend. Une, deux, trois secondes. Et la gosse ? Elle a l'air aussi paniquée qu'une souris au milieu d'une horde de chats affamés ; Arizona a un léger problème avec les animaux, ces temps-ci.
Tant que ça se transforme pas en fétichisme, ça devrait aller.

« Mais, euh. Merci ? Sourire. Elle stresse tellement que ça fait sourire la Charybde. Y a pas d'soucis, comme tu dis. Et me vouvoie pas chaton, j'ai pas l'âge. Bon, va falloir que tu m'expliques tout ça, j'peux pas laisser une jeunette comme toi en terrain hostile, tu vas t'faire violer. Ou pire. »

Enfin, pire… Tout est relatif. Entre bafouer un jardin secret et se faire démonter le faciès, y a pas une si grande différence ; on en ressort traumatisé. Et c'est dans l'immédiat que le visage de Skye apparaît dans son esprit. Elle pourrait se laisser bouffer par la rancune et briser la nuque de cette petite sur-le-champ, mais elle en a marre, de tout ce sérieux. C'est son côté hippie qui ressort en permanence.

« Avant toute chose, va falloir t'aider à te fondre dans le décor, poulette. Détends-toi, j'vais pas te bouffer. J'aime bien les humains. Elle fait une pause – clin d'oeil. En plus t'es mignonne, les plus sales iraient loin pour t'avoir. »

Honnêtement, elle a l'impression de parler d'une poupée de collection. Glissant ses doigts entre ceux de l'humaine, elle l'entraîne à sa suite sans chercher à comprendre ; parce qu'elle a déjà ses projets et qu'il est parfaitement hors de question qu'elle laisse cette pauvre gosse sans défense au milieu de Charybde. Y a des dingues ici, elle en a déjà fait l'expérience.

« Comment tu t'appelles ? Et du coup, qu'est-ce que tu dois faire ici ? C'est pas le bon coin du quartier, après je t'emmène au centre commercial ma p'tite, faut qu'on te trouve une tenue qui t'aidera à … Passer inaperçue. »

Geste vague pour englober sa silhouette – c'est pas foncièrement méchant, juste un constat. Parce que non, elle se fondra jamais dans le décor sans le déguisement adéquat.
Arizona ne sait pas exactement pourquoi elle fait ça. Par compassion ou parce que son instinct maternel est ressorti avec la vitesse et la puissance d'un boulet de canon – ou simplement parce qu'elle voulait faire une bonne action ? Dieu seul le sait, et Dieu n'a pas l'air d'être de son côté, ces derniers temps.

« J'm'appelle Opium Winchester, mais j'préfère qu'on dise Arizona. »

Nouveau sourire, elle se doute pas un instant de ce qui se passe dans la tête de la gosse. En plus, dans ce quartier, y a trop de trucs brillants.
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Re: i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona
   
Mer 22 Juil - 16:54


Spoiler:
 

(゜▽゜;)


Elle sourit, l'autre en face -ça te fait bizarre, April, tu sais pas vraiment quoi penser. En fait, t'hésites entre croire qu'elle s'est juste vraiment sentie l'âme solidaire aujourd'hui, ou qu'elle soit une grosse psychopathe qui sait parfaitement maîtriser tous les muscles du visage -c'était pas vraiment la même chose. Et tu pencherais pour la deuxième solution. C'est trop bizarre pour être réel.
Elle parle. Encore. Encore. Tu crois qu'elle aime bien parler, ça t'arrange -t'auras deux trois mots à placer et ça sera parfait. T'entends ses commentaires, c'est pas pour autant que tu vas la tutoyer -on tutoie ses ennemis juste avant de les massacrer à la scie électrique, alors bon. C'est pas comme si t'allais rendre la chose plus facile, non mais -et en plus, elle en rajoute, la brunette ; elle te dit clairement que t'es pas en très bonne position et qu'elle est un peu ton seul moyen de rester debout. Ah. Oui. Ça te motive un peu à pas tout de suite partir aussi vite qu'un guépard -encore un félin MAIS POURQUOI-, de toutes manières, elle pourra pas te rattraper avec ses talons. Quoi que. Les méchantes savent bien courir avec, dans les films.
J'aime bien les humains. Ça sonne comme une insulte ; on dirait qu'elle parle de son chien, et toute la petite paix qu'elle a pu donner à ton cerveau s'envole en deux secondes -t'as de nouveau la haine derrière les paupières, alors que t'as envie d'arracher la sienne et son clin d’œil débile. Tu ne peux pas juste te dire que c'était maladroit, tu peux pas non plus lui rétorquer, avec ton ironie coupante, que toi t'aimes pas trop les erreurs de la nature -parce que bon. Elle peut sûrement aussi te défoncer en moins de deux -et encore encore elle en rajoute, et tu comprends mal tu comprends qu'elle t'accuse oh qu'elle te dit que, franchement, t'as tout pour être violée. Salope. Calme-toi, April. Calme-toi.
Il y a des questions dans l'air, tu ne veux pas y répondre mais ça serait pas très malin, alors tu mens. Tu mens plutôt bien, quand t'as peur, mais t'as jamais aucune idée, alors -« May. » ... April, t'as aucune imagination. « J'étais là pour que la banque ne me vole pas plus qu'elle ne le fait déjà. Tu sais sûrement pas de quoi je parle. » Tu peux pas t'en empêcher ; t'as un volcan dans les tripes et de la lave pour salive. T'hésites à partir, mais en même temps, elle t'a dit qu'elle allait t'acheter des vêtements et. Et ouais, t'en as sérieusement besoin -alors tu ne te défais pas de sa main quand elle vient chercher sa jumelle, tu te dis que tu pourra sûrement la semer au centre commercial.
Et tu doutes. Et si elle ne t'emmenait pas là-bas ? T'as la tête qui commencer à bouillir -et son nom se suspend dans l'air. Tout le monde connaît les bras-droits, dans les rangs de la minuscule révolte, tout le monde murmure leurs noms et disent qu'ils sont les fils des démons, dans ton quartier -ils la nommaient souvent, quand ils étaient dans la salle grise avec Skye. On entendait les cris. Alors forcément, ça te dit quelque chose, Winchester ; et son deuxième prénom vient défoncer ton sentiment de sécurité en moins de deux secondes. Ok. April. C'est un enlèvement. Une vengeance. C'est sûr. Qu'est-ce que tu vas faire, qu'est-ce que tu vas faire qu'est-ce que tu peux faire -tu souris. Tu serres sa main -ça fera une bonne prise, au cas où-, et tu lâches : « On y va, Arizona ? » T'avais lu quelque part que dire le nom des gens, ça installait une confiance. C'était peut-être de la connerie mais sérieusement, t'étais prête à tout essayer, là. « Sérieusement, ma robe est morte depuis deux ans au moins, j'aimerais pouvoir l'enterrer pour de bon. On fait jamais d'enterrement pour les fringues, j'trouve ça triste, pas toi ? » Et tu lançais des sujets débiles en l'air -dans une autre vie, t'aurais peut-être eu le temps d'être jolie, de t'extasier devant des marques aux prix mirobolants et de les vouloir pour un petit sigle, mais pour le moment t'essayais juste de ne pas trop regarder les vitrines pour ne pas faire de conneries. Enfin. Tu voulais juste la faire parler ; peut-être qu'elle pouvait dire des trucs intéressants, et c'était sûrement en chemin que tu pourrais la semer le plus vite.


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Re: i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona
   
Jeu 23 Juil - 12:24


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Arizona n'est pas réputée pour avoir du tact – pourquoi mâcher ses mots quand on peut les cracher sans avoir peur des conséquences ? C'est pour ça qu'elle se permet de arquer un sourcil peu dupe à l'instant où la gosse ouvre la bouche. Sa rancune l'agresse presque ; et si elle peut comprendre, elle a bien envie d'arrêter de jouer la gentille fille et de la lâcher au milieu de cette arène de lions. Parce qu'elle a bien senti les regards qu'on leur lance – qu'on lance à cette.. May.

« Tu sais sûrement pas de quoi je parle. Un sourire carnassier déchire les lippes d'Arizona. Chérie, calme sur l'insolence. T'as aucune idée de ce qu'ont vécu les autres. »

C'est sec, cinglant et peut-être un peu coupant, mais elle est comme ça, Ari ; elle supporte pas qu'on parle sans savoir. Elle-même ayant vu pas mal de choses dont elle ne parlera peut-être jamais, qu'on lui crache des « tu sais pas » ça l'agace presque suffisamment pour qu'elle ait envie de briser un ou deux os.
Puis elle reprend son air tranquille et elle oublie. La rancune, ça sert à rien.

Elle sait très bien que May a entendu parler d'elle. En tant que bras droit des premiers ennemis de Scylla, elle aura du mal à gagner sa confiance – mais, pour l'heure, elle veut juste lui permettre de survivre. Parce qu'au fond, elle a rien contre elle ; trop jeune pour avoir activement participé aux tortures de son petit protégé. Pourtant, ça la fait grincer des dents, d'y repenser.

« Sérieusement, ma robe est morte depuis deux ans au moins, j'aimerais pouvoir l'enterrer pour de bon. On fait jamais d'enterrement pour les fringues, j'trouve ça triste, pas toi? Elle s'autorise un léger sourire et hausse les épaules. J'ai enterré mon iris y a pas si longtemps. Le seul problème c'est qu'on était que deux, à l'enterrement. Aucun respect pour les défunts. Parfois, j'me demande si les fantômes sont là parce qu'ils se sont pas fait correctement enterrer. Ils pensaient ça, avant. »

Elle sort son paquet de clope et en allume une distraitement, tirant une longue latte direct après. Sa fumée s'évapore dans la nature et son visage s'éclaire un peu. De longues minutes passées à discuter inutilement – elle le fait avec tout le monde, alors une personne de plus ne fait pas une grande différence – et enfin le centre commercial, resplendissant, appelle la carte bancaire d'Arizona. Son sourire se fait plus honnête, moins bestial ; le sourire d'une femme ordinaire, en somme.

« Bienvenue au paradis, poulette. »

Ca peut sembler anodin, comme remarque – mais pour Arizona, c'est réellement reposant. Cet endroit ne doit contenir qu'un ou deux fantômes, cachés qui plus est. Alors ne voir que des corps de chair, ça lui fait un bien fou. Parce que faut pas déconner, mais passer sa vie entourée de cadavres, c'est pas le pied au final.

Elle entraîne la gosse dans son sillage, fonçant comme une balle vers les boutiques de vêtements – si elle s'arrête ne serait-ce qu'une seconde pour regarder celles de jeux vidéos, elle serait perdue à jamais. Un coup d'oeil pour la petite chose à ses côtés et elle bifurque pour s'arrêter devant un magasin de qualité.

« Manifestement, faut quelque chose de résistant. Une autre robe, ou autre chose ? J'te verrais bien en short, perso. »

Clin d'oeil et elle entre dans ce petit bout d'Eden, armée de son sac et de son inventivité vestimentaire. Choisis poulette, c'est ton jour de chance.
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Re: i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona
   
Mer 29 Juil - 18:07


Spoiler:
 

(゜▽゜;)


Et ta hargne te vaut sa sécheresse, mais t'en as pas vraiment grand chose à faire -quoi, elle va se plaindre, peut-être ? Tu vois que des princesses à Charybde, April, tu vois que des gens qui récoltent le quart de ce qu'ils ont semé -est-ce qu'ils peuvent seulement s'imaginer la vie d'autres ou sont-ils trop occupés à pinailler sur la leur ? T'as la gorge sèche et elle veut s'abreuver de mots durs mais tu te retiens tu te retiens comme tu peux -et une petite voix te dit qu'elle aussi, elle ne sait pas ce que vous autres avez vécu. C'est tellement stupide, comme débat -se plaindre, encore encore, réclamer, encore encore. C'est étrange que ce soit ceux qui en aient le plus qui se plaigne du moindre manque.
Qu'importe, April. Tu dois juste retenir ta rancoeur pour quelques minutes, heures au grand maximum -tu commences à croire que si il y avait eu un second plan derrière tout ça, il aurait déjà été mis à exécution, mais ton instinct continue à te dire de rester sur tes gardes. Elle reprend la conversation, tu te contentes de la nourrir d'hochements de tête de quelques rires et de quelques mots ; tu te sens un peu sale de mentir autant, de profiter autant. Et puis tu te rappelles où tu es, et tous ces fils s'étiolent pour se casser en un rien de temps.
Vous arrivez devant le centre et tu ne peux pas t'empêcher d'être impressionnée -toi, tu allais dans les petites boutiques qui avaient du mal à vivre, de celle que tu aidais autant que toi avec leurs petits prix, sublimée d'une bonne conscience après coup. Alors non, tu n'as jamais été au centre commercial -c'est tellement grand, tellement éclairé, et il y a tellement de gens que tu te rapproches instinctivement d'Arizona. T'as jamais aimé la foule ; il peut se passer tellement de choses entre deux passants. Et pourtant tu la crois quand elle te présente le centre, pourtant t'es vissée à ses fameux talons quand elle file à travers la foule. Elle te parle et tu ne sais même pas quoi répondre, t'as envie de lui dire que c'est elle qui paie et que t'as pas vraiment ton mot à dire -de toutes manières, tout te convient, tu fera pas ta difficile. « Euh, je. Ouais, partons pour un short ? » Ça se voit que t'es carrément perdue au milieu des vêtements tout en couleur, et quand tu t'avances vers une rangée de cintres, tes vieux réflexes reviennent : tu regardes le prix avant de même regarder l'article. Tu soupires. « En fait, je sais pas du tout ce qui m'irait, j'ai jamais acheté parce que ça me plaisait particulièrement, tu vois ? » Non. Elle voit sûrement pas, tu te dis dans ta tête ; mais ton ton était innocent et vraiment gêné, parce que tu sais pas quoi faire de tes dix doigts. Tu sais bien que tu devrais plutôt fouiller parmi les dizaines de modèles présents, mais t'y arrives pas -tu t'es retenue tellement longtemps que toute envie est passée. « Mais j'aime les couleurs vives, si jamais ça peut aider ? » Tu sors ton sourire d'ange et t'es finalement un peu rassurée d'être entourée de tant de monde, comme une protection -peut-être que ta garde s'abaisse doucement, peut-être que tout ça n'est que pour gagner ta confiance ; qu'importe. T'as pas l'intention de revoir Arizona une fois cette interaction terminée.


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Re: i'm not afraid of god, i'm afraid of men ▴ arizona
   
Dim 2 Aoû - 15:24


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Finalement, les bonnes actions ne mettent pas du tout de bonne humeur. Pour être tout à fait honnête, Arizona regretterait presque d'avoir sortie cette gosse de la merde. Pour se trimballer une telle insolente dans toute la ville, merci bien. Elle retient un soupir profondément agacé et se contente de se planquer derrière un sourire poli – qui se veut rassurant.
Si on veut, ouais.

« En fait, je sais pas du tout ce qui m'irait, j'ai jamais acheté parce que ça me plaisait particulièrement, tu vois?
- D'acc. »

C'est involontairement sec, elle a jamais été très douée pour retenir le flot d'émotions qui court dans ses veines. Cheveux rejetés en arrière, elle lui jette un coup d'oeil pour évaluer les dégâts. Si on se base sur le fait qu'elle a eu une vie de merde, on peut presque avoir pitié. Sauf quand on s'appelle Arizona, et qu'on supporte pas d'être remis en question.
Oh et que les gosses so moe-moe vous foutent en rogne.

« Les couleurs vives, hein ? » Le besoin de fumer se fait sentir de façon assez violente, elle meurt d'envie de l'abandonner ici pour aller en griller une ou deux dehors. Merde Ari, calme-toi.

Ses doigts attrapent ceux de la gamine et elle l'attire dans un rayon en particulier, sa compagnie réveillant une légère paranoïa chez la détective – ouais parce qu'il suffit qu'un scanner de Charybde soit présent et elles seront certainement dans la merde. Autant éviter ce genre de soucis. Lâchant instantanément sa main, elle fouille dans les vêtements présents et sort une combi-short en jean. Aussi menue que « May » et d'un bleu suffisamment clair au goût d'Arizona.
Parfait.

Elle lui envoie et repart à l'assaut, cette fois pour trouver un top à mettre sous ça – on évite le clair cette fois, sinon il deviendra dégueulasse.
Elle aime bien les humains, ça veut pas dire qu'elle les respecte. Casant un cure-dent entre ses canines pointues, elle adresse un léger sourire (quoi qu'un peu carnassier) à la donzelle et lui tend un débardeur noir. Enfin tendre.. Elle le pose négligemment dans ses bras, quoi.
« Bon. On prend un truc plus chaud pour euh. Plus tard, et on sort. »

Non, elle n'achète rien pour elle.
Mâchonnant distraitement son cure-dent, elle sort un gros pull blanc d'un rayon, accompagné d'un jogging ample mais pas trop. « Va essayer tout ça et dis-moi si ça te va. En sachant qu'on est en plein été… J'dirais qu'un peu plus gros que toi devrait suffire. » Et elle la pousse gentiment vers les cabines d'essayages, attendant qu'elle fasse sa petite affaire.

Elle sait pas exactement ce qui l'a poussée à faire ça. La pitié, la compassion – ou quelque chose d'un peu plus profond. Style les conneries du genre « elle me rappelle moi à son âge ». Le pire ? Ca pourrait très bien être cette pensée qui l'ait conduite à aider cette pauvre gosse. Même pas majeure et déjà à deux doigts de se faire violenter.
Parfois, elle déteste autant Synodel que l'extérieur. Et puis elle se rappelle que ça sert à rien, quoi.

« J'aime pas être sérieuse, bordel. » C'est à peine murmuré, sur un ton autant agacé que las. Non, elle n'aime pas ça. Elle n'aime pas être responsable, être adulte. Et ça la fou en rognes – sévèrement.

Une fois les essayages terminés et quelques hypothétiques changement de tenues, elle guide May jusqu'à la caisse et règle ses achats. « J'temmène aux toilettes, tu te changeras directement là-bas. Je veux pas prendre de risque, poupée, et si y a un scanner dans les parages il devinera direct quel type de créature t'es. »

Si ça lui fout la trouille, tant pis. La pitié, c'est définitivement pas le truc d'Arizona. Et prendre des gants non plus. « T'as besoin d'autre chose ? J'te ramène chez toi, si tu veux. » Pas de sourire, cette fois. Un simple regard appuyé.
Petite, rentrer toute seule c'est pas prudent.
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scylla
AprilFéminin

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Lun 3 Aoû - 22:49


(゜▽゜;)


Et tu sens ses mots courts son désintéressement sa manière de faire semblant ; sa sécheresse au bout de la gorge. Tu croyais avoir suffisamment essayé de paraître agréable, peut-être que tu rendais juste les gens irritables. T'as jamais vraiment compris la limite, et même si tu saisissais les détails, t'en aurais sûrement rien à faire -on t'impose déjà tellement de choses, tu n'allais pas non plus changer ton comportement pour le confort de personnes à qui tu ne prêtais attention. Alors tu te dis que peut-être tu t'y es mal prise, ou peut-être qu'elle a juste déjà mal au porte-feuilles en avance -oh, tu ne peux t'empêcher de critiquer critiquer, on dirait que c'est tout ce qui te vient en tête.
Tu te laisses guider en pantin de mousse, malléable oh combien tordue ; tu lui obéis en moins de deux et c'est sans dialogue que vous repartez. Tant mieux, d'un côté, mais tu ne peux pas t'empêcher, April, tu te dis que tu lui dois quelque chose, au fond. Putain April, tu lui dois quelque chose alors qu'elle a juste pitié ? alors qu'elle doit juste faire ça pour nettoyer un peu sa conscience déjà dégueulasse ? alors qu'elle te supporte après l'avoir demandé ? Tu ne sais pas, April. C'est compliqué, ces choses-là, c'est pas pour toi.
Elle paie ; en silence. C'est un peu pesant et t'arrives pas à te dire que oui, t'es mal à l'aise avec une Charybde parce que vous n'échangez pas de sympathie. April, April, April. Tu la laisses parler, tu sais même plus quoi dire, toi, l'habituelle bavarde petite pie. Tu fronces les sourcils quand elle t'appelle créature, mais c'est une espèce de colère froide, comme si elle avait perdu son essence -le quotidien, sûrement. « C'est pas moi qui ait muté, eh. » Tu ris un peu ; c'était une blague par chez toi mais tu crois qu'ici, ce n'est pas si bien accueillit. Bravo, April. « Non, je- pardon, putain. » T'as pas peur des scanners. T'as pas peur d'être humaine ; t'as pas peur de crier haut et fort que t'as plus d'humanité que tout ces ramassis des beaux quartiers, t'as pas peur de leur cracher dessus pour leur montrer à quel point ta salive est dégueulasse. Non, mais t'as peur pour les autres ; t'as mal au fond du ventre à l'idée d'un quartier en feu ou de visages devenus non reconnaissables. C'est étrange, d'être passé au-dessus de sa propre condition.
Tu reviens changée, et tu ne peux t'empêcher de caresser la fabrique de ta combinaison : tes jeans, c'étaient souvent des vieux morceaux rapiécés ensemble comme on le pouvait, avec un fil qui cassait bien trop vite et des couleurs avec un trop grand contraste. Et puis elle te parle de nouveau, avec cet agacement au fond de la voix ; tu baisses un peu les yeux. Ouais, t'as besoin d'un tas d'autres choses. Un frigo qui coule pas, un matelas sans mites, une poêle dont on voit le fond, une brosse à dent qui a moins de quatre mois, des chaussures sans trous, des putains de parents, peut-être. « Je veux pas te déranger plus que ça. » Tu hausses des épaules, redresse le regard. « Merci. » Et t'hésites t'hésites mais tu rajoutes, quand même, quelques mots. « Je doute que ce soit utile, mais si jamais t'avais des soucis chez les, hum, les Scylla, et on entendait le les résistants, ces bêtes qui ont bouffé le cerveau des vôtres, demande April. » Tu remets une longue mèche derrière ton épaule. « T'as pas gobé May, hein ? Désolée. On doit toujours faire attention, tu comprends ? » Ca devait décidément être un tic de langage chez toi ; tu refermes ta bouche en un petit sourire, ni heureux ni triste. Un peu reconnaissant, sûrement. « Bon. Je te dis pas à bientôt, mais c'est sans rancune, d'accord ? » Cette fois-ci tu lâches un de tes sourires scintillants, de ceux si honnêtes qu'ils écorchent les rétines des moins avertis et oh, tu recules de quelques pas, déjà.


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