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 stranded together •• texas

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stranded together •• texas
   
Dim 19 Juil - 23:56


i will never let you down
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pv texas
Ta silhouette se faufile dans les rues étroites et obscures du quartier, le pas aussi assuré que discret. Les faibles rayons de la pleine lune baigne ton visage lorsque d'un regard, tu t'assures de sa présence. Il suffit d'un instant et tu presses le pas, le tissu de ta veste frottant contre le béton des murs que tu effleures à chaque bifurcation.
Une nouvelle nuit perturbée par ta petite livraison ; l'étui de guitare cogne sur ton dos, tes doigts enserrent chacun la poignée. A l'intérieur, la marchandise, une arme que tu as conçu avec précaution pour un client de lamia. Il est évident que tu n'offrirais pas tes services à un charybde par exemple, bien que la paye pourrait être intéressante, le risque serait selon toi des plus élevés, les rouges n'ont pas de figure comme tu n'en as pas avec eux. Et soyons honnêtes.
Plutôt crever qu'en aider un.

Dans un grincement sinistre, tu pousses la grande porte de bois, que tu prends soin de refermer derrière toi. La poussière se soulevant du vieux parquet dans le même mouvement t'arrache une grimace ; tu réprimes une toux, bats l'air d'une main maladroite, la mine aussi renfrognée que dégoûtée. L'asile étant abandonnée, tu ne t'attendais pourtant pas à mieux, son état se dégrade de jour en jour. Ce pourquoi tu favorises le rez-de-chaussée : les planches ne t'inspirent pas la même confiance qu'auparavant.

Par réflexe – ou instinct de survie –, tu viens retirer la capuche de ton sweat de ton crâne pour la plaquer contre tes lèvres, tandis que tu t'avances dans le bâtiment. T'aurais sans doute dû apporter une lampe torche. Par chance, la façade est criblée d'ouvertures, notamment de grandes fenêtres t'offrant cette luminosité correcte, et c'est bien grâce à cela que tu parviens près d'un abri de couvertures dont l'état serait presque aussi pitoyable que la bâtisse elle-même. Laissant retomber ta capuche dans ton dos, tu poses délicatement l'étui sur le sol, redresses la tête vers la cabane de tissu.
Esquisse d'un sourire.

Mais ton sourire fane bien vite sur tes lèvres lorsque le grincement de la porte retentit à nouveau dans l'asile. Aussitôt, tu fais volte-face vers le couloir précédemment traversé, fronces les sourcils. Regard rapide à ton iris.
Soit ton client a décidé de prendre de l'avance tout comme toi - ce qu'il ne doit pas faire en toute logique -, soit le vent s'est soudain fait très violent, soit une personne inconnue vient de s'inviter.
«  ….Ok, c'est quoi ça? »
Murmure imperceptible, instinctivement, tu viens chercher du bout des doigts le revolver accroché dans le bas de ton dos, sous ta veste.
Tu n'es pas fou, à chaque rendez-vous tels que celui-ci, les armes que tu livres ne sont pas chargées.
Contrairement à la tienne.

D'un pas étonnamment nonchalant, tu te balances d'un pied à l'autre vers le couloir, te penches pour y jeter un coup d'œil ; la mine aussi dubitative que surprise, tes lèvres tirant vers le bas, tu aperçois une silhouette féminine.
Et de là tu comprends que ce n'est certainement pas un simple client trop pressé.
Merde.

hrp ; si ce code vous rappelle un autre par hasard, c'est normal, je recycle mes anciens codages en mode feignasse :srs:


Dernière édition par Tazio Myers le Dim 2 Aoû - 17:32, édité 1 fois
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Re: stranded together •• texas
   
Mar 21 Juil - 0:10


back together




C'est pas que tu es incapable de te passer de lui. C'est juste que tu es incapable de survivre sans lui, nuance. Tazio c'est le bouclier face à cette vie, face à ces gens, face à tout. Tazio c'est l'ami, le confident. Tazio c'est celui qui t'écoute pleurer, qui t'entend rire, qui se prend des mandales dans les fesses parce que c'est rigolo de le voir grogner, et qui te porte sur son dos parce que t'es une grosse feignasse et que t'aimes l'emmerder. Puis Tazio c'est aussi le gars avec qui t'a presque toujours squatté toute ta vie ; forcément ça tisse des liens très forts. Même quand les parents vous surprennent dans le même lit et se font des films avant de vous réprimander qu'il faut se protéger et que blabla maladie. Alors que t'avais juste fait un cauchemar et que t'es allée squatter dans son lit.

Tout à fait normal.

Mais plus à votre âge en fait.

Et tu as fait un cauchemar horrible ; tu le voyais attaché à une poutre métallique d'un immeuble en construction  mais abandonné depuis des années, et des infectés y jetant le feu. Les hurlements de Tazio, brûlé vif, t'ont réveillé en sursaut. Tu as secoué la tête si fort, la respiration saccadée et le coeur battant. Les larmes avaient même roulé sur tes joues empourprées à cause de la chaleur, comme si tu avais été ce feu brûlant. Et sans penser à attraper ton iris que tu te glisses hors de ton lit, en pyjama, quittant l'appartement sans te soucier de l'heure qu'il est.

Simplement vêtue d'un vieux sweat de ton père, toujours en pyjama en dessous oui, tu avances dans les rues, te dirigeant vers le domicile de Tazio. Ce soir, tu te fous de votre âge. Ce soir, tu te fous de l'image que tu pourras bien lui donner. Ce soir, t'en as juste rien à foutre ; tu as besoin de le serrer dans tes bras, de te sentir rassurée, ne serait-ce que par la vue de son visage.

Et c'est au détour de la rue que tu le vois. Tu crois halluciner, allant jusqu'à te frotter les yeux pour t'en assurer ; c'est bien lui. Tu t'apprêtes à l'appeler lorsque tu percutes ; qu'est-ce qu'il fout dehors à traîner à cette heure-ci ? Tu peux parler, c'est sûr, mais, lui, chez qui il va ? Chez sa petite amie ? Tu gonfles les joues en grognant rien que d'y penser. Tu le suis du regard, songeuse ; non, il ne se rend pas chez une conquête. S'il en avait eu une, il t'en aurait forcément parlé. Et tu n'aurais pas donné ta bénédiction, comme avec toutes les autres. Ou presque. Passons.

C'est là que tu remarques l'objet dans sa main. Malgré la pénombre, les quelques faisceaux de lumières existants dans les rues te renseignent plus ou moins sur ce qu'il en est ; étui de guitare. Tazio joue pas de la guitare aux dernières nouvelles ; c'est donc du business. Et dieu seul sait, ou Tazio lui-même le sait en fait, que tu méprises ce métier qu'il occupe. Rien de tel qu'être fabriquant d'armes pour mettre le feu aux poudres. Tu crains que ça ne lui attire des ennuis, et ça le fera forcément. Depuis quand les armes n'attirent pas la haine ? Elles en sont le fruit.

Inquiète, tu décides alors de le suivre. Même si, dans le fond, tu sais que ce n'est pas une bonne idée. C'est juste maladif ; il est la personne à qui tu tiens le plus après ta famille. Aussi discrète qu'une vache dans un couloir, tu te surprends de voir qu'il ne t'a pas encore remarqué. Ou alors t'es peut-être réellement discrète. Qui sait, y a un début à tout hein.

Sur le chemin, tu reconnais sans mal la route qu'il emprunte ; celle menant à l'ancien asile dans lequel vous jouiez enfants. Drôle d'endroit pour s'amuser, c'est certain. Mais la vie est ainsi faite. Tu te stoppes lorsqu'il entre dans la bâtisse, faisant couiner la porte. Pas vraiment rassurée à l'idée d'aller dans ce taudis ne désirant que s'effondrer, tu réussis néanmoins par le suivre, poussant à ton tour la porte sans que ça ne te vienne à l'esprit qu'il puisse t'entendre. Attendez, eh oh, il a déjà fallu trois bonnes minutes à Mademoiselle pour mettre de côté le pourquoi elle est venue afin d'aller s'assurer que ce mec sans sens d'orientation s'est pas juste gouré d'endroit.

Un peu désorientée par la pénombre et la poussière qui va certainement t'encrasser les poumons, tu avances, main devant la bouche, yeux plissés. Comme si ça pouvait t'aider à y voir mieux alors qu'on sait bien que non. Réflexes à la con merci au revoir. Soudain, tu te figes en voyant une tête dépasser à l'autre bout du couloir. Analyse de la situation en cours ; si c'est Tazio, pas de soucis, tu pourras bien le traiter de tous les noms après t'avoir flanqué une frousse pareille. Soit c'est un infecté, auquel cas c'est plus compliqué et il vaudrait mieux te barrer vite fait. Ou alors, dernière hypothèse, c'est un fantôme. On est d'accord, ça fait flipper.

Tu déglutis avant de t'accroupir, comme le ferait un animal en signe de soumission. Sauf que c'est juste pour ramasser un petit débris de bois, venant d'on ne sait où et espérons que ça ne soit pas du plafond, et tu le jettes vers l'individu. Best attack ever. En cas d'invasion ennemie, on pourra compter sur toi.

Tu finis par te tortiller, décidément bien incapable de fuir, figée par la peur. Tes index se font et se défont entre eux, montrant sans mal ta nervosité. Allez, un peu de courage.

« T-Tazio ? » Tu inspires un grand coup. « Arrête de jouer au con, hein, c'est pas drôle. Et... si c'est pas toi... dis-le moi, que je puisse me barrer en courant. »

C'est là qu'un nuage décide de te donner un coup de main, se circulant pour permettre, un bref instant, à la lune d'éclairer partiellement et furtivement le visage de l'individu. Et c'est bien Tazio. Tu pousses un profond soupir de soulagement, traversant les derniers mètres qui vous séparent pour venir lui donner un coup de tête dans le torse. En même temps, c'est pas compliqué vu que ta tête va pas plus haut que son buste. Tu lui donnes un coup de poing amical mais rageur dans les côtes, grognant.

« C'que t'es con. J'ai eu peur. Tu mérites que j'te ramène plus à bouffer tiens. Tu crèveras la dalle dans ton atelier. » Tu bougonnes avant de lui accorder une étreinte parce que, ok, c'était quand même flippant sur le coup, le libérant ensuite. « Qu'est-ce que tu fiches ici à cette heure, Taz ? »


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Re: stranded together •• texas
   
Mer 22 Juil - 0:59


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Texas.
Première question : qu'est-ce qu'elle fout là?
Deuxième question : pourquoi en pyjama?
Troisième question : est-ce que c'est normal qu'elle te balance un morceau de bois à la seconde même où elle te voit?
Saisi par son réflexe pour le moins anormal, tu retournes un instant derrière le mur – esquiiive –, pour mieux revenir à la charge l'instant suivant, lui adressant un regard traduisant ta parfaite incompréhension ; sourcils et nez froncés, bouche entre-ouverte, tu hausses les épaules et tournes tes paumes face au ciel, le tout se résumant par un parfait what the fuck are you doing.
« T-Tazio ? »
Le pire reste sans doute le fait qu'elle t'ait reconnu.
« Arrête de jouer au con, hein, c'est pas drôle. Et... si c'est pas toi... dis-le moi, que je puisse me barrer en courant.
- Eh bah putain, heureusement que tu sais quoi dire pour te sortir de ce genre de situations. »

Tu plisses les yeux, incrédule.
Elle vient en pyjama, sans rien, dans un lieu on ne peut moins sûr, en pleine nuit, avec pour seule défense un pauvre « si tu veux me buter dis le moi et je me casse ».
C'est à la limite du suicidaire.
Alors que tu te remets difficilement du comportement qu'elle a adopté – en gros si elle tombe sur un psychopathe un jour, le dit psychopathe aura choisi la bonne cible ; rassurant –, elle vient tout naturellement heurter ton torse avec sa tête – avec le poing c'était trop commun, fallait ajouter un peu plus d'awkward à la situation. Néanmoins, pour ne rien arranger, elle use quand même de son poing en l'écrasant contre tes côtes.

Rappelons tout de même que tu ne lui as absolument rien fait.

« C'que t'es con. J'ai eu peur.
- Je m'en étais pas rendu compte.
- Tu mérites que j'te ramène plus à bouffer tiens. Tu crèveras la dalle dans ton atelier.
- Tu bluffes. »
Tu la regardes s'écarter dans un léger sourire, hausses un sourcil.
« Qu'est-ce que tu fiches ici à cette heure, Taz ? »
C'était trop beau.

« ...Eumh. »
En soit, elle est déjà au courant pour ta profession qui seconde ton rôle de bras droit. Seulement, tu le sais, elle ne l'approuve pas – c'est pas comme si elle te cachait son avis, quand bien même tu ne le lui demandes pas. Alors tu soupires, vient te masser la nuque. Elle doit s'en douter. Il suffit de confirmer ses soupçons. Tu fais des armes, ce n'est pas pour tout stocker dans ton petit studio, c'est d'une logique telle que même le plus con d'entre vous tous le comprendrait – faut-il encore être au courant de tes talents d'armurier. Mais malgré tout ça, tu ne te sens pas de lui parler tranquillement de ton trafic ; déjà qu'en général ça ne la regarde pas, lui dire dans de telles circonstances – alors que t'es en plein dedans pour être plus précis –, c'est un peu trop spécial à ton goût.
Tu veux juste qu'elle reste en dehors de ça.
« J'apprends la guitare. Seul. Dans un asile. ...En pleine nuit? »
Si elle ne te croit pas, c'est normal, si elle te croit, ma foi, tant mieux.
« Mais je te retourne la question. »
C'est une véritable interrogation que tu te poses. Évidemment, si ça peut également faire office de diversion, tu ne vas pas refuser.
« Tu me suis la nuit, maintenant? C'est nouveau? »

Tu recules d'un pas nonchalant, ne la quittes pas des yeux – pour mieux dissimuler le flingue dans ton dos, sûrement. Puis tu t'arrêtes, à quelques centimètres de votre vieille cabane délabrée, ici depuis l'enfance. Tu t'étonnes d'ailleurs qu'elle résiste ainsi au temps. Il faut dire qu'il n'y a plus grand chose à en tirer. Un regard à votre petit abri, et tu rediriges bien vite ton attention sur texas, prends une inspiration avant d'esquisser un mouvement sec de la tête en sa direction.
« C'est quoi le problème? »
Tu ne t'attendais vraiment pas à être dans cette situation ; et pourtant il va falloir faire avec.


Dernière édition par Tazio Myers le Dim 2 Aoû - 17:32, édité 1 fois
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Re: stranded together •• texas
   
Dim 26 Juil - 13:14


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Bien sûr que tu bluffes. Comment tu pourrais le laisser crever de faim ? Lui ton meilleur ami, presque un frère. Et le pire c'est qu'il le sait parfaitement. Et c'est en le réalisant que tu gonfles les joues, te disant que, de vous deux, c'est lui qui est le plus doué pour faire des menaces. Non seulement parce qu'il peut les finaliser, et aussi parce qu'il sait que t'es complètement impuissante face à lui. C'est parfois moche la vie, oui oui. C'est là que tu lui demandes ce qu'il fait ici. Et c'est aussi là que tu vois qu'il va te mentir.

Tazio est quelqu'un de trop honnête ; il ne sait pas mentir. Ou si c'était le cas, ça ne prendrait jamais avec toi. Il se masse la nuque, soupirant ; signes qu'il est un peu nerveux sans doute, mais surtout qu'il cherche quel mensonge il va bien pouvoir déballer. Tu l'observes longuement, attendant qu'il réponde. Tu verras dans ses yeux s'il ment ou non.

« J'apprends la guitare. Seul. Dans un asile. ...En pleine nuit ? »
« ...tu crois vraiment que je vais gober ça ? »
« Mais je te retourne la question. »
« C'est ça, change de sujet. »
« Tu me suis la nuit, maintenant ? C'est nouveau ? »
« C'était pas mon intention au départ, mais vu ta réaction, on dirait que je vais devoir jouer les chaperons pour toi. Si ça peut t'éviter d'avoir plus d'emmerdes que tu t'en fais avec ton trafic, je prends le risque. »

Il fait un signe de la tête que tu n'apprécies pas vraiment ; la discussion vire doucement vers la dispute et c'est ta faute, surtout avec les reproches que tu viens de lui faire. Tu soutiens son regard, parfaitement consciente que, face à lui, t'en mènes pas large et que tu craqueras bien avant lui. La preuve en est, tu agrippes le bas du sweat de ton père entre tes doigts ; tu as horreur de ce genre de situation. Tazio est bien assez grand pour faire ce qu'il veut, et bien assez mature pour voir où est le danger. Il a pas besoin de toi ; il sait qu'il pratique un métier dangereux. Et il cherche à t'en éloigner le plus possible, tu le sais. Mais toi, tu ne veux pas qu'il soit seul.

« C'est quoi le problème ? »

Tu te mords la lèvre inférieure avant de baisser la tête, tes mains se portant à ton visage pour le couvrir. Tu voudrais ne pas pleurer, mais c'est tellement difficile. Tu inspires profondément, relevant les yeux vers lui avant de t'approcher, hésitante. Par peur qu'il rejette ton geste. Tu tends la main, attrapant son haut entre tes doigts, sans soutenir son regard, le tien fixant un point imaginaire sur son torse.

« J'ai rêvé que tu mourrais... »

Tu échappes un hoquet de terreur, couvrant ta bouche avec ta main libre pour t'empêcher de fondre en larmes malgré cet immense besoin de le faire.

« Je voulais... juste te voir... j'avais peur et... »

Tu es pitoyable, dans le fond. Toujours ce besoin irrépressible de t'assurer qu'il va bien, qu'il est en bonne santé, et qu'il n'est pas en danger. Tu pourrais traverser une foule d'infectés juste pour t'assurer qu'il va bien, et que ton mauvais rêve resterait à l'état de cauchemar. Et pourtant... tu refuses catégoriquement d'admettre que Tazio ne sera pas toujours là, qu'un jour il partira et fera sa vie avec une femme, et que toi tu ne seras plus aussi présente dans sa vie que tu l'as été. Que ce sera cette femme qui veillera sur lui, et non plus toi. Et que c'est pour ça que tu dois apprendre à te détacher de lui, à ne plus être aussi envahissante avec lui. Mais c'est si dur que tu n'y parviens pas, parce que tu t'inquiètes toujours trop quand ça le concerne. Parce que l'imaginer en mauvaise posture ou blessé te rend simplement folle d'angoisse.

Tu pousses un soupir, reniflant machinalement avant de le libérer, rassemblant le plus de courage possible pour lui montrer que tu peux être forte, toi aussi. Que toi aussi, tu veux être là pour lui, et pas toujours l'inverse.

« De toute façon, t'es trop idiot pour apprendre à jouer de la guitare tout seul. T'attends une fille, c'est ça ? »

Une fille, peut-être. Mais pas pour jouer de la guitare ; c'est pas un instrument de musique dans son étui, tu en es persuadée. C'est ton instinct de journaliste qui te le dit.


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Re: stranded together •• texas
   
Dim 2 Aoû - 16:01


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Tu l'observes, silencieux, attends sa réponse.
Mais ses mains venant se glisser sur son visage te font tiquer. Tu plisses les yeux, te donnes l'air imperturbable alors que mille questions fusent dans ton esprit déjà encombré. Chaque geste de sa part semble prendre un sens, chacun t'intrigue. Trop dans le détail. Elle pleurerait pas quand même?
Non.
Et lorsqu'elle approche, imperceptiblement, tu te crispes. Plus encore lorsque ses doigts enserrent ton haut.
« J'ai rêvé que tu mourrais... »

Tu cesses de respirer un instant.
C'est on ne peut plus direct - et assez perturbant.
Regard vide et fixé sur son crâne, alors que le sien reste accroché à ton torse, tes sourcils se froncent, lentement. Pourquoi toujours ces visions d'horreur autour de toi? Pour ta profession? Un sifflement irrité retentit entre tes lèvres. Tu peux pas faire la gueule à son subconscient - ce serait assez con -, mais cette peur constante autour de toi ne te plait pas ; elle se pourrie la vie pour la tienne, soit disant en danger alors que tu te portes au mieux. Ou du moins, aussi bien que les autres. Le risque 0 n'existe pas, encore moins sous ce dôme, encore moins à l'extérieur ; le sentiment de sécurité complet, tu n'es pas sûr de l'avoir connu un jour. Mais tu as les précautions nécessaires, ainsi que l'état d'esprit nécessaire à ta survie.
Tuer plutôt qu'être tué, c'est une résolution que tu as pris depuis un bout de temps.
Bon, t'espères ne jamais avoir à le faire, néanmoins, tu restes paré à cette situation.

Tu voudrais qu'elle soit rassurée, mais lui faire part de ta vision des choses n'est sans doute pas une bonne idée - manquerait plus qu'elle rêve de toi en taule. Pourtant tu vois bien qu'elle ne va pas bien. Et sa fragilité t'inquiète.
« Je voulais... juste te voir... j'avais peur et... »
De plus en plus.
Tes lèvres demeurent closes. T'en aurais des choses à dire pourtant.
T'aurais dû lui cacher ton métier second. T'aurais au moins dû essayer.
« De toute façon, t'es trop idiot pour apprendre à jouer de la guitare tout seul.
- Si je peux faire un fusil à pompe je peux jouer de la guitare. »
Bonne idée de remettre ça sur le tapis.
« T'attends une fille, c'est ça ?
- ....Hein? »

Mais quel est le foutu rapport.
Tu restes quelques instants abasourdi. Et bien vite, tu pouffes.
« Ouais, dans un asile, au top du romantisme. »
Tu secoues doucement la tête, sourire narquois aux lèvres, tandis que tu dévies ton attention sur votre vieil abri. T'es certes pas un grand amateur de niaiserie, mais inviter une fille dans un asile abandonné au bord de l'effondrement, faut quand même pas pousser. A moins que ce soit une nana vraiment lugubre - voire flippante - qui idolâtre ce genre de décor. Bref, sa question est insensée.
« Et si tu pensais que je rejoignais une fille, je comprends encore moins pourquoi tu m'as suivi. Tu voulais jouer les spectatrices peut-être? »

Une fraction de seconde, et ton regard vient se planter dans le sien.
« Jure moi que c'est la première et dernière fois que tu fais ça. »
Direct.
« Qu'importe ce que j'ai à faire, que tu l'approuves ou pas, t'as pas à me suivre texas, ok? T'es pas mon chaperon ou je sais pas quelle autre connerie. C'est certainement pas toi qui va me protéger. Apprends déjà à te protéger toi-même et on en reparlera. »
C'est clairement pas sympa ce que t'es en train de faire. Mais tu refuses qu'elle déboule comme ça, alors que tu fais ton boulot. Et si le client était déjà là, qu'est-ce qu'il aurait pensé en voyant une nana arriver de nul part? Ça aurait mal fini. Et ça, elle ne l'envisage pas une seconde.

« Je suis assez grand pour me démerder, d'accord? Tu vas pas m'aider en étant derrière moi. Je dis pas ça par fierté ou autre, c'est un fait. Si tu t'es mise dans la tête de me surveiller, de jouer les gardes du corps, oublie. C'est mort. Et si là encore je suis pas énervé, la prochaine fois ça passera moins bien. »
Tu prends une inspiration.
« Je suis désolé pour ton cauchemar. Mais je vais bien, comme tu peux le constater. La prochaine fois, si je suis pas chez moi, tu m'envoies un message et c'est tout. J'y répondrais. »

Tout est dit. Tu viens fourrer tes mains dans les poches de ton jeans, t'humectes les lèvres. « Autre chose? »
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Re: stranded together •• texas
   
Dim 2 Aoû - 20:10


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Son sarcasme te donne envie de lui donner des coups ; pourquoi il prend tes tentatives d'humour comme ça ? D'accord tu dois l'ennuyer avec ton comportement, mais c'est pas une raison pour t'envoyer des pics comme ça. Tu gonfles les joues, n'appréciant définitivement pas le ton que prend cette conversation. La manière dont il parle te déplaît ; c'est comme s'il parlait à une gamine qui aurait suivi son grand frère, curieuse. C'est pas ton cas, vous avez qu'un an d'écart. Pourquoi il veut juste pas comprendre que tu t'inquiètes pour lui parce que tu tiens à lui ? Tu fulmines silencieusement, croisant les bras sous ta poitrine.

« Ouais, dans un asile, au top du romantisme. Et si tu pensais que je rejoignais une fille, je comprends encore moins pourquoi tu m'as suivi. Tu voulais jouer les spectatrices peut-être ? »

Tu le fixes, outrée de ce qu'il est en train d'insinuer. D'accord, t'as jamais approuvé ses relations, ou rarement, mais de là à dire que tu lui laisserais aucune intimité s'il avait un rencard avec une fille, c'est gonflé. Profondément blessée, tu t'apprêtes à le traiter de tous les noms possibles, mais son regard se plante dans le tien, sérieux et presque... sévère ?

« Jure moi que c'est la première et dernière fois que tu fais ça. »

Tu soutiens son regard, ta colère te le permettant, bras toujours croisés. Tu n'aimes pas lorsqu'il est en colère, mais tu l'es aussi, alors peu importe. De toute façon, il en a rien à foutre ; tu le fais chier, point barre. C'est le seul sentiment qui se dégage de lui ; tu déranges alors tu dois te barrer. Tu ne réponds pas, te doutant qu'il va enchaîner.

« Qu'importe ce que j'ai à faire, que tu l'approuves ou pas, t'as pas à me suivre Texas, ok ? T'es pas mon chaperon ou je sais pas quelle autre connerie. C'est certainement pas toi qui va me protéger. Apprends déjà à te protéger toi-même et on en reparlera. »

Cette fois, tu tombes de haut. Jamais il n'avait été comme ça avec toi ; jamais. Tu ne dis pas que tout ce qu'il dit est faux, mais te le balancer en pleine figure comme ça... Le choc. Tu étais secouée par ton cauchemar et, en voulant le rejoindre, tu l'as vu dehors et tu l'as suivie, inquiète. Où est le mal, franchement ? T'as tué personne, pourquoi il se met dans un état pareil pour si peu ? Il veut plus que tu le suives qu'importe ce qu'il a à faire ; ça veut dire que tu pourras juste plus organiser une sortie en ville avec lui, que tu pourras plus aller lui rendre visite de temps en temps ? Tu recules, vacillant sur tes jambes comme si tout ton monde s'écroulait sous tes pieds.

« Je suis assez grand pour me démerder, d'accord ? Tu vas pas m'aider en étant derrière moi. Je dis pas ça par fierté ou autre, c'est un fait. Si tu t'es mise dans la tête de me surveiller, de jouer les gardes du corps, oublie. C'est mort. Et si là encore je suis pas énervé, la prochaine fois ça passera moins bien. »

Il te menace maintenant ? De pire en pire. Tu baisses la tête, tes mains agrippant le vieux sweat que tu portes. Tu trembles, mais tu ignores si c'est à cause de la température ou à cause de toute cette tension insupportable, de cette conversation horrible et douloureuse.

« Je suis désolé pour ton cauchemar. Mais je vais bien, comme tu peux le constater. La prochaine fois, si je suis pas chez moi, tu m'envoies un message et c'est tout. J'y répondrais. »

C'est ça, il est "désolé". Il en a absolument pas l'air ; et t'as horreur des hypocrites. Ton coeur tambourine contre ta poitrine tandis que tu serres les dents à t'en faire mal la mâchoire. Tout ce temps passé ensemble, il en avait juste rien à foutre, c'est ça ? Tu le fais chier depuis tout ce temps, il te voit que comme une gamine faiblarde et incapable de se défendre seule. La douleur est énorme, poignante. Elle laissera des séquelles.

« Autre chose ? »

Tu sursautes presque à ses mots, comme s'il n'attendait qu'une seule chose ; que tu te casses. Tu serres les poings, relevant enfin la tête vers lui. Ton regard embué croise le sien, mais tu ne cherches pas à lire ce qu'il peut éprouver à travers ce regard. Tu prends ton élan et tu lui flanques un coup de poing qui s'écrase dans sa joue avant de secouer la main ; c'est plus douloureux que ce que tu aurais pensé, mais pas autant que le mal qu'il vient de te faire. Tu ramènes cette main douloureuse contre toi, lui adressant un regard mêlant colère et tristesse.

« Je sais que le risque zéro n'existe pas. Je sais que ça changera rien de m'inquiéter ou non. Mais j'y peux rien, c'est comme ça. Tu peux pas me forcer à arrêter de me faire du souci pour toi, tout comme je peux pas t'empêcher à faire ton putain de trafic. »

Tu tends les bras pour désigner le lieu, malgré les souvenirs de vos journées passées ici, en témoigne cette vieille cabane de draps disloquée. Tu éclates complètement, crise de panique.

« Mais vas-y continue ! Fais-les tes transactions ! Puisque tu sais tout mieux que tout le monde, vas-y ! T'as besoin de personne dans ta vie, j'ai bien compris. Tu veux plus me voir ? T'as pas besoin de moi ? Alors tu me verras plus ! » Tu inspires difficilement à plusieurs reprises, la voix cassée par la douleur, par cette peine qui t'envahit. « T'es vraiment trop con, Tazio ! »

Tu tournes les talons, titubant un peu, déséquilibrée par ton corps tremblant ou par le sol inégal et abîmé. Et tu t'en vas d'un pas rapide avant de t'élancer complètement, une main devant la bouche, traversant le couloir en courant avant de sortir, rejoignant la fraîcheur mordante du soir. Tu bouscules quelqu'un sur le terrain mais tu t'en moques, malgré les grognements et les insultes. Tu veux partir, tu ne veux plus mettre les pieds ici. Fichue vie.

Tu arrives chez toi, essoufflée, épuisée par ta course et par tes larmes versées. Fébrile, tu mets un temps avant d'ouvrir la porte, la refermant à clé aussitôt derrière toi. Au fond, tu t'attends presque à entendre Tazio toquer et te demander d'ouvrir, même s'il a le double de la clé. Mais il ne t'a pas suivi, tu le sais. Il s'en fout, tu le fais chier. Tu sors de sa vie à partir de ce soir ; il a sa vie et il la préfère comme ça. Soit.

La gorge nouée, tu te laisses tomber sur ton lit, pleurant à chaudes larmes. Il ne viendra pas, il ne viendra plus. Tu attends encore de te réveiller, mais la douleur est trop vive pour que ce soit un rêve. C'est la réalité, et elle fait un mal de chien.


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Re: stranded together •• texas
   
Lun 3 Aoû - 22:45


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pv texas
Son regard embué t'arrache une mine incertaine. Tu déglutis.
Tu ne regrettes pas tes mots. C'était certes sec, c'était même assez blessant, mais il fallait bien qu'elle percute que son envie de protection était – d'une débilité profonde – erronée, et que, plutôt que vous protéger tous les deux, elle vous mettrait tous les deux en danger. T'allais pas l'encourager à te suivre la nuit alors que tu te rends à des endroits douteux, si? Ce serait con. Irresponsable et–
Le poing s'écrasant sur ta joue stoppe aussi net le fil de tes pensées.

Pris de court – et carrément choqué –, tu perds un instant l'équilibre – déjà que t'en as pas à la base –, et te rattrapes de justesse au mur derrière toi.
Paume plaquée sur le bois, sonné, ton regard demeure rivé sur le sol. Elle vient de te coller une droite. Texas, celle qui est de base ta pote, t'a sans doute mis le plus gros pain de sa vie – c'est normal c'est pas tous les jours qu'elle en met. T'en reviens juste pas.
Et tandis qu'elle s'apprête à prendre la parole, tu roules ta langue dans ta joue meurtrie, grimaçant.
« Je sais que le risque zéro n'existe pas. Je sais que ça changera rien de m'inquiéter ou non. Mais j'y peux rien, c'est comme ça. Tu peux pas me forcer à arrêter de me faire du souci pour toi, tout comme je peux pas t'empêcher à faire ton putain de trafic. »
Véritable foutage de gueule. Elle a peur que tu sois blessé, mais c'est la première à te mettre un poing dans la gueule. D'un geste lent, tu tournes de nouveau la tête vers elle, la gratifiant d'un regard noir.
« Mais vas-y continue ! Fais-les tes transactions ! Puisque tu sais tout mieux que tout le monde, vas-y ! T'as besoin de personne dans ta vie, j'ai bien compris.
- N'importe quoi...
- Tu veux plus me voir ? T'as pas besoin de moi ? Alors tu me verras plus ! »
Tu ne réagis même pas, ni à ses mots, ni à sa respiration saccadée. Tu te contentes de la fixer, sourcils froncés. Aussi paumé qu'énervé. Elle pète un câble, et tu penses n'avoir rien fait pour qu'elle en arrive là. Tu refuses qu'elle te suive à ton insu. C'est pas une demande de folie irréalisable. C'est une demande juste. Sensée? Normale? Témoignant de ta stabilité mentale?
Alors bordel, comment elle peut en arriver à "tu me reverras plus jamais"? Il n'y a aucune réponse logique qui puisse être donnée à cette question.

« T'es vraiment trop con, Tazio !
- Oh, rien que ça. »
Amer. Mais elle ne répond pas – elle fait bien, sans doute. Et elle s'en va. Une faible lumière à l'entrée, puis plus rien, la porte claque et te laisse planté là. Silence - presque religieux. Puis un faible « ts » jeté dans l'air, tandis que tu te redresses doucement. Blasé. Tu ne comptes pas t'empresser à sa suite, la retenir et lui présenter mille excuses. T'es pas en tord, et t'as autre chose à faire avant de faire quoi que ce soit la concernant.
Borné, fier.
Ça te reste simplement en travers de la gorge. D'un geste rageur, tu passes ton poing sur ta joue, te sers de l'autre pour regarder l'heure sur ton iris. Il devrait être là sous peu. Alors tu renfiles ta capuche, t'éloignes du débarras laissé là, depuis que vous êtes gosses. Le boulot passe avant cette nuit.

A peine dix minutes plus tard, tu déambules de nouveau dans les rues. Encore agacé. Malgré tout, t'y penses encore. Un souffle léger, et tu lèves la tête vers le ciel, tentant toujours d'apercevoir le dôme ; impossible. On en oublierait presque son existence, parfois. Soupire. Tu bifurques dans une ruelle et aperçoit ton studio. Assez minable par sa taille, disons qu'il n'a pas le confort d'une maison, et encore moins d'une villa de chez charybde. Et pourtant, chez scylla, c'est presque un luxe.
Planté devant la porte, tu fouilles tes poches, en extirpes tes clés que tu rentres aussitôt dans la serrure. La porte s'ouvre dans un léger grincement, tandis que tu viens presser l'interrupteur. C'est un peu le bordel.

Regard circulaire sur les affaires diverses et variées – y a même des pantoufles qui ne t'appartiennent pas c'est quoi ce bordel –, puis tu poses tes clés dans un bol, rempli d'autres. Dont celles de texas. Quelques secondes de flottement, et bien vite tu te débarrasses de ta veste dans un soupire, la jette sur un fauteuil. Rapide détour à la salle de bain – minuscule et mal aménagée, ta porte ne s'ouvre même pas d'un quart de tour y a le lavabo derrière ; mais quel con a pu foutre un lavabo là? –, tu te rinces le visage, croises ton propre regard dans le miroir. T'es fatigué. Juste fatigué. Et pourtant.
Tu retournes dans la pièce à vivre, remues ta mâchoire légèrement douloureuse. Et sans réfléchir, tu te diriges vers la porte, empoignes deux clés. La tienne et celle de chez texas. Les deux vont trouver leur place au fond de la poche de ton sweat, tandis que tu viens ranger négligemment ton revolver dans un tiroir du meuble. Tu comptes pas flinguer texas après tout.
Bien que tu ne sois pas vraiment calmé, au fond.

En de grandes enjambées, tu atteins bien vite son domicile. Tu ne toques pas. Tu ouvres, sans gêne – ça reste texas. Aucune présence dans la pièce à vivre. Alors tu passes dans la chambre, avec une aise à faire peur. Et tu la vois, recroquevillée sur son lit.
Et comme le pire des salopards, tu n'es pas pris de pitié. Tu n'as aucun remord. Toujours pas.

Détaché, tu jettes ses clés sur les draps, à ses pieds, fourres tes mains dans tes poches l'instant suivant.
« Je risque de plus en avoir besoin, alors. »
Tu marques une pause, demeures bien immobile. « T'as jamais déblatéré autant de conneries que ce soir. Vraiment. »
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Re: stranded together •• texas
   
Mar 4 Aoû - 11:15


back together




C'est tellement étrange, à la fois silencieux et bruyant. Le calme est parfois effrayant ; il laisse la peur s'installer lentement, la laisse s'insinuer dans notre esprit, la laisse s'imposer et nous dévorer. Le visage enfoui dans ton oreiller, ta respiration est devenue plus calme. Mais la tension est toujours là, autant que la douleur ; physique et morale. Quelle idée aussi de lui coller un coup de poing ? C'est mort, tu cogneras plus personne de ta vie. Comment ils font les autres qui se battent en permanence ? Ils ont des os en acier ou bien ? Bah, ce serait pas étonnant avec tous les Infectés du coin. Rien que vivre sous un dôme c'est déjà pas très net comme idée... Enfin, y a plus rien de sûr maintenant.

On peut plus faire confiance à personne. Déjà que tu n'as jamais été prompte à accorder la tienne, alors si en plus on te trahit, ça te motivera pas plus à la donner. C'est bien un sentiment de trahison, une sensation d'abandon, un mélange des deux qui te ronge le coeur et l'esprit. Bien sûr, tu ne penses pas être toute blanche dans cette histoire ; mais c'est une raison pour te parler comme il l'a fait ? Qu'il vienne pas chouiner en disant qu'il est blanc comme un linge, sinon il se prendra une chaise sur la tronche cette fois.

Tu bats des jambes, maltraitant ton pauvre matelas déjà en piteux état, posé à même le sol. Ça t'énerve tellement ; c'était quoi le problème franchement ? Que tu l'ais suivi ? Pitié, quand il se promène dans la rue et que des gens le suivent, il va les agresser verbalement parce qu'ils prennent le même chemin que lui ? Bon, un point pour lui ; t'avais pas à le suivre comme tu l'as fait. Mais tu pensais pas à mal, tu voulais juste le voir, point barre. Depuis quand il a besoin d'une raison pour que tu viennes le voir ? Mis à part pour la bouffe que tu lui ramènes. Ah, ça, il est bien content de te voir arriver dans ces cas là. C'est juste insensé. Pourquoi il a pas clairement et gentiment expliqué qu'il avait un rendez-vous professionnel ? Tu aurais rechigné à partir, mais tu l'aurais fait.

Tu pousses un profond soupir, secouant la tête dans ton oreiller après avoir pris une grande inspiration. De toute façon, c'est ta faute. Le voilà son état d'esprit ; t'avais rien à foutre là, tout le monde est d'accord. Mais cet air tellement indifférent... t'aurais pu te prendre une balle, il aurait rien dit. Dommages collatéraux, bien fait pour ta gueule la journaliste. Tu te masses les tempes, soupirant de nouveau. C'est toujours pareil ; rares ont été les disputes dans votre relation, et pourtant, c'était bien plus souvent toi qui revenait la queue entre les jambes, même quand c'était sa faute. Parce que tu l'aimes plus que tout Tazio. Lui il en a juste plus rien à foutre, il s'est lassé et il veut qu'on lui foute la paix. Rectification : que tu lui foutes la paix.

Ça te fait enrager.
En une soirée, à cause d'un putain de cauchemar, te voilà sans plus personne à tes côtés.
Elle a l'air maligne la journaliste, recroquevillée sur elle-même comme une pauvre petite chose.
Tu fulmines ; tout ce mal pour un petit cauchemar, tout ce mal juste pour l'avoir suivi. Enfin, la question se pose plus, tu changeras de trottoir quand tu le verras arriver. Ça lui évitera de taper une crise pour pas grand chose. Stressé par son métier ? Il a qu'à en changer. Le jour où ton chef t'ordonnera de faire, à toi ou un autre, un article sur le trafic d'armes à Synodel, ça va se passer comment ? Il va se faire suivre donc il va faire quoi ? Buter tout le monde, même si c'est toi ?

Tu t'apprêtes à pousser un hurlement, et tant pis pour les voisins, pour faire évacuer cette tension, mais le cliquetis rouillé de ta serrure t'en empêche. Tu tends l'oreille, coupant même ta respiration pour écouter. La manière d'ouvrir la porte, la démarche ; Tazio. Oh mon dieu, il t'a suivi, troisième guerre mondiale. Tu pousses un grognement discret avant de remettre ta tête dans l'oreiller, attrapant tes jambes. Dernière fois que tu donnes le double de tes clés à quelqu'un.

A l'entendre, il marque une pause avant de te trouver dans ta chambre. En même temps, l'appartement est pas énorme, on en fait le tour complet en dix pas. Il ne dit rien, tu sens son regard posé sur toi. Et tu pries pour qu'il ne dise rien, tu ne veux pas l'entendre. Pas besoin qu'il parle pour sentir cette aura de méchanceté à l'état pure. Son trafic l'a complètement métamorphosé. Plus rien ne compte à part sa putain de haine envers les Infectés. Y a de quoi les haïr, les craindre, d'accord. Mais de là à se comporter comme le plus grand des connards avec des proches, y a des limites. Enfin, dans le fond tu l'es peut-être plus, proche.

Un objet atterrit sur ton matelas, près de tes pieds. Tu relèves à peine le nez de ton oreiller, sans le regarder, pour découvrir une clé ; son double. D'accord, c'est vraiment la rupture là. Vous êtes pas en couple, mais ça a presque la même signification ; tu rends les clés et tu dis au revoir. Tu savais pas que t'étais tombée si bas dans son estime ou dans dieu sait quoi d'autre dans son esprit, là où il catalogue les gens comme étant des amis ou ennemis.

« Je risque de plus en avoir besoin, alors. » Une pause durant laquelle tu maudis son putain de sarcasme. « T'as jamais déblatéré autant de conneries que ce soir. Vraiment. »

Tu détestes lorsqu'il est comme ça. Lorsque ses mots te laissent penser qu'il va te réconforter, te prendre dans ses bras et attendre que tu te calmes. Mais il ne le fera pas, ne le fera plus. Et même s'il voudrait le faire, ce serait trop facile. Une étreinte ne suffira pas à effacer ses mots si durs. T'es pas capable de te défendre seule, selon lui. T'es la petite princesse à protéger, c'est ça ? La pauvre chose sans défenses ? Jolie image.

Même si, là, tout de suite, tu aimerais qu'il s'en aille, tu peux pas t'empêcher de vouloir que tout redevienne comme avant. Ça ne sera jamais le cas, mais tu aimeras toujours Tazio, quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse. Tu relèves la tête, plantant ton regard dans le sien en tâchant de ne pas montrer la moindre émotion de faiblesse.

« Ça alors, toi ici. Que me vaut l'immense honneur de ta visite ? »

Il est sarcastique ? Si ça l'amuse de jouer à ça, pourquoi pas ? Tu aimerais que ça ait le même impact sur lui que sur toi, mais ça ne sera pas le cas. Il manie les armes, toi les mots, mais il reste largement au dessus de toi en matière de maîtrise.

« Si je dis autant de conneries que tu le dis, pourquoi t'es là ? Rendre ton double de clé ? Tout ce chemin uniquement pour ça ? T'aurais très bien pu la glisser dans la boîte aux lettres, pourquoi t'es entré ? Me faire des reproches et remuer le couteau dans la plaie ? » Tu détournes le regard, jetant ton oreiller plus loin. « J'ai pas besoin que tu me fasses la morale, j'ai bien compris que j'étais un boulet pour toi. Pas besoin d'un dessin. »

T'as conscience que t'es pourtant un peu en tort, mais tu ne t'excuseras pas. Tu refuses de le faire. Depuis quand on s'excuse de s'inquiéter pour quelqu'un qu'on aime ? Il voudrait que tu deviennes totalement insensible et indifférente ? Ça te prend la tête. Tu lèves les yeux vers lui, enfin, le fixant comme un chat en fixerait un autre, le poil hérissé. Et tes yeux glissent sur sa joue ; ça doit quand même pas être super agréable. Tu détournes la tête, te répétant que tu dois arrêter ça ; t'inquiéter pour lui. C'est difficile, et tout ça te donne juste envie de hurler, d'exploser.

« Désolée de t'avoir frappé. »

Finalement tu t'excuses -même si tu te contenteras que de ça- ; contradictoire, Texas. Mais c'est uniquement parce que c'est Tazio. Uniquement parce que plus tu imagines ta vie sans lui, et moins ça te donne envie de la continuer. Mais, frustrée et blessée, tu refuses catégoriquement de prendre toute la responsabilité sur toi. Il avait qu'à te le dire clairement qu'il avait un rendez-vous professionnel, merde à la fin. Ton regard se pose sur la clé, posée sur le matelas. Une boule au ventre ; rien ne sera plus comme avant. T'as l'impression de vivre un drama grandeur nature ; ça pue la niaiserie et l'absurdité.

Et maintenant, tu ne sais plus quoi dire. Plus quoi faire malgré la démangeaison de vouloir le prendre dans tes bras. Tazio a changé, trop changé. Maintenant, il te ferait presque peur.


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Re: stranded together •• texas
   
Mer 12 Aoû - 22:54


i will never let you down
#ffd800
pv texas
« Ça alors, toi ici. Que me vaut l'immense honneur de ta visite ?
- Tes clés. Mais je t'en prie, cesse tes flatteries. »
Vague geste de la main, fendant l'air dans une retombée molle, signe d'une fausse gêne modeste, le tout accompagné d'un léger sourire. A mi-chemin entre amusement et raillerie. Tu as bien compris que son intention était de répondre au sarcasme par le sarcasme.
Et si vous vous y mettez à deux, y en a pour un moment.

« Si je dis autant de conneries que tu le dis, pourquoi t'es là ? Rendre ton double de clé ? Tout ce chemin uniquement pour ça ? »
Tu pouffes.
Tu prends pas ça assez au sérieux - malgré que tu lui rendes ses clés, tu ne considères pas du tout que c'est fini, pas encore. Contrairement à ce que beaucoup - tout le monde - pourrait penser, tu ne t'en fous pas. T'en as toujours eu quelque chose à foutre, de texas.
« C'est vrai que t'habites loin, quel enfer de marcher plus de dix minutes.
- T'aurais très bien pu la glisser dans la boîte aux lettres, pourquoi t'es entré ? Me faire des reproches et remuer le couteau dans la plaie ?
- Ça va je vais pas te fuir comme la peste non plus, même moi je peux faire le déplacement. »
Même toi qui lui fait honneur par ta présence, même toi qui sait tout sur tout, n'ayant besoin de personne - oui, bien sûr.

Elle jette soudain son oreiller, pour une raison qui demeurera inconnue, et tu hausses simplement les sourcils en guise de réponse.
« J'ai pas besoin que tu me fasses la morale, j'ai bien compris que j'étais un boulet pour toi. Pas besoin d'un dessin. »
Jamais tu ne sauras pourquoi elle est partie dans son délire du "tu m'as jamais aimé je te gêne tout le temps je sers à rien" - ça frôle l’auto flagellation. Pour toi elle sait juste pas vraiment se défendre, et elle n'a aucune notion des réalités. Malgré le pain qu'elle t'a mis dans la gueule. Et puis merde quand elle t'a vu au début elle t'a jeté un bout de bois et a attendu que tu révèles ton identité pour déterminer si oui ou non elle devait se barrer. À partir de là c'est définitif : elle en chaperon c'est juste une grosse blague. Et comme si t'allais adhérer à l'idée d'être surveillé, sérieusement, cette dispute est débile.
Désabusé, tu roules des yeux.

Tandis que, quant à elle, elle te regarde comme une sauvage regarderait un peuple civilisé - rien de très bienveillant en somme. Sérieusement? Yeux plissés, sourcils froncés, tu te mords un instant la lèvre inférieure, entre ouvres la bouche. Tu comprends pas ses réactions. Tu comprends juste pas.
« Désolée de t'avoir frappé. »
Surpris.
« ..T'as de violentes sautes d'humeur. »
Tout en finesse et délicatesse.

Sans rien ajouter les instants qui suivent, tu te permets, encore et toujours, de franchir le seuil de la porte, de t'approcher.
« On va dire que c'est sympa de t'excuser quand même. »
Voilà. C'est tout ce qu'il y a à dire.
C'est sympa. Y a pas de « c'est rien t'inquiète » ou de « c'est oublié ». Elle va pas t'en mettre une à la moindre petite crise de nerfs avec toi qui dit derrière « ah bah c'est pas grave ça arrive » comme un abruti fini tout simplement parce que en temps normal ça n'arrive jamais ce genre de trucs. Et surtout dans ces circonstances, dans lesquelles tu te sens encore totalement innocent. Ou du moins, t'estimes que tu ne méritais pas une telle réponse.
D'un geste fatigué, tu te laisses tomber assis sur le bout du lit. Parce que chez texas, tu te permettras toujours toutes les familiarités, même en temps de dispute.

« Et pour le reste, t'es pas désolée? »
Question balancée comme ça, naturellement. Tu tournes la tête vers elle, marques une pause.
« T'as vraiment amplifié les choses. Tout ce que j'ai demandé, c'est que tu te la joues pas garde du corps, et toi t'arrives à me sortir que je veux t'interdire de t'inquiéter, que j'ai besoin de personne, sérieusement texas, qu'est-ce que t'es, une furie? » Tu t'arrêtes, et la fixes un moment, toujours plein d'incompréhension.
« Ressens tout ce que tu veux, vas-y fais toi du souci même si ça me fait chier, sur ça je te demande rien, mais me surveille pas comme tu l'as fait, c'est tout. T'interviens juste pas. Parce que si le coup de poing dans la gueule c'était pour prouver ta pseudo capacité à te défendre, crois moi c'était pas du tout convaincant. »

Tu reprends ta respiration un coup. Tu veux juste qu'elle comprenne, après libre à elle de te faire la gueule, mais jusque là t'as l'impression qu'elle a rien compris.
« Tu crois que face à un type random t'es prête à te défendre? Franchement? T'as pas de pouvoir bizarre comme dans les autres quartiers, tu sais pas te battre, tu sais pas te servir d'une arme, et quand je te regarde je doute sérieusement que tu veuilles un jour réellement buter quelqu'un. » Pause. « Et t'as peur des habitants des autres quartiers. C'est vraiment la totale. » T'esquisses un sourire - cette fois nerveux. « Si j'avais pas besoin de toi, que j'en avais vraiment rien à foutre, je serais pas en train de me tuer à te convaincre que me suivre, c'est pas une bonne idée. »
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Re: stranded together •• texas
   
Jeu 20 Aoû - 16:12


back together




« ...T'as de violentes sautes d'humeur. »

Tu émets un petit grognement ; depuis quand c'est un scoop ? Il t'a vu passer d'un état à l'autre plus d'une fois. En quoi ce serait différent cette fois ? Peut-être parce que vous êtes plus des gosses. Que tu devrais contrôler un minimum tes émotions. Mais avec Tazio, c'est tout simplement peine perdue. Il te rend folle de bien des façons, alors comment tu pourrais te contrôler dans des moments pareils ? Tu pousses un soupir agacé ; dans le fond, il a raison. En grande partie. Et ça te frustre de l'admettre, tout simplement.

Il pénètre dans ta chambre sans gêne ; après tout, il est comme chez lui, ça a toujours été comme ça. Pourquoi ça devrait changer ?

« On va dire que c'est sympa de t'excuser quand même. »

Tu te retiens très fortement de lui demander s'il va, lui, s'excuser de t'avoir parlé comme il l'a fait, mais tu as déjà ta réponse. Il est évident que, pour lui, il n'est pas en tort. Il voulait, assurément, te protéger et, pressé de te mettre en sécurité, il y est allé un peu fort. Histoire de te chasser comme il se doit. Si c'est ça, c'est réussi. Si c'est pas ça, il mérite son coup de poing. Il avance avant de se laisser tomber sur ton matelas, tout à fait naturellement. Tu ne protestes même pas ; dans le fond, même si tu ne voulais pas le voir, il est venu. Puis Tazio sera toujours chez lui ici. Le jour où il se fera prendre par les autorités et que son atelier sera mis sous surveillance, il pourra trouver refuge ici. Il le sait parfaitement. Dispute ou pas dispute, sa clé il la gardera.

« Et pour le reste, t'es pas désolée ? »
« Je devrais ? »
« T'as vraiment amplifié les choses. Tout ce que j'ai demandé, c'est que tu te la joues pas garde du corps, et toi t'arrives à me sortir que je veux t'interdire de t'inquiéter, que j'ai besoin de personne, sérieusement Texas, qu'est-ce que t'es, une furie ? »

Il te fixe, tu le fixes, lui offrant pour unique réponse qu'un soupire las. Qu'est-ce que tu peux répondre à ça ? Oui, que tu en es une dès que ça le concerne ? Que tu pourrais te mettre en danger si c'est pour l'aider ? Il s'en fout, il est capable de se protéger comme un grand après tout.

« Ressens tout ce que tu veux, vas-y fais toi du souci même si ça me fait chier, sur ça je te demande rien, mais me surveille pas comme tu l'as fait, c'est tout. T'interviens juste pas. Parce que si le coup de poing dans la gueule c'était pour prouver ta pseudo capacité à te défendre, crois moi c'était pas du tout convaincant. »

Tu plisses les yeux ; il critique encore ta capacité d'auto-défense. Il veut quoi au juste ? Que tu prennes des cours de karaté pour qu'il soit convaincu ? Et pourquoi il t'apprend pas, lui, à te défendre ? La frustration te gagne un peu plus et t'as juste envie de lui bondir dessus et de l'assommer à coup d'oreiller.

« Tu crois que face à un type random t'es prête à te défendre ? Franchement ? T'as pas de pouvoir bizarre comme dans les autres quartiers, tu sais pas te battre, tu sais pas te servir d'une arme, et quand je te regarde je doute sérieusement que tu veuilles un jour réellement buter quelqu'un. » Il marque une pause. « Et t'as peur des habitants des autres quartiers. C'est vraiment la totale. »

Tu te mordilles la lèvre, baissant la tête ; tu comprends où il veut en venir. Un peu tardivement sans doute. Enfin, tu comprends ce qu'il t'explique, mais certaines choses resteront sans réponses. Même si tu apprenais à te défendre, serais-tu seulement capable de tuer quelqu'un ? Tu frissonnes à la simple idée de voir Tazio abattre quelqu'un de sang froid. Oui, tu serais incapable d'achever la vie de quelqu'un, même celle d'un infecté. Et elle est là la différence entre vous ; le courage.

« Si j'avais pas besoin de toi, que j'en avais vraiment rien à foutre, je serais pas en train de me tuer à te convaincre que me suivre, c'est pas une bonne idée. »

Tu relèves les yeux vers lui, faisant la moue avant de te redresser pour t'approcher et le prendre dans tes bras. Tes doigts se perdent dans ses cheveux tandis que tu le serres contre toi, regrettant les mots, les gestes.

« J'ai compris, Tazio. C'est dangereux et tu veux juste me protéger, c'est ça ? Je suis désolée... » Tu marques une petite pause. « Je... je voulais pas te suivre en raison de ton travail, je te le promets. J'avais juste besoin de te voir... »

Tu te mords la lèvre, abandonnant les armes de guerre au bas de ton lit, glissant contre lui, ta tête s'arrêtant contre son épaule, tes bras fins entourant sa taille autant que tu le peux.

« J-je te promets de plus... te suivre comme ça... ne sois plus en colère... S'il te plaît Tazio... »

Ta gorge se noue autant que les larmes menacent de rouler sur tes joues, mais tu ne veux pas pleurer devant lui une nouvelle  fois. Ta faiblesse il la connaît que trop bien, et t'en as assez de la lui montrer.

« Pardonne-moi Tazio... s'il te plaît... »

Francisco de Quevedo, écrivain Espagnol, disait : "Pour vivre tranquille, il faut être complètement libre ou complètement dépendant."
Et George Sand, elle, disait : "Il y a des gens qui ne sont heureux que dans la dépendance."


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